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Je suis amoureuse de toi : Fanfiction Blindspot (4) chapitre 3

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Présentation

Titre : Je suis amoureuse de toi

Résumé : Quelques semaines après avoir avoué ses sentiments à Reade Tasha se sent mal. Cette nuit-là ils ont fait une erreur. Elle ne le regrettait pas, bien au contraire, mais il allait se marier et elle l’avait définitivement perdu. Seulement cette nuit allait avoir de plus grandes conséquences qu’ils ne l’avaient imaginé.

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Histoire « Je suis amoureuse de toi »

Chapitre 3 : 8 semaines de grossesse/2 mois

Une semaine plus tard la vie reprenait son cours. Tasha était désormais enceinte de deux mois. En dehors de ses nausées tout allait pour le mieux. Cela faisait deux semaines qu’elle avait connaissance de son état et son corps commençait à en montrer les signes. Son ventre commençait très légèrement à se tendre ainsi que sa poitrine.

Elle pouvait néanmoins très facilement le cacher avec des hauts a tissu fluide. Son teint était plus rose qu’à l’accoutumé et elle pouvait sentir l’influence de la fluctuation de ses hormones sur son moral. La brune revenait enfin au travail après son malaise. En effet la futur mère était rentrée chez elle dès le lendemain néanmoins son médecin l’avait mis en repos forcé.

Elle avait aussi eu pour consigne de faire vérifier sa tension tous les jours pendant un mois minimum et de passer des analyses de sang toutes les deux semaines. Son état n’avait rien d’alarmant mais toutes ses précautions étaient mises en place pour faire en sorte que cette grossesse se déroule sans encombre.

Tous les jours la brune avait reçu des nouvelles de ses amis que ce soit lors de visites ou de coups de téléphone. Ce congé s’était écoulé sans encombre et Zapata avait désormais dépassé le choc pour pleinement réaliser son état. Elle était plus heureuse que jamais. Évidemment tous n’était pas réglé. Après tout Reade et elle ne s’était pas encore parlé. Elle souhaitait le faire à son retour.

Malgré ça la policière n’était plus angoissée. L’idée d’être mère la rendait bien plus sereine car elle serait prête à aller jusqu’au bout du monde pour son enfant. Cela lui donnait une force inimaginable. 

Ce matin-là l’hispanique arriva au bureau de bonne heure afin de rattraper le retard dans ses rapports. En entrant dans l’immeuble la jeune femme croisa plusieurs collègues. Tous prirent des nouvelles de son état de santé. Les informations tournaient très rapidement au quartier général du FBI. Son malaise n’avait pas fait exception.


-Nous avons appris pour ta grossesse. Toutes mes félicitations. Marissa et moi serions ravis de t’avoir à diner et surtout si tu as besoin n’hésites pas. Nous sommes passés par là trois fois, congratula un agent masculin âgé d’une quarantaine d’année. Cet homme l’avait formé quand elle avait rejoint l’agence et Natasha était restée très proche du couple.

Pendant le trajet jusqu’à son poste de travail toutes les personnes qu’elle croisa ne cessèrent de la féliciter ou de lui demander si elle allait mieux. Même si elle était gênée par tant d’attention c’était aussi très touchant. Après une demi-heure à travailler Brianna vint la prévenir que les directeurs Weitz et Keaton l’attendaient dans le bureau du premier. La jolie brune s’était doutée que la nouvelle de sa grossesse arriverait aux oreilles de ses patrons. Seulement elle ne l’avait pas envisagé si tôt.


-Agent Zapata, entrez et asseyez-vous, introduit le directeur du FBI de New York.
-Je suppose que si je suis convoquée dans le bureau du principal comme au lycée c’est que vous êtes au courant de la cause de mon malaise de la semaine dernière, déclara-t-elle de but en blanc. Malgré tous ses défauts la policière s’entendait bien avec Jack Keaton. En revanche son animosité pour l’homme qui lui avait demandé d’espionner son mentor ne s’était jamais totalement évaporé. Son patron se tenait en retrait en lui souriant légèrement mi-intrigué mi-las de l’attitude de l’ancien procureur. 


Effectivement, tout d’abord je pense qu’il serait bon de vous féliciter. Après tout un enfant est toujours une bonne nouvelle peu importe la situation. Enfin ça ne me regarde pas vraiment, commença-t-il à déblatérer. Il était conscient que cette équipe ne l’appréciait pas et c’était justifiait. Plus le temps passait plus il avait honte de ses anciennes méthodes. Le politicien comptait bien prouver à tous qu’il pouvait mieux faire.


