Je suis amoureuse de toi : Fanfiction Blindspot (4) chapitre 10

Présentation fanfiction Blindspot

je suis amoureuse de toi

Titre : Je suis amoureuse de toi

Résumé : Quelques semaines après avoir avoué ses sentiments à Reade Tasha se sent mal. Cette nuit-là ils ont fait une erreur. Elle ne le regrettait pas, bien au contraire, mais il allait se marier et elle l’avait définitivement perdu. Seulement cette nuit allait avoir de plus grandes conséquences qu’ils ne l’avaient imaginé.

Histoire « Je suis amoureuse de toi »

Chapitre 10 : 22 semaines de grossesse

Deux semaines avaient passé depuis le rendez-vous prénatal de Natasha. La jeune femme était désormais enceinte de cinq mois et demi. Elle avait des sautes d’humeurs, des envies bizarres mais plus que tout la future mère commençait à se sentir davantage fatiguée.

Elle avait aussi suffisamment grossi pour avoir plus de difficulté à se mouvoir. Néanmoins, ce n’étaient que quelques désagréments mineurs comparés à la joie qui les animait à l’idée d’avoir une fille.

Le couple était plus amoureux que jamais, passant leur temps à se voler des baisers, à organiser des rendez-vous romantiques et à planifier leur avenir. Du côté de l’équipe tout allait également très bien. Jane et Kurt étaient comblés par la présence de Bethany à New York et la petite fille s’acclimatait à merveille à son nouvel environnement.

Rich et Boston avaient enfin officialisé leur relation même si pour la première fois les deux hackers restaient relativement discrets. Il n’y avait rien de nouveau dans la vie de Patterson.

La belle brune avait beau être ravie pour ses collègues elle avait un petit pincement au cœur en n’arrivant pas à s’imaginer vivre un tel bonheur un jour. Enfin ces trois amies faisaient tout ce qui était leur en pouvoir pour l’aider.

Quelques jours après la rencontre de Zapata avec Keaton ce dernier lui avait envoyé un message pour lui confirmer que le nom que lui avait sa mère était bien celui de son père et qu’il était parfaitement net. C’était un chirurgien pédiatrique d’une bonne cinquantaine d’année renommé, marié et sans enfant.

Son patron lui avait transmis adresse et numéro de téléphone en l’encourageant à prendre contact avec lui. Terrifiée par une rencontre frontale qui pourrait mal tourner la brune avait choisi de lui écrire une lettre avec l’aide de son petit ami. Elle y avait aussi joint une photographie.

« Cher Michael,

Je m’appelle Natasha. J’ai trente ans et ma mère est Carmen Zapata. J’ai récemment appris que vous aviez eu une relation avec elle il y a environ 31 ans et qu’elle serait tombé enceinte. D’après elle vous seriez donc mon père biologique.

Je suis consciente que la lecture de cette lettre doit être perturbante et amener beaucoup de question particulièrement après tant d’année. Je n’ai eu connaissance de toutes ces informations que dernièrement après de nombreuses recherches sur mes origines.

C’est pour ça que je me permets de vous écrire. J’aimerais beaucoup que l’on puisse se parler, je joins donc mes coordonnées ainsi qu’une photo de ma mère et moi si cela peut vous aider à vous rafraichir la mémoire.

En espérant avoir de vos nouvelles. »

Elle avait déposé ce courrier dans sa boîte aux lettres le soir même. Quelques jours plus tard la policière avait reçu un appel de sa part.

La conversation avait été timide et rapide. Ils avaient pris rendez-vous pour se rencontrer très rapidement. L’homme avait semblé gêné au téléphone mais aussi très ému. Il lui avait assuré être plus que ravi qu’elle l’ait contacté.

Ainsi, on était aujourd’hui samedi. Il était environ dix heures du matin et Tasha devait rencontrer son père d’ici à une heure dans un café près de chez elle. La jeune femme était actuellement dans sa chambre devant son miroir.

Elle portait un jean noir et un pull en cachemire rouge vif. Son carré chocolat était lisse et relâché, son maquillage léger. Cette tenue était accessoirisée avec son pendentif, une montre, des bottines à talon noires ainsi qu’un trench coat de la même couleur. Son ventre bien arrondi était désormais plus que visible. La belle brune sourie en voyant arriver son petit ami par derrière.


