Je suis amoureuse de toi : Fanfiction Blindspot (4) chapitre 14

Présentation fanfiction blindspot

je suis amoureuse de toi

Titre : Je suis amoureuse de toi

Résumé : Quelques semaines après avoir avoué ses sentiments à Reade Tasha se sent mal. Cette nuit-là ils ont fait une erreur. Elle ne le regrettait pas, bien au contraire, mais il allait se marier et elle l’avait définitivement perdu. Seulement cette nuit allait avoir de plus grandes conséquences qu’ils ne l’avaient imaginé.

Histoire « Je suis amoureuse de toi »

Chapitre 14 : 30 semaines de grossesse

Deux semaines avaient passé depuis la fête prénatale en l’honneur du bébé Zapata-Reade et tout allait toujours pour le mieux pour les deux coéquipiers. Ils s’entendaient constamment à merveille, comme si leurs dix ans d’amitiés les avaient préparées à faire face à leur nouvelle cohabitation paisiblement.

Avec les derniers cadeaux reçus ils avaient pu terminer la chambre de leur fille. Ils avaient probablement assez de vêtements pour faire face à la première année de vie de leur fille sans avoir à aller faire du shopping.

De plus, ils ne leur manquaient désormais plus aucun meuble, ni accessoire tel que le siège auto adaptatif, la chaise haute ou encore le cosy. Enfin, les jeunes parents s’étaient vu offrir de nombreux jeux éducatifs et livres en tout genre pour passer des moments de qualité avec leur enfant. 

À presque huit mois de grossesse et avec tous les détails fins prêts la future mère sentait l’imminence de son accouchement venir. Tasha était à la fois excitée et terrifiée par cette idée ainsi que tous les défis qu’ils allaient avoir à affronter en devenant parents.

D’un point de vue professionnels ils avaient beaucoup de travail comme à leur habitude mais rien d’insurmontable pour cette équipe de choc. Pour le reste de l’équipe il n’y avait eu aucun événement particulier pour bouleverser leur vie durant ce laps de temps. Chose plutôt rare et ils n’allaient d’ailleurs pas s’en plaindre. Après tout ils n’avaient pas souvent l’occasion de profiter des petits plaisirs de la vie sans drame ni faux semblant. L’équipe ne se faisait donc pas prier pour en tirer parti.

Aujourd’hui était un soir de semaine mais la journée avait été calme. Les futurs parents en avaient donc profiter pour partir plus tôt du bureau. En effet, ce soir-là Edgar et Natasha avaient un rendez-vous pour leur premier cour d’accouchement sans douleur. Ils en auraient un toutes les semaines jusqu’à la naissance du bébé pour faire en sorte que tout se passe pour le mieux. Cela rassurait grandement les futurs parents car aucun d’eux n’avait d’expérience dans ce domaine.

La séance se déroulait au cabinet de leur obstétricienne habituelle. Ils arrivèrent vers sept heures du soir, soit légèrement après les autres parents. Le jeune couple s’installa silencieusement puis le cours commença. Pendant près d’une heure l’obstétricienne ainsi qu’une sage-femme introduire le cours en leur parlant du phénomène de l’accouchement mais aussi leurs différentes options.

Par exemples elles cherchèrent à savoir si mes parents préféraient un accouchement naturel ou non. À la fin du cours les intervenantes avaient organisé un buffet pour qu’ils puissent tous faire connaissance afin de partager leurs opinions, impressions, inquiétudes et expériences personnelles. Les deux policiers se mêlèrent au groupe avec l’impression de ne rien avoir en commun avec leurs interlocuteurs. Ils trouvèrent néanmoins un couple de pompiers avec qui le courant passait bien.

Les quatre futurs parents discutèrent un moment, apprenant à faire connaissance en se rendant compte qu’ils avaient plus en commun qu’il n’y paraissait.
-Rassure-moi, je ne suis pas la seule à avoir l’impression d’être une extraterrestre par rapport à ses femmes ? Demanda Natasha à son interlocutrice qui était approximativement aussi enceinte qu’elle.


-C’est loin d’être le cas. Sérieusement je ne m’imagine pas devenir complètement extatique à parler de vêtement pour bébé et d’allaitement ou encore planifier la vie de notre enfant jusqu’à la fac, répondit Andy en se sentant moins seule.

Après tout, dans leurs métiers respectifs les deux femmes étaient habituées à l’action et aux intenses montées d’adrénalines alors peu importait la joie qu’elle ressentait à l’idée d’avoir ces bébés elles seraient toujours accros à leur travail. Les deux couples continuèrent à discuter pendant environ une demi-heure avant que chacun rentre chez soi mieux informés sur le déroulé des prochaines semaines.
-Tu vois ce n’était pas si terrible que ça, fit remarquer Tasha à son petit ami.

-Je n’ai jamais prétendu que ça allait être une catastrophe enfin une salle de femmes enceintes shootées aux hormones j’avais le droit d’être sceptique. Après tout ce n’est pas ton environnement habituel non plus.

-Ce n’est pas faux. Enfin c’était finalement assez sympa. Andy et Ryan sont très gentils.

-C’est vrai et je dois dire que je ne suis pas étonné une seule seconde que vous vous entendiez bien toutes les deux, rétorqua le policier en ouvrant la porte de l’appartement puis en accrochant son manteau.

-J’ai l’impression qu’il y a un sous-entendu dans cette phrase seulement je ne suis pas certaine de savoir lequel, annonça sa petite amie amusée.

-Ce n’est qu’une remarque qui vient du fait qu’il n’y a rien d’étonnant qu’une femme qui se jette tête baisser dans une fusillade et une dans les immeubles en feux étaient faites pour s’entendre, fit remarquer Edgar avec le sourire aux lèvres.