-Je vous arrête tout de suite. Je vais vous faciliter la tâche. Tant que mon état de santé me le permettra je compte bien continuer à travailler. Ça ne sera pas du travail de terrain évidement mais je reste dans l’unité pour continuer à résoudre les tatouages.
-En ce qui me concerne, rien ne change. L’idée est que le FBI et la CIA collabore, peu importe l’organisation de l’équipe,
intervint son patron.


-Bien sûr, cela va de soi. Je souhaitais uniquement mettre quelques petites choses au clair et m’assurer que vous alliez bien. Vous avez tout de même été admise à l’hôpital pas plus tard que la semaine dernière. Faites-moi savoir si vous avez besoin de quoi que ce soit. Pour les aspects techniques j’imagine que vous verrez ça ensemble, supposa-t-il en indiquant la sortie à ses deux interlocuteurs. Ils se regardèrent, étonnés par une bienveillance qui semblait sincère puis sortirent.

Tasha retourna à son bureau et Keaton la suivit, prit une chaise qui traînait puis s’assit à côté d’elle. Il la fixa silencieusement.
-Est-ce que tu comptes me poser une question ou continuer à me regarder travailler ? Interrogea Zapata amusée.
-Comment tu te sens ? Rétorqua-t-il immédiatement. 


-Comme je l’ai dit je vais bien. Mon médecin m’a autorisé à reprendre le travail tant que je ne vais pas sur le terrain. Ça n’interférera pas avec mon poste.


-Je n’en doute pas. Je fais partie des personnes qui croient que l’on peut concilier travail et famille. Après tout, j’ai fait pas mal de chose dans ma vie mais une dont je suis le plus fier c’est ma fille. Ce qui est d’autant plus rassurant c’est que je te connais assez pour savoir tu es non seulement un atout pour l’agence mais aussi une excellente futur mère. Ma question concernait plutôt le père de cet enfant et tes projets pour l’avenir
, annonça-t-il en lui faisant comprendre qu’il avait parfaitement connaissance de son identité mais sans trop savoir où il mettait les pieds.

-Sérieusement est-ce que c’est si évident que ça ?
-Bien sûr que ça l’est. Déjà, il y a à peine deux mois tu me demandais de te transférer puis tu as changé d’avis. En plus, vous deux ça a toujours été une évidence. Pour être honnête quand je t’ai proposé ce travail j’ai vraiment cru que tu refuserais de partir, au moins qu’il essayerait de t’en empêcher.


-J’ai hésité pendant longtemps. Je lui en avais même donné l’occasion mais finalement il ne m’a donné aucune raison de rester.
-Et maintenant ?
Questionna Jack avec intérêt.

Il avait vu beaucoup d’agent ne privilégiant que le travail pour à la fin se retrouver seul et il ne souhaitait ça à personne. S’il y avait bien une chose que ce boulot apprenait c’était que la noirceur du monde était bien plus facile à affronter à deux.
-J’imagine que ça dépendra de l’issu de notre conversation. Vu qu’on ne s’est pas parlé depuis 2 mois.

-Tasha ! Tu te fais du mal en ne mettant pas les choses au clair.

-Je crois que j’ai peur de sa réponse. Qu’est-ce que je dois faire s’il ne veut pas de ce bébé ? Même si je me trompe je sais que je ne me vois pas la jouer famille moderne avec Megan dans le rôle de la belle-mère.

-Malheureusement tant que vous ne vous serez pas parler tous ce que tu peux faire c’est te repasser dans la tête tout un tas de scénarios catastrophes. J’ai une opération sur le feu il va falloir que je bouge mais pour l’amour du ciel va le voir. Au moins tu seras fixée, conseilla Keaton de manière paternelle.

Elle le regarda partir peu détendu. Ce suspense n’avait rien de bon pour elle. C’était évident. Toute la matinée elle travailla tranquillement au rythme des rapports et différentes expertises qui lui parvenait. Aux environs de midi Jane, Patterson et Zapata partirent déjeuner toutes les trois. Le trio discuta de l’étrange discussion qu’elle avait eu précédemment. Ça avait beau beaucoup coûter à la jeune tatouée elle était d’accord avec le directeur de la CIA.