-Tu es magnifique, lui murmura-t-il à l’oreille en déposant un baiser dans son cou.
-Je suis énorme, maugréa la future mère en ajustant son haut. Il passa ses bras autours de sa taille.


-Non tu es enceinte ce n’est pas la même chose. En plus, ça te va à ravir. Puis, regarde, je peux encore te prendre dans mes bras. C’est tout ce qui compte, rassura Edgar avec une voix douce. Elle se retourna et l’embrassa.


-Tu es adorable mais il va falloir que j’y aille je n’ai pas envie d’être en retard.
-Bien sûr, est-ce que tu es sûre que ça va aller ?


-Oui ne t’inquiète pas. Puis en cas de besoin tu n’es pas très loin. Enfin, je ne serais même pas surprise que tu aies demandé à Rich et Patterson de pirater les caméras de sécurité du café pour t’assurer que tous se passe bien,
sourit la policière touchée par son attention et son soutien indéfectible.


-En effet mais ils ont refusé. Plutôt, elle a refusé puis l’a frappé pour qu’il en fasse autant, répondit le directeur adjoint surpris qu’elle ne s’offusque pas.
-Je t’aime, conclut Zapata en l’embrassant à nouveau. Elle prit son sac, enfila son manteau et se dirigea vers la porte.

La jeune femme décida de faire le chemin à pied car il faisait beau et que la marche à pied l’aidait à se maintenir en forme malgré les changements de son corps.

Pendant les quinze minutes que durèrent le trajet tout un tas d’hypothèse lui passa par la tête néanmoins elle choisit de balayer les plus négatives. Au téléphone il lui avait parus heureux à l’idée de cette rencontre. Il ne l’aurait d’ailleurs logiquement pas proposé s’il n’en avait pas eu envie.

Elle arriva rapidement à destination et rentra dans le commerce. C’était un petit café à la française avec uniquement quelques tables, qui n’était pas remplie à cette heure. La policière ne mit que quelques secondes à le repérer puis s’avança timidement. Lorsqu’elle arriva devant lui il se leva avec l’air de ne pas savoir comment se comporter.
-Mickaël, enchantée, c’est moi qui vous ai contacté, commença la jeune femme de manière hésitante.

-Natasha, bonjour, j’étais en avance alors j’ai déjà commandé un café mais je t’en prie assieds-toi. Puis, j’imagine que l’on peut se tutoyer, souffla le cinquantenaire. Il s’avança légèrement vers elle, l’aida à enlever son manteau et poussa sa chaise pour qu’elle s’asseye. 


-Merci, c’est une bonne idée mais s’il te plaît appel moi Tasha. Dire que je pensais être en avance.


-Oui j’étais un peu anxieux. Comme je te l’ai dit au téléphone je suis vraiment très heureux que tu m’aies contacté seulement je dois dire que ça m’a surpris. Ta mère m’a quitté il y a trente ans sans donner de raison ou de nouvelles alors je ne m’attendais à apprendre que l’on avait eu un enfant.


-J’imagine assez. C’est pour ça que j’ai préféré prendre contact à travers une lettre. Je me suis dit que ça faciliterait l’absorption du choc. Après tout ce n’est pas tous les jours que l’on apprend une information pareille
, tenta d’expliquer la brune parfaitement consciente de l’énormité de la situation pour quelqu’un n’y étant pas préparé.


-C’est très attentionné. J’ai tellement de question tu n’imagines même pas mais tu souhaiterais peut-être commander quelque chose à boire ou encore à manger.
-Je prendrais bien un thé merci. Je dois dire que j’ai aussi énormément de question. Enfin j’imagine que c’est une déformation professionnelle,
blagua la jeune femme. Elle apostropha une serveuse pour demander une boisson chaude puis se mit à sourire, peu habitué à un tel intérêt.


-Dans qu’elle branche est-ce que tu travailles ?
-Je suis agent fédéral, agent de liaison entre le FBI et la CIA en fait.
-Waouh c’est très impressionnant. J’imagine que c’est comme que tu as pu me retrouver facilement,
supposa Mickaël ébloui par la nomination de deux agences fédérales prestigieuses.


