Disparue : Fanfiction Blindspot (3) chapitre 21 et 22

Présentation

disparue

Titre : Disparue

Résumé :

Quand un membre de l’équipe chargé de travailler sur les tatouages disparaît l’équipe de l’agent Novak est chargée de l’enquête. Ses proches vont d’ailleurs en apprendre beaucoup sur leur collègue et sur leurs sentiments à son égard.  Situé pendant la saison 3 Blindspot et le final de la saison 1 de Gone.

Publicités

Histoire « Disparue »

Chapitre 21

Tasha se réveillait après une énième séance de torture. Elle avait mal et se sentait vraiment faible. Zapata était sur le point de lâcher prise. Dire qu’elle était épuisée physiquement et psychologiquement était un euphémisme. La jeune femme ne pouvait pas en supporter plus. Elle ne pouvait plus se retenir de hurler ou de pleurer. Tous ce qu’elle voulait c’était que ça s’arrête. À chaque fois qu’ils la frappaient, l’électrocutaient ou lui injectaient toutes sortes de drogues elle faisait son maximum pour projeter son esprit dans un autre monde. À chaque fois que son corps se tordait de douleur elle s’imaginait en présence sa famille et à chaque fois qu’elle sentait ses mains sur sa peau elle pensait à Reade. Perdu dans ses pensées elle mit un moment avant de percevoir une nouvelle présence. Ses tortionnaires revenaient vers elle. Au bout d’une minute la brune se rendit compte qu’ils n’étaient pas seuls. Toute l’équipe mais aussi sa famille au complet et Amanda étaient là. Ils étaient attachés et couverts de bleus. En les voyant Natasha sentit la panique monter en elle, une terreur bien plus puissante que tous ce qu’elle avait connu auparavant.

-Ne les touche pas. Je te promets que si tu les touches je deviendrais ton pire cauchemar. Tu m’entends ne t’avise pas de les toucher, hurla-t-elle pleine de rage. Son père éclata de rire puis se tourna vers les nouveaux arrivants. Un à un ils recommençaient à les battre avec une violence rare. Son équipe tenait bien le choc tout comme ses frères et les deux autres jeunes femmes mais Rosa et les enfants n’étaient même plus conscients. Tasha criait et pleurait. Elle n’était plus capable de se maîtriser. C’était trop dur. Elle avait toujours tout encaissé mais elle ne pouvait pas supporter de les voir souffrir. L’idée de perdre les seules personnes qu’elle avait aimées lui était insurmontable.


-Chérie dis adieu à tes amis, lui murmura-t-il d’une voix malsaine. Il se tourna et leur mit à tous une balle dans la tête. À la vue des corps sans vie de ses proches elle fondit en larme. Elle gémissait de douleur tant c’était insupportable. Elle n’avait toujours eu qu’un seul but dans la vie, les protéger et elle avait échoué. Ramon laissa les corps où ils étaient et recommença à la torturer mais cela n’importait plus. Elle était morte en même temps qu’eux.

Soudainement la jolie brune se réveilla dans son lit. Elle était en sueur et terrorisée. Ce n’était pas le premier cauchemar qu’elle faisait depuis son retour de l’hôpital une semaine auparavant mais celui-là était bien plus violent. Il lui avait paru tellement réel que s’en était terrifiant. Zapata n’arrivait pas à se calmer. Son angoisse était telle qu’elle ne pouvait plus respirer. Dans un besoin urgent de réconfort et sans réfléchir elle composa le numéro de téléphone de la seule personne qui pouvait l’aider.

-Hé Tash’ je sais qu’on est vendredi soir mais il est tard. Est-ce que tout va bien ? Demanda une voix masculine intriguée en décrochant presque immédiatement.
-Désolé je n’avais pas vu l’heure c’est juste que je ne savais pas vraiment qui appeler mais je peux te rappeler demain si tu veux, répondit-elle difficilement. Malgré la situation et leurs insistances elle s’était fait un devoir de ne pas devenir un poids. Cependant elle sanglotait et sa respiration était erratique. Son trouble était donc plus que perceptible.