-Je vais lui parler dès cette après-midi. Je n’ai aucune idée de ce qu’il va se passer par la suite mais au moins j’aurais une réponse.


-Malheureusement je ne peux pas prévoir l’avenir mais je ne pense pas que tu aies à t’inquiéter. Nous ne nous sommes pas vraiment parlé en dehors du travail cette semaine mais quand tu as fait ton malaise sa réaction a été plutôt éloquente. Je n’avais jamais vu Reade aussi terrifié. Tous ce qu’il voulait c’est que tu ailles bien et quand il en a été sûr la seconde question qu’il a posé au médecin était à propos du bébé,
expliqua la blonde en se voulant rassurante.


-Vraiment ? Interrogea Tasha avec espoir.
-Absolument, je ne peux pas te garantir que tous se passera sans encombre mais il t’aime ça j’en suis certaine. Alors quoi qu’il arrive garde espoir,
conclut Jane su le même ton. Se sentant bien mieux la policière repris son repas dans la bonne humeur. Une heure plus tard elles retournèrent travailler.

Constatant qu’Edgar était seul dans son bureau elle prit son courage à deux mains et alla frapper à sa porte. Le jeune homme releva la tête à ce son, s’attendant à voir un de ses subordonnées. Quand il aperçut sa coéquipière le policier lâcha immédiatement son stylo. Le moment était venu c’était certain. Il lui fit signe d’entrée. Elle entra timidement et s’avança devant son bureau.


-Hé, est-ce que tu as un peu de temps ? Je pense qu’il faut qu’on parle, annonça la brune les mains jointes et moites par l’angoisse. Reade se leva et alla fermer les stores pour leur donner un peu plus d’intimité. Le directeur adjoint s’avança vers elle puis s’arrêta, ne sachant pas vraiment comment se placer ou quoi faire.


-Comment est-ce que tu te sens ? Souffla-t-il en osant la regarder dans les yeux pour la première fois depuis ce qui paraissait être une éternité. Son cœur se mit automatiquement à battre plus vite.
-Je vais beaucoup mieux, merci. Écoute, je … je suis désolé de ne pas être venue te parler plus tôt. Quand j’ai fait mon malaise ça ne faisait qu’une semaine que j’avais connaissance de mon état. Pour ce que ça vaut je ne voulais absolument pas que tu l’apprennes ainsi.


-Je m’en doute assez. En revanche je trouve ça assez perturbant que toute l’équipe ait été au courant avant moi. Surtout que ça fait une semaine que je suis obligé de passer par eux pour avoir de tes nouvelles,
commença-t-il à déblatérer visiblement encore perturbé.
-Sincèrement ça t’étonne. Tu ne m’avais pas adressé la parole depuis deux longs mois. Ce matin-là je me suis réveillée seule. Je sais que l’on était ivre mais tu n’as même pas eu la décence de me rester pour me dire en face que tu le regrettais. Alors tu m’excuseras si j’ai eu la trouille de t’annoncer que l’on allait avoir un bébé.


-Non … Attend … Je ne t’en veux pas … Ce n’est pas … Tasha écoute …
-J’ai fait des erreurs je ne vais pas le nier mais je ne suis pas la seule fautive. Cette nuit-là tu m’as dit de très jolie choses. Tu m’as dit que tu m’aimais,
expliqua Natasha en sentant les larmes lui monter aux yeux.


-Je le sais et ça fait deux mois que je me sens coupable de m’être comporté comme le pire des enfoirés avec toi et aussi avec Megan. Je ne suis pas en colère., arriva-t-il enfin à s’excuser en se sentant encore plus mal en voyant à quel point elle semblait affectée. Il avait tellement à lui dire mais si peu de mots semblant convenir à la situation. Elle s’adoucit légèrement en voyant l’expression de son visage.


-Écoute je n’ai aucune envie de remuer le passé ce n’est pas pour ça que je suis ici. Je tenais à te dire que quoi qu’il arrive je compte bien garder cet enfant et j’aimerais sincèrement qu’il ou elle ait l’occasion de connaître son père. Seulement je suis parfaitement consciente des conséquences que ça aurait sur ta vie et je n’ai aucune envie que tu aies l’impression de nous devoir quoi que ce soit. Alors l’importance que tu auras dans sa vie ne dépendra que de ce que tu souhaites. Promets-moi uniquement de bien réfléchir avant de prendre une décision parce qu’une fois que ça sera fait il n’y aura pas de retour en arrière possible. En tout cas, moi je n’en aurais pas la force, expliqua-t-elle en essayant de ne pas s’effondrer. Cette conversation était nécessaire mais elle était terrifiée par la réponse. Il s’apprêta à répondre quand Rich rentra en trombe dans le bureau.