-Oui j’avoue que j’ai fait quelques petites recherches ne serais ce que pour savoir si ma mère me mentait. On ne peut pas dire qu’elle soit d’une grande fiabilité.
-J’imagine assez. Elle se droguait déjà quand je l’ai rencontré j’ai essayé de la faire décrocher mais …


-On ne décroche d’une dépendance que si l’on en a vraiment envie. J’ai lu que tu étais médecin tu dois connaître ce genre de maladie. Enfin ce n’était pas si terrible que ça sonne. Surtout à partir de mes dix ans, c’est ma grand-mère qui nous a élevé et c’était une femme incroyable. Elle a toujours tout fait pour qu’on soit heureux, en sécurité et que l’on se sente aimé
, rassura l’hispanique ne souhaitant pas le faire culpabiliser. Rien de tout ce qui lui était arrivé n’était sa faute.


-Je l’ai déjà rencontré il y a bien longtemps. Je me souviens qu’elle m’avait fait une grande impression mais tu en parles au passé.
-Elle est décédée il y presque quatre ans maintenant. Elle était malade.


-Je suis désolée d’entendre ça. Est-ce que je peux te demander pourquoi est-ce que tu as décidé de me contacter maintenant en particulier ? Je veux dire j’imagine que tu as tes raisons enfin vu ton poste tu as suffisamment de ressources pour retrouver qui tu veux où et quand tu veux.


-C’est assez vrai. Pour être honnête je ne m’étais jamais vraiment posé la question de l’identité de mon père. Elle ne sortait qu’avec des bons à rien drogués, alcooliques et très souvent violents. J’ai toujours pensé que vu que les pères de mes frères étaient dingues le mien ne devait pas vraiment faire exception. Grand-mère n’était pas certaine de ton identité alors je n’ai pas cherché plus loin.

Le truc c’est que comme tu peux le voir je vais bientôt avoir un bébé et plus j’avance dans ma grossesse plus j’essaye de travailler sur certain évènement de mon enfance. J’ai mis un peu de temps avant d’être prête à affronter certaines choses mais finalement j’avais besoin de savoir d’où je venais, expliqua la policière sans filtre. S’il y avait bien une chose qu’elle avait appris de ses difficultés de communications avec Reade c’est que même quand ce n’est pas simple l’honnêteté finie toujours par payer.


-Je comprends et je suis sincèrement triste d’entendre tout ça. Si Carmen m’avait parlé de toi j’aurais tout fait pour l’aider. Je ne suis pas certain de ce que ça aurait donné car j’étais également très jeune. Seulement j’aurais tout fait pour être présent dans ta vie. En tout cas si tu le veux j’aimerais l’être maintenant. J’espère vraiment pouvoir apprendre à te connaître. Je n’arrive toujours pas à croire que j’ai une fille et bientôt un petit enfant,
énonça le médecin en posant une main sur les siennes de manière réconfortante, visiblement ému.

La future mère lui sourit parfaitement capable de percevoir la bonté et la gentillesse de l’homme qui lui faisait face. Il lui faisait beaucoup penser à son coéquipier. Natasha ne comprenait vraiment pas comment elle avait pu laisser tomber un homme pareil pour sortir avec des bons à rien l’utilisant comme punchingball.


-Il ne faut pas être triste. Tout ça c’est du passé et même si c’était dure ça ne compte plus. Aujourd’hui j’ai une très belle vie et je suis vraiment heureuse. Pour ce qui est de faire connaissance, j’aimerais beaucoup ça. Je ne sais pas vraiment ce que ça fait d’avoir un père mais je serais plus que ravie d’apprendre. Après tout ma fille aura probablement très envie de connaître son grand-père, ajouta-t-elle émue à l’idée d’enfin avoir une vraie famille.


-Une fille et une petite fille dans la même journée, quand je vais raconter ça à ma femme elle ne va pas en revenir. Elle aussi était sous le choc quand on a reçu ta lettre mais elle m’a tout de suite encouragé. Elle aurait adoré te rencontrer mais elle a pensé que ça serait mieux de se rencontrer seule à seule.