-Tasha qu’est-ce qu’il se passe ? Interrogea Edgar d’un ton beaucoup plus sérieux. Il ne lui en fallait pas plus pour savoir qu’elle n’allait pas bien. Le son de sa voix lui brisait le cœur. Son amie paraissait tellement affectée, presque terrifiée. Le jeune directeur adjoint se promit de ne pas la laisser raccrocher avant de connaître la raison de son mal être. Peu importe qu’elle le repousse ou non.
-Rien de grave c’est juste que … Enfin je viens de faire un cauchemar assez violent et j’ai quelques difficultés à me rendormir mais je ne voulais pas te déranger je n’aurais pas dû …
-Non au contraire tu as bien fait de téléphoner. En plus de ça tu n’as pas à t’inquiéter je ne dormais pas et je n’étais pas occupé. D’ailleurs même si je l’avais été rien ne m’aurait empêché de te répondre. Tu as envie de parler ?


-L’idée n’est pas mauvaise même si pour être honnête je ne saurais pas par où commencer. Mon Dieu j’ai l’impression de retourner 15 ans en arrière,
souffla l’hispanique en se sentant légèrement mieux. Rien que d’entendre sa voix l’apaisait énormément. Il avait toujours eu ce don.
-Ce n’est pas ton premier n’est-ce pas ? Tu en as déjà fait depuis que tu es rentrée.
-Oui toutes les nuits mais jusque-là j’avais toujours pu gérer. Après tout c’était loin d’être mes premiers cauchemars. Seulement ce soir c’est différent. C’était tellement réel Reade, tellement réel que j’ai l’impression qu’il est encore là,
expliqua Natasha faiblement. Elle était actuellement dans son canapé, enveloppée dans une couverture et toutes les lumières de son appartement étaient éteintes. Pour la première fois depuis longtemps elle n’arrivait pas à reprendre le dessus seule. Elle avait besoin de son aide et elle le savait.


-Je te l’ai dit je suis là pour toi, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Je vois bien que ça ne va pas et je n’aime pas l’idée que tu sois seule maintenant. Est-ce que tu veux que je vienne ? Proposa le jeune homme préoccupé. Si ce cauchemar l’avait chamboulé à ce point c’est qu’il devait avoir fait remonter beaucoup d’émotions. Il avait connu ça. Reade savait donc qu’elle avait besoin de soutien et de réconfort.
-Il est tard et tu as probablement du travail demain. J’avais juste besoin d’entendre une voix amicale. Je ne veux pas te déranger.


-Je serais là dans quinze minutes,
affirma le directeur adjoint en constatant qu’elle ne lui avait pas donné une réponse négative. Malgré sa gêne à l’idée de le faire déplacer la jeune femme était soulagée de le savoir en chemin. Même si ce n’avait été qu’un rêve voir les personnes qu’elle aimait le plus au monde se faire assassiner l’avait vraiment remué. Avoir son partenaire à ses côtés ne pouvait qu’être bénéfique.

Inquiet il ne prit même pas le temps de se changer. Edgar sauta immédiatement dans sa voiture en jogging et t-shirt gris. À peine dix minutes plus tard il arriva à destination. On avait beau être à New York il était près de minuit et personne ne roulait à cette heure. En plus il n’avait pas vraiment respecté les limitations de vitesse souhaitant rejoindre sa meilleure amie au plus vite. Le policier monta les escaliers quatre à quatre et se retrouva devant la porte de sa collègue. Ne percevant ni lumière, ni bruit après avoir frappé deux fois il utilisa sa clef de secours pour rentrer.

Sans difficultés il continua son chemin dans le noir pour ne pas la perturber. Reade la trouva la tête dans les mains, assise sur son canapé, un plaid sur les épaules. Il s’approcha discrètement, s’agenouilla en face d’elle et passa deux doigts sous son menton pour voir son visage. Tasha avait les yeux rouges et brillants, des traces de larmes sur ses joues, ses cheveux étaient lâchés, mêlés et la manière dont elle était recroquevillée la faisait paraitre encore plus petite. La voir si mal lui retournait le cœur. La jeune femme plongea immédiatement son regard dans les envoutantes prunelles marrons de son partenaire trouvant l’apaisement dont elle avait tant besoin. Délicatement il posa sa première main sur les siennes quand l’autre frôlait sa joue. Elle se laissa aller à cette délicieuse caresse, appréciant le contact de sa peau contre la sienne.


-Merci, murmura-t-elle la voix rauque.
-Toujours ; ça va aller maintenant. Je suis là et je ne te lâcherais pas. Tu n’as plus à avoir peur, je suis là, répéta-t-il plusieurs fois en continuant son geste avec délicatesse. Quand il s’assit sur le canapé Tasha se blottit immédiatement contre lui. Pendant près d’une demi-heure ils restèrent enlacés. Reade lui murmurait des mots doux tandis qu’elle enlaçait leurs mains. La présence de son coéquipier lui permit d’effacer les images macabres de son esprit.