-Hé, patron il y a du nouveau sur le dernier tatouage … Oh je suis désolé, s’excusa l’informaticien en levant la tête de son dossier pour observer ses collègues visiblement en pleine discussion.
-Rich ! Ce n’est vraiment pas le moment.
-Non, c’est bon. Personnellement j’ai fini,
s’excusa la jolie policière avant de fuir en direction d’un couloir isolé du quartier général. De son côté Edgar dû intervenir sur le dossier qui venait de lui être apporté.

Le consultant, quant à lui, ne pût s’empêcher de partir à la recherche de sa collègue. Il n’était pas certain de savoir pour quelle raison il le faisait car ils n’avaient jamais été proches. Ça leur arrivait parfois de blaguer lors de discussions de groupe mais ce n’était jamais allé plus loin. Pour autant cette situation lui faisait de la peine. Quiconque ayant un minimum de cœur pouvait voir que les deux coéquipiers étaient parfaits l’un pour l’autre. Ils méritaient de former une famille. C’est pour cela qu’il finit par se rendre dans un couloir peut connu près du local d’entretien. Tasha était assise par terre dos au mur. L’informaticien la rejoint.


-Je m’excuse de vous avoir interrompu tout à l’heure. Je suppose que c’était la grande discussion.
-En effet, enfin tu ne pouvais pas vraiment savoir même si tu devrais apprendre à frapper aux portes. Ce n’est peut-être pas plus mal finalement. J’ai pu lui faire comprendre que je respecterais son choix par rapport au rôle qu’il souhaiterait jouer dans la vie du bébé mais on commençait à glisser vers un terrain que je ne suis pas encore prête à aborder
, expliqua Zapata de manière évasive. Le visage de Reade plein de culpabilité était gravé dans sa mémoire et elle ne savait pas comment l’interpréter.

 
-Tu n’as pas à te justifier. Tu essayes de faire ce qu’il faut et pour ce que ça vaut je trouve que tu ne t’en sors pas si mal.
-Si tu le dis,
souffla l’hispanique sceptique. Non seulement elle avait mis son cœur à nu devant plus de monde ces deux derniers mois que depuis le début de sa vie mais en plus elle était à fleur de peau, en permanence au bord des larmes. La policière savait que les hormones de grossesse accentuait sa tristesse mais c’était épuisant.


-Non mais je suis sérieux et je sais que ça doit être dur. Tu lui laisses tout le pouvoir de décision sans l’obliger à parler à Megan, sans lui demander quoi que ce soit pour votre enfant et alors même qu’il est plus qu’évident que tu es encore très amoureuse de lui. Tout ça atteint un niveau d’abnégation rare.


-Je pensais tous ce que j’ai dit seulement l’idée que l’on élève cet enfant ensemble alors que lui est en train de fonder sa propre famille me rend folle. Rien que d’imaginer que je doive leur déposer mon bébé une semaine sur deux pour qu’ils puissent jouer la famille parfaite alors que je rentrerais dans un appartement vide c’est …


-La définition même de l’enfer et définitivement pas une bonne idée,
interrompit Rich comme si c’était une évidence.
-Honnêtement je crois que je préfèrerais encore l’avoir seule. Après tout je sais que je peux le faire. Je ne serais pas la première mère célibataire au monde, déclara-t-elle lasse.


-Ce n’est pas parce que tu peux faire quelque chose seule que tu le dois. Tu pourras toujours compter sur l’équipe c’est certain. Je suis sûr que Jane et Patterson sont déjà en train d’imaginer dieu sait quoi pour gâter cet enfant. En plus, on sait tous les deux que peu importe à quel point la situation est compliqué jamais Reade n’abandonnerait son enfant.


-Depuis quand est-ce que tu es aussi perspicace ? Plus sincèrement tous ce qui compte pour moi c’est de donner à mon bébé la famille que je n’ai jamais eue. Après tout je savais qu’il était fiancé. Je ne peux m’en prendre qu’à moi pour avoir cru avoir une chance, se blâma la jeune femme incapable d’imaginer une fin heureuse à leur relation.