-C’était très attentionné de sa part. J’aimerais beaucoup la rencontrer un jour. Mon petit ami a fait preuve du même type de raisonnement même si le connaissant il est en train de faire les cent pas dans son appartement en attendant mon appel. Même s’il sait que je suis parfaitement capable de prendre soin de moi il est plutôt du genre protecteur.


-Les hommes ont tendance à réagir ainsi quand ils tiennent à quelqu’un. Ça veut dire qu’il t’aime et moi non plus je ne sais pas vraiment ce que ça fait d’avoir une fille mais ça me paraît être une très bonne chose. Est-ce que ça fait longtemps que vous êtes ensemble ? Qu’est-ce qu’il fait dans la vie ?
Interrogea son interlocuteur curieux. Ils ne se connaissaient pas pourtant l’homme avait envie de tout savoir de la jeune femme en face de lui.


-Edgar est directeur adjoint du FBI. On a été coéquipiers pendant très longtemps. Quant à notre relation c’est vraiment une très longue histoire. On a travaillé ensemble depuis près de dix ans et ça a toujours été mon meilleur ami seulement nous sommes réellement ensembles depuis deux bons mois. Disons qu’on a mis un moment avant de trouver notre chemin l’un vers l’autre.


-Ah l’amour ce n’est pas toujours simple. Enfin la durée ne veut pas dire grand-chose. Les relations les plus solides viennent souvent d’une profonde amitié. J’ai d’ailleurs été ami avec Elizabeth pendant très longtemps avant ne serait-ce que de l’invité à sortir. On s’est rencontré en première année d’université,
raconta le médecin. Ils continuèrent à discuter de tout et rien pendant une bonne heure.

Progressivement toute gêne disparue et père et fille réalisèrent avoir de nombreuses choses en commun. En fin de matinée ils se décidèrent de se séparer ravis. 


-Ça me plairait beaucoup que l’on se revoit dans la semaine. On pourrait aller déjeuner cette fois-ci, proposa Tasha timidement.
-Avec plaisir, tu as mon numéro de téléphone alors envoie-moi un message pour me dire quand tu es disponible et je viendrais, répondit Mickaël comblé de constater à quel point cette rencontre s’était bien déroulée. Le médecin serra sa fille dans ses bras puis quitta le bar.

Quelques minutes plus tard, après avoir repris ses esprits la jeune femme puis repris le chemin vers son appartement le sourire aux lèvres. Tout c’était tellement irréel. Jamais elle n’aurait imaginé avoir un père, encore moins un qui était sain d’esprit, gentil et profondément bon. Un quart d’heure plus tard elle revint chez elle pour trouver son petit ami en tenu de sport. Il venait visiblement de rentrer d’un footing.


-Hé mon amour te voilà enfin. Comment est-ce que ça s’est passé ? Interrogea-t-il avec impatience en sortant de la cuisine pour la rejoindre dans le salon.


-Désolé je n’avais pas vu le temps défiler. Tout s’est passé à merveille. C’était presque irréel. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi gentil et surtout de si normal, annonça la belle brune en l’embrassant.


-Je suis tellement content pour toi. Tout ça tu le mérites Tash’ et bien plus encore, lui murmura Edgar avec toute la tendresse du monde.


-Au début j’étais un peu sur la réserve mais il avait vraiment l’air heureux que je l’ai contacté. Il a dû me poser un millier de questions sur moi, le boulot, nous et le bébé. Si je ne savais pas qu’il était médecin je l’aurais pris pour un flic à la retraite.


-Il faut croire que l’on vient de trouver d’où vient ta curiosité légendaire. Enfin vu la situation c’est plutôt le contraire qui m’aurait inquiété.


-Ce n’est pas faux. En plus, même si on est loin de tout avoir passé en revu on n’a pas mal d’autres points communs. Il adore le sport, les casses têtes et la science-fiction. À l’école c’était un geek timide comme moi au lycée. Apparemment sa femme le décrit comme une tête de mule.


-Mon Dieu à ce niveau-là il n’y avait même pas besoin de demander de vérification par la CIA. C’est une évidence,
se moqua gentiment le directeur adjoint en riant. Elle lui donna une petite tape sur l’épaule en prenant un faux air vexé.