-Encore une fois, merci. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, avoua Zapata en se redressant. Elle savait que pour aller mieux elle devait extérioriser ses sentiments. Ce qui n’était pas une chose facile pour elle. Néanmoins elle était heureuse de le faire en présence d’Edgar.
-Heureusement tu n’auras jamais à le découvrir. Tu te sens mieux ? Est-ce que tu es prête à me raconter ce qu’il s’est passé exactement ?


-Depuis le début de la semaine j’avais ces cauchemars qui ressemblaient d’ailleurs bien plus à des souvenirs mais comme je te l’ai dit ce n’était pas ma première fois. Après ce qu’il s’est passé je savais que ça arriverait. Ce n’était même pas vraiment un problème, je savais comment y faire face. Seulement ce soir le scénario a changé. Le début était le même. J’étais dans l’entrepôt et je reprenais conscience une nouvelle fois mais cette fois-ci tu étais là, vous l’étiez tous, alignés et attachés. Il vous battait pendant ce qui semblait être une éternité et tous ce que je pouvais faire c’était regarder. Quand il en a eu marre il m’a souri puis il vous a … Il vous a tous mis une balle dans la tête,
termina la brune. Le formuler à haute voix lui permettait de réaliser qu’aussi douloureux que ce rêve ait été, ce n’était pas réel. Son ami la regarda, peiné. Il comprenait mieux pourquoi elle était dans cet état. Tasha était le genre de personne qui accordait plus de crédit à la vie de ses proches qu’à la sienne. Imaginer une telle chose avait dû la briser.


-Je suis content que tu m’es appelé. Même si tu es assez forte tu n’as pas à faire face seule. N’importe qui aurait été chamboulé par un tel rêve.
-Maintenant que ça va mieux je me rends compte que le pire ce n’est pas le cauchemar mais la façon qu’il a de rentrer dans ma tête alors même qu’il est mort. Les autres nuits ce n’était que des passages où il me frappait et aussi sordide que ça sonne, je pouvais encaisser, j’ai appris à le faire. Le truc c’est que … Quand j’étais là-bas, je veux dire, quand j’y étais vraiment, ma seule peur c’était qu’il s’en prenne à un de vous sans que je ne puisse rien y faire. L’idée d’être totalement impuissante face à ce qu’il pourrait vous faire, à ma famille ou encore à ma nièce me rendait folle. Dieu seul sait ce qu’il lui aurait fait s’il avait eu une occasion de l’enlever ou s’il avait perçu à quel point vous comptez pour moi … Je peux être totalement honnête ?
Demanda timidement la jeune hispanique.


Bien sûr, toujours, répondit le directeur adjoint intrigué. Elle s’était plus confiée sur son passé en deux semaines que depuis qu’ils se connaissaient. Plus d’honnêteté paraissait compliquée.
-J’avais abandonné. Je pensais sincèrement que j’allais mourir soit après une énième séance de torture soit quand il en aurait marre de jouer avec moi. La seule raison pour laquelle j’ai tenté de m’échapper c’est pour l’abattre et libérer Ricky et Javier de son emprise une bonne fois pour toute.
-Oh Tasha,
murmura-t-il attristé par ce qu’il venait d’entendre. La perdre lui paraissait inconcevable mais, même s’il comprenait qu’elle soit prête à tout pour protéger ses proches, qu’elle accorde si peu d’importance à son existence le rendait malade. Elle était son monde et il ferait tout pour lui faire comprendre.


-J’ai froidement abattu mon père et j’en suis soulagée. Je dois vraiment être devenu un monstre.
-Quoi ? Mais non, bien sûr que non, tu es merveilleuse. Ça aurait été monstrueux si cet homme avait agi comme un père mais il n’était rien d’autre qu’un géniteur qui n’avait jamais cessé de te torturer. Que sa mort te soulage est normal, c’est humain. Enfin ce n’est pas là où je veux en venir … Tu comptes Tash’, tu comptes pour tellement de monde et même si je comprends pourquoi tu as pris ce risque ta mort aurait démoli énormément de vie, la mienne en premier,
avoua Edgar en caressant sa joue une nouvelle fois, laissant sa main continuer sa course dans ses cheveux. Zapata sourit profondément touchée par ce qu’elle venait d’entendre puis se réfugia dans ses bras.