-Je ne suis pas d’accord. On ne regarde pas une amie de la manière dont il te regarde. Les amis ne couchent généralement pas ensemble non plus, enfin pas dans ses circonstances en tout cas. Je n’en ai pas l’air mais je ne suis pas aveugle. Depuis deux mois il reste plus tard, ne parle plus de Megan, plus d’une fois je l’ai vu t’observer, prêt à te parler. Je ne remuerais pas le couteau dans la plaie plus que nécessaire mais en ce qui concerne l’équipe la meilleure manière de donner une famille à votre enfant n’est pas en enterrant tes sentiments, bien au contraire. En prenant quelques risques tu pourrais même avoir tous ce dont tu as toujours rêvé, essaya de rassurer l’informaticien.

Il n’avait jamais été très doué pour aider les gens à parler de leurs sentiments. En plus, il ne souhaitait pas vraiment aller trop loin dans l’intimité du (ils l’espéraient tous) futur couple.
-Merci, murmura la jeune femme pleine de gratitude.

Jamais elle n’aurait pensé que ce serait Rich qui pourrait lui remonter le moral à ce point. Après quelques minutes ils retournèrent travailler et à la fin de la journée l’hispanique rentra chez elle pour se reposer. Elle enfila des vêtements plus confortables mit de la musique puis se prépara une infusion et un en cas. Environ une demi-heure plus tard elle entendit frapper à sa porte. Natasha alla ouvrir avec le pressentiment de déjà connaître l’identité de son visiteur.


-S’il te plaît ne me ferme pas la porte au nez. Je l’aurais mérité car je suis un idiot mais un idiot vraiment désolé. Tout à l’heure il y a tellement de chose que j’aurais voulu te dire mais avec tous ce qu’il s’est passé dernièrement je n’arrive pas à exprimer correctement ce que je ressens, déblatéra-t-il à toute vitesse.

Dès qu’il avait été visible Edgar s’était mis à parler de crainte de ne plus pouvoir le faire par la suite. Zapata ne pût s’empêcher de sourire devant sa maladresse. C’était évident qu’il était venu mettre les choses au clair, sans aucune animosité ni aucun regret. Il était plus que temps qu’ils se parlent et pas uniquement de leur futur enfant. La brune se décala pour le laisser entrer. Le duo se dirigea dans le salon mais aucun d’eux ne s’assit.


-Essaye juste de parler comme ça te viens. Il se trouve que ça marche plutôt bien pour moi depuis quelques jours, déclara-t-elle avec bienveillance, consciente qu’ils avaient tous les deux de gros problèmes de communication. Le jeune homme lui rendit son sourire touché puis pris une grande inspiration.


-J’ai rompu avec Megan il y a une semaine quand je suis rentré de l’hôpital.
-Quoi ? Pourquoi ? Je suis vraiment désolée,
murmura la jolie policière en bégayant sous l’effet du choc. Dire qu’elle ne s’y attendait pas était un euphémisme.


-Moi je ne le suis pas. C’est une belle personne mais j’aurais dû le faire dès que tu es revenue et que j’ai réalisé combien j’étais toujours fou amoureux de toi ou même il y a deux mois après que l’on a passé la nuit ensemble. Seulement je me sentais bien trop coupable. Le pire c’est qu’en ne voulant faire souffrir personne tout l’inverse c’est produit.

-Est-ce que tu lui as dit toute la vérité ? Interrogea l’hispanique émue.
-Je l’ai fait. Je m’en veux vraiment de l’avoir fait souffrir mais je me devais d’être honnête avec elle. Tu es celle que j’aime mais Megan reste quelqu’un de bien et elle ne méritait pas que je lui mente, expliqua le directeur adjoint sans détour. Ils s’étaient voilé la face pendant trop longtemps.


-Alors tu le pensais. Ce que tu m’as dit cette nuit-là tu le pensais sincèrement. S’il te plaît dis-moi que ce n’est pas à cause du bébé parce que je ne veux pas que …
-Je pensais chaque mot et bien plus encore. Tu sais, après lui avoir parlé de notre nuit ensemble et de ta grossesse elle m’a demandé si c’était l’erreur d’une nuit de deux ivrognes ou si j’avais des sentiments pour toi. J’aurais pu lui dire que je l’aimais et tout faire pour sauver notre relation mais ça aurait un mensonge. Quand j’ai entendu Jane dire que tu étais enceinte et une fois le choc passé ça m’a réveillé. Plus rien ne comptait à part savoir que vous alliez bien tous les deux, c
ontinua-t-il tendrement en approchant son corps du sien. Elle ferma les yeux en se mordillant la lèvre. Une larme coula sur sa joue, larme qu’il s’empressa immédiatement d’essuyer à l’aide de son pouce. Amoureusement il déposa ses lèvres sur sa joue. Ils restèrent ensuite front contre front.