-On va déjeuner ensemble la semaine prochaine et il veut me présenter sa femme assez rapidement. Il paraît qu’elle avait très envie de me rencontrer. D’après ce que j’ai compris ils n’ont jamais réussi à avoir d’enfant même s’ils auraient aimé ça. En plus, tu aurais dû voir sa tête quand il a vu que j’étais enceinte.


-Tu m’étonnes il y a de quoi être surpris,
conclut Edgar. Le jeune couple continua à discuter un moment à propos de cette heureuse rencontre.


-Dis-moi tu es en sueur, il y a une raison pour que tu fasses un footing de plus d’une heure.
-J’avais besoin de m’occuper. J’étais un peu préoccupé de ne pas savoir comment cela se passait. Tout ce que je veux c’est que tu sois heureuse et même si pour moi avoir des parents géniaux c’est naturel je sais à quel point c’est important pour toi. Vous êtes ce qui compte le plus pour moi.
-Je trouve ça adorable.
-Alors tu n’es pas fâché, toi qui est loin d’être fan du côté ultra protecteur.


-Non parce que je sais que ce n’est que parce que tu m’aimes et que tu es conscient que je peux prendre soin de moi seule. En fait, je dois dire que je trouve ça très sexy,
avoua la belle brune en posant ses mains de part et d’autre de son visage pour l’embrasser avec passion. Il passa immédiatement les mains sous son pull pour répondre avec ardeur.
-Vraiment ? Ça tombe bien je comptais justement aller prendre une douche. Tu n’aurais pas envie de te joindre à moi par hasard.


-J’ai rendez-vous avec les filles dans une heure pour faire du repérage pour le bébé et acheter de nouveaux vêtements de grossesse,
marmonna-t-elle légèrement frustrée. Après quelques secondes elle attrapa son téléphone et tapa frénétiquement sur l’écran.


-Qu’est-ce que tu fais ? Demanda le policier en déposant un baiser près de son oreille.
-Je repousse d’une heure, les filles peuvent attendre, répondit-elle avant de se jeter à corps perdu dans cette étreinte. Très vite la température monta et ils se retrouvèrent nus dans la salle de bain à laisser leurs corps exprimer leur amour.

Près d’une heure et demie plus tard la future mère s’était de nouveau habillée et maquillée. Puis elle partit en direction du restaurant pour rejoindre ses meilleures amies. Il était environ une heure de l’après-midi quand elles furent attablées et servies.


-J’imagine que la rencontre avec ton père s’est très bien passée vu ton sourire et ce retard d’une heure, commença Allison curieusement, ravie de toutes les choses positives que Tasha étaient en train de vivre. Avec son enfance difficile et les épreuves endurées ces dernières années la jeune femme méritait plus que tout ce nouveau bonheur.


-Le rendez-vous c’est extrêmement bien déroulé. C’est un homme très gentil et on se revoit la semaine prochaine. Enfin, pour être honnête ça s’est fini il y a un bon moment. Ce n’est pas pour ça que je suis en retard, avoua la belle brune en rougissant légèrement. Ses trois interlocutrices ne mirent pas longtemps à rire devant le sous-entendu.


-À ce que je vois il y en a qui ne se prive pas. Finalement tu les écoutes tes hormones, plaisanta la jeune Marshall amusée.
-Blague à part ça fait vraiment plaisir de voir que vous avez enfin cessé de vous voiler la face. Est-ce que vous avez déjà parlé de l’étape suivante ? Interrogea Patterson en quête de ragot.

Après tout, même s’ils n’étaient pas ensemble depuis très longtemps leurs deux amis s’aimaient depuis près d’une décennie. Ils avaient vécu de nombreux hauts et bas pour finalement en ressortir plus fort.
-Quoi tu veux dire à part le fait d’avoir un bébé, ironisa la policière amusée.


-Non je suis sérieuse. Vous avez beau encore être dans la phase lune de miel à passer votre temps l’un sur l’autre et à rire comme des gosses tu ne vas pas me faire croire qu’avec ta grossesse et votre bagage tu n’as jamais pensé à quoi pourrait ressembler votre avenir d’ici à quelque temps.