Les deux jeunes gens poursuivirent leur étreinte jusqu’à ce que la jolie brune, épuisée mais en paix, finisse par somnoler.
-Tu es fatiguée il faut que tu retournes te coucher.
-Je ne suis pas certaine que ça soit une bonne idée. 
-Je comprends mais il faut que tu dormes, tu tombes de sommeil … Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Est-ce que tu veux que je reste ?
Bafouilla-t-il ne sachant pas comment le proposer sans mauvaise interprétation possible.
-Oui, s’il te plaît, acquiesça Tasha, percevant qu’il faisait son maximum pour qu’elle se sente mieux. Elle ne trouvait pas les mots pour dire à quel point elle était reconnaissante de l’avoir à ses côtés.

Sans besoin de plus d’explication ils se rendirent dans la chambre et se mirent au lit. Ils étaient allongés, dans les bras l’un de l’autre. La brune avait niché sa tête au creux de son cou alors qu’il avait passé son bras autour de sa taille. Malgré les circonstances Edgar était heureux de pouvoir être présent, de l’aider à se libérer de l’emprise de son père et surtout de lui apporter un peu de sérénité. La sentir près de lui était rassurant. Il savait que sa coéquipière était parfaitement capable de s’occuper d’elle. Après tout c’était la personne la plus forte qu’il avait rencontré. Seulement depuis son enlèvement Reade avait pleinement réalisé que toutes ses incroyables capacités ne la rendait pas immortelle. La vie était courte. Il venait seulement de réaliser à quel point.

Zapata, quant à elle, appréciait la tendresse de son partenaire, sa gentillesse et sa franchise. Être dans ses bras était magique. Elle oubliait toutes les horreurs, la douleur et la peur. Reade était la preuve qu’elle était encore capable de se sentir bien en présence d’un homme, qu’elle était encore capable d’aimer. Même si cette idée la terrifiait il était aussi la preuve qu’être vulnérable pouvait aussi être une très bonne chose. Rapidement ils tombèrent dans les bras de Morphée, trouvant tout ce dont ils avaient toujours eu besoin dans la personne à leur côté.

Le lendemain matin le directeur adjoint se réveilla le premier. Ils étaient dans la même position que la veille et il ne put s’empêcher de remarquer à quel point c’était agréable de se réveiller à ses côtés. Le jeune homme baissa la tête et l’observa. Elle semblait paisible, loin de toutes préoccupations. Il la trouvait tellement belle que ça paraissait irréel. Depuis sa sortie du coma leur relation avait changé. Ils avaient mis certaines choses aux clairs et n’avaient plus peur de se parler, de quoi que ce soit. Ils avaient atteint un niveau de proximité et d’intimité sans précédent. Le policier était profondément fou amoureux de son amie mais il était heureux que les choses se passent en douceur. Il ne voulait rien précipiter, rien gâcher. Progressivement il sentit le souffle dans son cou s’accélérer.


-Hé, bien dormi ? Demanda-t-il en la regardant tendrement.
-À merveille et toi ? Sourit Tasha emportée par la magie du moment.
-Parfaitement bien.
-Encore une fois merci pour hier soir. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi.
-Il va vraiment falloir que tu arrêtes de me remercier. Je suis sûr que tu aurais fait la même chose pour moi. En plus je suis vraiment heureux d’avoir pu t’aider. Tu te sens mieux ?
-Je me sens même plutôt bien. Ça m’a fait du bien de parler et aussi de dormir plus de cinq heures d’affilés sans cauchemar.


-Oui alors j’ai effectivement entendu dire que le sommeil pouvait avoir quelques vertus. Enfin ce ne sont que des rumeurs,
plaisanta Reade en se mordant la lèvre pour se retenir de l’embrasser. La jeune femme ne manqua pas ce geste ni la lueur dans ses yeux. Pendant un long moment le temps s’arrêta pour eux et ils restèrent à s’observer amoureusement, prenant le temps de profiter de la simplicité de ce qu’ils vivaient. La brune avait envie de faire la pas suivant mais elle savait qu’elle n’était pas prête. Ce n’était pas qu’être avec Reade l’effrayait, bien au contraire. Seulement elle devait d’abord se sortir de la tête tous ce qui concernait son enlèvement et son passé.
-Est-ce que ça te dit de prendre un petit déjeuner ? Demanda-t-elle consciente que l’intensité du moment était plus forte que ce qu’ils pouvaient actuellement gérer.
-Avec plaisir.