-Touché, rit-elle sachant parfaitement qu’il avait raison. Tous les deux épuisés par leur journée bien chargé ils entamèrent leur routine du soir avant de se mettre au lit et de continuer à discuter, paisiblement blottis l’un contre l’autre, la main du futur père reposant sur le ventre arrondi de sa meilleure amie.

-Qu’est-ce que tu penses de toutes les différentes options d’accouchements que nous a exposés la sage-femme ? Je ne sais pas trop quoi penser de l’accouchement naturel sans anti-douleur ni péridurale, lui demanda sa petite amie ne sachant absolument pas vers quoi se diriger aux vues des différentes solutions qui s’offraient à elle.

-Honnêtement je ne sais pas. L’idée me parait quand même douloureuse inutilement après c’est à toi de décider. Après tout c’est toi qui vas faire le plus dur.

-Je n’ai aucune idée de ce qui pourrait être le mieux. Il y a tellement d’options différentes. Puis les médecins essayent peut-être de nous rassurer en nous disant qu’il n’y a pas de mauvaises solutions et que l’on doit choisir ce qui nous convient le mieux mais ce n’est pas comme si on était des professionnels.

-C’est certain. Tu pourrais en parler à ton père. Après tout, c’est son domaine de spécialisation puis tu sais qu’il te dira sincèrement ce qu’il en pense.

-C’est une bonne idée. Tout ce que je veux c’est que cela se passe le mieux possible. Le reste ce n’est que des détails. Enfin, c’est une bonne idée même si je ne suis pas sûre d’être assez proche de lui pour parler de ce genre de choses. Déjà que j’ai toujours des difficultés à avoir quelqu’un qui se préoccupe de moi de cette façon et je ne te parle même pas du fait de l’appeler « papa ».


-Tu t’y feras ne t’inquiètes pas. Ce genre de sollicitude part toujours d’une bonne intention, c’est parfois agaçant mais on va devenir pareil d’ici à peine quelques mois,
conclut Reade en éteignant la lumière. Elle rit doucement puis ferma les yeux. Le jeune couple s’endormit rapidement épuisé mais toujours aussi heureux.

Environ deux jours plus tard, en fin de journée les deux amoureux étaient en train de vaquer à leurs occupations quand on sonna à la porte. Tasha s’empressa alors d’aller ouvrir et fut immédiatement surprise de voir qui se trouvait derrière.


-Megan, mais comment est-ce que … ? Qu’est-ce que tu … ? Tout va bien ? Demanda l’hispanique surprise de voir l’ex-fiancé de son petit ami se présenter chez eux. La jeune indienne sourit devant sa gêne.
-Je ne suis peut-être pas agent secret et j’habite maintenant à Washington mais j’ai toujours suffisamment de contact dans cette ville pour me tenir informée. J’étais en ville et je tenais à venir vous parler. Est-ce que je peux entrer ? Je sais que c’est assez gênant mais ça ne sera pas long.


-Oui bien sûr, je t’en prie fait comme chez toi. J’arrive tout de suite,
accorda la future mère en l’emmenant dans le salon juste avant d’aller prévenir son petit ami. Ils reviennent tous les deux extrêmement gênés.

Après tout, même si pour rien au monde ils ne regrettaient leur situation actuelle, la façon dont ils avaient traités la jeune journaliste leur pesait toujours. Le trio se salua timidement.

-Est-ce que tu veux un café ou quoi que ce soit d’autre ? Interrogea Edgar.

-Non c’est gentil mais je ne vais pas rester longtemps. Je ne veux pas vous déranger ni rendre la situation plus gênante qu’elle ne l’est déjà. J’étais en ville et je voulais en profiter pour vous annoncer que grâce à vos différents coups de fil je suis officiellement une citoyenne américaine. J’ai été naturalisé le mois dernier.

-Mais c’est génial, s’exclama le couple d’une seule voix, sincèrement heureux pour elle.

-Je voulais vous remercier pour ça. Malgré la manière dont ça c’est terminé j’apprécie ce que vous avez fait pour me permettre de rester dans le pays.

-C’est normal et encore une fois nous sommes tous les deux vraiment désolés que les choses se soient déroulées ainsi. J’aurais dû être honnête avec toi et avec moi-même bien longtemps avant que ça ne devienne compliqué, s’excusa Reade profondément peiné d’avoir, par le passé, fait souffrir deux femmes aussi incroyables que son ex-petite amie et la mère de sa fille.

-Je te remercie. Enfin, c’est derrière nous maintenant. Je suis bien installée à Washington. J’ai un bon poste et un petit ami. Quant à vous je vois que vous avez pu régler tous vos problèmes pour fonder votre famille. Si je puis me permettre, c’est une fille ou un garçon ?

Une petite fille, murmura Natasha avec émotion. Ils échangèrent deux ou trois banalités de manière gênée puis Megan repartie presque aussi rapidement qu’elle était arrivée.

-Alors ça je m’y attendais pas du tout, murmura le policier encore sous le choc. Les futurs parents échangèrent un regard puis se mirent à rire. 

-Elle semble heureuse. C’est une bonne chose.

-Oui c’est vrai, conclut le directeur adjoint avant de reprendre la préparation du dîner. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’il ne pensait plus du tout à son ex-fiancée mais il était content de voir que tout allait bien pour elle. Après tout il l’avait aimé, pas de la manière dont on aime son âme sœur mais il l’avait aimé.

Finalement, leur conversation était bien la preuve que quoi qu’il arrive on ne peut pas lutter contre l’inévitable.

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