-Bien sûr que oui. Je n’ai aucun mal à nous imaginer dans quelques années avec notre adorable fille dans une petite maison de ville ou un appartement pas loin du bureau. Il serait directeur et moi je ferais dieu sait quoi pour le FBI ou la CIA …


-Est-ce que dans ce joli rêve il y a une bague à ton annulaire gauche ?
Questionna Jane malicieusement.


-Oui ou non, enfin je ne sais pas. Tu sais que j’ai eu la même discussion avec ta commère de belle-fille il y a un mois. Cette petite a de l’ADN de flic qui lui coule dans les veines c’est terrifiant. Enfin, ce que je veux dire c’est qu’après tout ce qu’on a traversé je n’ai aucun doute sur le fait qu’il m’aime.

Je n’ai pas besoin d’une bague pour savoir qu’il sera toujours à nos côtés. En plus, je n’ai pas envie qu’il se sente obligé de me demander en mariage parce que je porte son enfant. Après évidemment que j’ai pensé à toutes ses choses et c’est vrai que s’il me le proposait là maintenant je dirais oui, peu importe à quel point ça pourrait paraître dingue.


-Ok, à ce que je vois tu as fait bien plus qu’y réfléchir. Pour le reste ça ne m’étonne vraiment pas de ma fille
, souffla la mère de Bethany avec le sourire aux lèvres. Quoiqu’il arrive son enfant ne cessait pas de l’émerveiller.


-Celle-là même qui nous a demandé de faire des enfants, s’esclaffa la jeune tatouée avec humour.
-Mon Dieu ce que l’on a ri quand elle nous a parlé de ça. J’aurais tué pour voir la tête de Kurt sur le moment.

-Tu peux t’en amuser mais on en reparlera quand ta fille te demanderas un petit frère et par la même occasion la manière de faire les bébés.


-Elle n’est même pas encore nés alors j’ai un peu de marge. Je te trouve bien silencieuse madame Weller. Ça ne te tenterait pas un mini Kurt avec son côté bougon et maladroit.


-On va d’abord se concentrer sur l’arrestation de mon frère et ensuite on verra. On en avait parlé avant tout ça mais je ne me vois pas concevoir un enfant dans ses conditions. Ce n’est absolument pas à cause de notre travail mais après tout Roman m’a déjà fixé une cible dans le dos une fois je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas recommencer,
expliqua-t-elle tristement.


-Bien sûr, on comprend, essaya de rassurer Patterson consciente des difficultés qu’avait leur amie concernant ses problèmes familiaux et la culpabilité qui en découlait. Elle-même sentait un léger pincement au cœur lorsqu’elles abordaient le sujet de la maternité.

Depuis quelques semaines l’informaticienne sentait son horloge biologique se réveiller ainsi que son envie de retrouver l’amour. Ces coéquipières en étaient parfaitement conscientes seulement après tout ce que la belle blonde avait traversé elles n’osaient pas abordé le sujet de peur de la brusquer.

Les quatre amis continuèrent à discuter un très long moment puis partirent en repérage dans les magasins pour enfant pour du matériel pour le bébé à venir.

Ce fut une après-midi agréable mais la jeune femme avait réalisé que c’était le moment d’avoir une grande discussion avec son petit ami. Quand elle rentra pour le trouver en train de préparer le diner, elle le fit immédiatement s’asseoir sur le canapé.


-J’ai un petit cadeau pour toi. Je voulais vraiment te remercier d’avoir été si patient, attentionné et prévenant avec moi. En plus j’ai craqué dès que je l’ai vu. J’étais obligé de l’acheter, déblatéra-t-elle surexcitée.

Il sourit devant sa sincérité et sa moue enfantine. Le jeune homme lui prit la boîte des mains et l’ouvrit d’un air intrigué. Le futur père sourit immédiatement lorsqu’il en sortit un petit body jaune avec des animaux et une inscription « daddy’s little girl ». Il sentit son cœur fondre devant cette attention si simple mais pourtant adorable. Il avait tellement hâte de tenir leur petite fille dans ses bras.


-J’adore, c’est génial. Mon Dieu je n’arrive pas à croire que dans à peine quatre mois elle sera là.