Zapata se leva puis partit dans la cuisine pendant que son ami utilisait le sac de voyage qui restait en permanence pour se laver et se changer afin de repartir directement au bureau. Quand tout fut près ils déjeunèrent joyeusement, parlant de choses bien plus légères comme les dernières bêtises de son neveux et sa nièce ou encore les nouvelles inventions de Rich et Patterson. Près d’une heure après leur réveil le directeur adjoint était sur le départ, devant se rendre à une réunion.

Dès qu’elle se retrouva seule Tasha s’empressa d’attraper son téléphone pour composer le numéro de Franck. Elle voulait vraiment que les choses changent. Pour ça elle avait besoin de parler à quelqu’un qui comprenait vraiment. Qui pouvait être mieux placé pour ça que quelqu’un ayant passé sa vie à s’occuper de victime de kidnapping et d’abus en tout genre. En l’entendant décrocher elle ne put s’empêcher de sourire. Elle n’aurait jamais cru pouvoir dire ça un jour mais elle était enfin libérée, libéré de son père, de son passé et de ses cauchemars. Natasha était libre et prête à être heureuse.

Publicités

Chapitre 22

-Tasha ! Cria Patterson dès sa sortie de l’ascenseur. La jeune blonde lui sauta dans les bras dès son arrivée dans l’open space. Elle fut immédiatement rejointe par le reste de l’équipe. En effet près d’un mois après son appel à Reade elle avait enfin été déclaré apte au service par ses médecins. Cela faisait presque trois mois depuis qu’elle avait été enlevé et Zapata était ravie de pouvoir travailler à nouveau.
-Tu sais que l’on s’est vu hier, fit remarquer la brune en les serrant un part un dans les bras.


-C’est vrai mais ça fait tellement longtemps que l’on travaille sans toi. Tu nous as énormément manqué. Après tout embêter les garçons à deux ce n’est pas aussi drôle.
-Hé … La fin mise à part je suis assez d’accord avec Patterson,
répliqua l’informaticien faisant semblant d’être offensé.
-Tu nous as manqué à tous, ajouta Weller.
-Merci beaucoup, vous m’avez également beaucoup manqué, tous autant que vous êtes. C’est agréable d’être de retour.
-Je suppose que ça veut dire que tu as hâte de retourner sur le terrain
-Ne m’en parle pas. Ça fait des semaines que je dis aux médecins que je vais bien mais …


-Une fois tu t’es échappé de l’hôpital quelques heures après t’être fait tirer dessus. Alors sur ce coup ils ont bien fait de ne pas t’écouter.
-Oh chéri tu dis ça mais tu n’es vraiment pas mieux,
défendit Jane en lançant un regard complice à sa meilleure amie. Les trois jeunes femmes se mirent à rire sous le regard dépité de leurs interlocuteurs masculins.
-A ce que je vois les bonnes choses ne changent pas. Nous n’avons vraiment aucune chance avec vous trois, annonça Reade souriant, en parlant pour la première fois depuis l’arrivée de sa partenaire.
-Non absolument aucune, répliquèrent-elles avec bonne humeur. La fine équipe continua de discuter pendant quelques minutes puis chacun retourna à son poste.

La policière fut saluée par quelques autres agents, ravis de la revoir, puis passa plusieurs heures à se mettre à jour dans la paperasse et les dernières enquêtes. La matinée se déroula dans le calme. Par conséquent ils décidèrent de sortir prendre leur pose déjeuné tous ensemble. Les cinq agents et leur consultant se rendirent, à pied, dans un petit café à côté de leur bureau. Ils s’installèrent à une table. Rich et Patterson étaient côte à côte. À sa gauche la blonde avait son amie Jane, elle-même près de son mari. Reade et Zapata occupaient les deux dernières places, l’un à côté de l’autre.

En entrant Edgar lui avait galamment tenu la porte puis il avait poussé sa chaise pour qu’elle s’asseye. Ses petits gestes n’étaient pas passés inaperçus aux yeux de l’équipe. La brune n’avait pour autant pas prêté attention à leurs échanges silencieux, touchée par sa délicatesse. Néanmoins ce n’était pas nouveau pour elle. Son partenaire avait toujours été au petit soin. Trouvant le parfait équilibre entre galanterie et respect. Le repas défila à une vitesse phénoménale dans la joie et la bonne humeur. Sur le chemin du retour le directeur adjoint reçu un coup de téléphone.