-J’imagine que ça veut dire que l’on va faire ça ensemble,
supposa la belle brune avec le plus grand des soulagements.
-Absolument, je veux être là pour toi et pour notre enfant. J’en ai réellement envie,
murmura Edgar tout en se penchant vers elle. Il s’apprêta à l’embrasser quand elle posa ses mains sur son torse pour le stopper. Il la regarda dubitatif


-Je t’aime Reade. Je le pensais quand je te l’ai dit la première fois et je le pense toujours. Seulement ce n’est plus qu’à notre sujet maintenant et c’est illusoire de croire que l’on a aucun problème. En partant ce matin-là tu m’as brisé le cœur. Tout ça parce que l’on n’a jamais été capable de parler de nos sentiments de manière adulte. J’ai mes torts aussi. Au cours des années j’aurais pu être honnête mais je n’en ai jamais trouvé la force. Il faut que l’on se rende à l’évidence on a un vrai problème de communication.


-Malheureusement, je ne peux pas te contredire mais qu’est-ce que …
-On pourrait y aller en douceur, apprendre à communiquer correctement et à séparer personnel et professionnel, mettre progressivement les choses en place pour le bébé mais aussi régler nos propres problèmes personnels. Si je propose ça c’est parce que je veux vraiment que ça marche.


-Moi aussi j’en ai envie et quoi qu’il arrive on ira à ton rythme,
conclut Edgar amoureusement. Il voulait tout faire pour l’aider et rationnellement il savait qu’elle avait raison. Ils avaient beaucoup de choses à régler ensemble et séparément.

Après quelques minutes enlacés Natasha s’écarta. Elle alla fouiller dans son sac à main, en sorti une clef USB, attrapa son ordinateur sur le comptoir de la cuisine, lui pris la main et elle les dirigea vers le canapé.


-D’habitude le premier rendez-vous de suivi se fait plus tard que ça mais quand j’ai été admise à l’hôpital mon médecin m’a fait une échographie pour me rassurer, expliqua-t-il en allumant l’ordinateur. La belle brune ouvrit le fichier et s’adossa dans le canapé. Au bout de quelques secondes le jeune homme put voir apparaître la vidéo de l’examen de la semaine passée. En entendant les battements de cœur si distinctement ce fut à son tour de voir une larme couler sur sa joue tant l’émotion était grande.


-Mon Dieu c’est notre bébé, chuchota-t-il en passa un bras autour de ses épaules. Pendant près d’une dizaine de minutes ils restèrent ainsi, à observer les premières images de leur enfant. Pour la première fois depuis des mois ils avaient enfin le sentiment que tout se mettait en place. Une longue discussion plus tard Reade s’apprêta à rentrer chez lui bien plus léger qu’à son arrivé. Elle lui tendit la clé en souriant.


-Tu devrais la garder Patterson m’a déjà fait plusieurs copies pour ma famille.
-Bien sûr qu’elle l’a fait. Je vais rentrer. Il faut que tu te reposes.
-J’y compte bien, ton bébé a une sacré tendance à m’épuiser,
annonça-t-elle doucement

-Notre bébé, je crois que je ne vais pas me lasser d’entendre ça avant … Jamais, pour être honnête, sourit l’afro américain béatement.
-Attend environ un an et demi et tu auras même le droit à papa, blagua la policière pourtant dans le même état.

Il l’embrassa sur la joue et rentra chez lui envoyant un message à son consultant pour le remercier de ne pas avoir hésité à faire preuve d’honnêteté. Quoiqu’il arrive désormais ils étaient prêts à faire face. Ils comptaient bien tous les deux faire en sorte que tous finisse par s’arranger non seulement parce qu’ils allaient être des parents mais aussi car ils s’aimaient plus que tout.

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Version fanfiction.net : https://www.fanfiction.net/s/13584568/1/Je-suis-amoureuse-de-toi

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