-Moi non plus, tout ça semble tellement irréel mais j’ai vraiment hâte de pouvoir la serrer dans mes bras, lui donner son bain, chanter des chansons et raconter des histoires. D’ailleurs, je ne veux pas casser l’ambiance mais cette après-midi m’a fait réaliser qu’il y a un sujet qu’il va falloir que l’on aborde de manière assez urgente. Ce n’est rien de grave rassure-toi mais je pense qu’il est temps.


-Bien sûr, tout ce que tu veux
, rassura-t-il intéressé. Après tout, ils avaient énormément de choses à organiser en peu de temps pour l’arrivée de leur futur enfant.


-En faisant les boutiques avec les filles j’ai réalisé que je n’étais qu’à quelques mois de mon terme et que l’on n’avait encore aucune affaire pour le bébé. Je sais que l’on peut aller tout acheté rapidement et que l’équipe a probablement prévu tout un tas de cadeau.

Seulement il va nous falloir une quantité astronomique d’objet et aucun de nos deux appartements n’est assez grand pour accueillir cet enfant sereinement. Je sais que c’est une étape importante et que l’on avait dit que l’on irait en douceur, même si on n’a pas vraiment respecté cette partie. Dans tous les cas je suis certaine de ne pas avoir envie de chercher une maison sans toi, exposa la jeune brune à une vitesse faramineuse.

Depuis le début de sa grossesse elle se sentait en permanence à fleur de peau, même lorsque son cerveau savait qu’il n’y avait aucune raison de l’être.


-Hé, respire tu vas t’étouffer. Je vois très bien où tu veux en venir et c’est vrai qu’il va falloir que l’on prenne une décision concernant où l’on va vivre mais surtout si l’on choisit de vivre officiellement ensemble. Je sais que l’on n’en a jamais réellement discuter, que tout va très vite et que tous les bouleversements aussi bien émotionnels que physiques que tu vis en ce moment doivent te perturber. Après tout il y aurait de quoi.

Seulement je suis fou de toi depuis près de dix ans et rien ne me rend plus heureux que de me réveiller auprès de toi tous les matins, de te voir sourire et de t’entendre rire. Il y quelques minutes tu m’as remercié d’être patient et prévenant mais tu mérites tout ça. Quoiqu’il arrive je compte faire de mon mieux pour que tu sois aussi heureuse qu’aujourd’hui pour le reste de nos vies, même si je ne sais pas toujours quoi dire ou faire pour te rassurer face à toutes les inconnues que la vie à en réserve.

-Tu viens de le faire. C’est vraiment tous ce que j’avais besoin d’entendre. Alors j’imagine que ça veut dire que l’on va devoir chercher un appartement pour nous trois, sourit la future mère aux anges. Elle n’avait pas vraiment douté de la réponse de son petit ami. Cela ne rendait pas leur décision moins heureuse et leur discussion romantique. Elle se blottit dans ses bras et l’embrassa tendrement.


-J’ai un ami dans l’immobilier. Je l’appelle demain matin en lui disant ce que l’on recherche et il fera tout le travail pour nous, marmonna-t-il en souriant entre deux baisers. C’est vrai qu’il n’était pas totalement habitué à cette facette plus émotive mais il comprenait parfaitement que créer une nouvelle vie pouvait chambouler de bien des manières. De bien des manières leurs vies étaient en train de changer mais c’était pour le mieux.

Les deux amants continuèrent à s’embrasser un long moment puis ils passèrent le reste de leur soirée à déterminer quels critères compteraient dans la recherche de leur foyer. Ils souhaitaient tous les deux rester relativement près de leur travail tout en étant près de bonnes écoles et d’au moins un parc pour enfant pour qu’ils puissent emmener leur fille jouer.

Le couple souhaitait un appartement avec trois chambres (prétendument pour accueillir des amis même si en se projetant plusieurs années dans le futur ils y voyaient tout autre chose). Pour le reste les deux policiers avaient décidé qu’ils fonctionneraient au coup de cœur. Quand ils annoncèrent cette nouvelle à leurs amis le lendemain aucun d’eux ne fut surpris mais tous exprimèrent leur joie face à cette nouvelle aventure qu’ils allaient vivre. Quoiqu’il arrive leur avenir s’annonçait radieux et rien ne pourrait les arrêter.

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