-Il y a eu une prise d’otage en ville. Apparemment ça serait lié à une de nos récentes enquêtes. Jane, Weller, ils nous attendent sur place. Rich, Patterson et Tasha vous coordonnez les opérations depuis le bureau, annonça-t-il en reprenant son air professionnel.
-Je suis habilitée à retourner sur le terrain je peux venir avec vous, répliqua la jeune femme ne voulant pas être mise de côté. Elle avait passé tellement de temps loin de son équipe. Travailler avec eux lui avait manqué et même si elle s’était sentie à sa place dès son retour Tasha souhaitait vraiment que tout redevienne comme avant. De plus elle savait qu’ils n’avaient pas besoin d’être trois pour la tâche qu’il venait de leur confier.


-Je n’en doute pas mais c’est ton premier jour il vaut mieux que tu reprennes en douceur. Ne t’inquiète pas il y aura plein de policier sur place. On va gérer, conclut l’afro américain incapable de contrôler son angoisse à l’idée de la savoir face au danger à nouveau. Il était conscient qu’elle était apte à les accompagner. Elle avait toujours été la plus forte, la plus intelligente et la plus compétente dans leur partenariat. Seulement la douleur qu’il avait ressentie lorsqu’elle lui faisait ses adieux, était encore bien trop présente dans son esprit et dans son cœur. L’hispanique les regarda partir après avoir échangé un regard perplexe avec ses deux meilleures amies. Aucune des trois jeunes femmes ne comprenait ce comportement. Après tout Reade avait toujours été heureux de collaborer avec sa coéquipière. Ils formaient une équipe parfaite, fonctionnant dans une harmonie inébranlable. Le seul conflit qu’ils avaient eu était juste avant son départ pour la CIA mais toute l’équipe savait que ça n’avait été qu’une conséquence de leurs sentiments inexprimés.


-J’imagine que tu dois être énervée. Je le serais à ta place mais il faut qu’on bouge. On a du boulot, fit remarquer la blonde compatissante.
-Tu as raison mais quand la crise sera passé il va vraiment falloir que l’on discute.
-C’est une excellente idée,
conclut l’informaticienne en observant la réaction de son collègue. Ils étaient touts conscients que la tension entre les deux partenaires avait augmenté en même temps que leur proximité. Ils allaient effectivement devoir se parler avant que la situation ne dégénère.

Environ deux heures plus tard la prise d’otage était terminée et les trois agents étaient de nouveau au bureau. Zapata se rendait au laboratoire des deux informaticiens après avoir coordonné la fin de l’opération avec la police locale lorsqu’elle croisa son collègue au détour d’un couloir.
-Tu es occupé ? Demanda la jolie brune, appréhendant la suite de la conversation.
-Je n’ai rien d’urgent en cours pourquoi ? Tout va bien ?
-Oui mais … Enfin il faut qu’on parle, annonça-t-elle en l’emmenant vers un endroit moins fréquenté. Ils se retrouvèrent dans un corridor isolé.
-Tu es sûre que tu te sens bien ? Quel est le problème ? La questionna-t-il intrigué.


-Le problème c’est ça. J’apprécie que tu t’inquiètes et je ne te remercierais jamais assez pour tous ce que tu as fait pour moi, en particulier ces derniers mois. Je traversais une période difficile et je ne m’en serais pas sorti sans toi. Seulement maintenant je vais bien. Un chirurgien et deux psychologues l’ont confirmé alors s’il te plaît ne me mets plus de côté en service. Je suis aussi compétente que vous tous et je n’apprécie pas que tu le remettes en question. On a déjà eu cette discussion par le passé. Je suis un agent de terrain et non pas une analyste, déblatéra la jeune femme énervé. Elle avait l’impression de revenir deux ans en arrière, quand tout allait mal entre eux.
-Tash’ je suis désolé. Je ne voulais vraiment pas te donner l’impression de douter de tes capacités. Tu es la meilleure agent que je connaisse. Ça n’a pas changé et ça ne changera jamais.
-Alors quoi ? Tu crois que je suis instable à cause de ce qu’a fait mon psychopathe de père ?  Je suis la même personne qu’il y a trois mois. La seule chose qui a changé c’est que maintenant vous savez.


-Bien sûr que non je ne doute pas de ton état mental … Le truc c’est que … Non laisse tomber. Je te promets que je ne le referais plus. Je m’excuse sincèrement si je t’ai blessé ce n’était pas mon intention,
expliqua Edgar penaud. Il s’en voulait énormément de l’avoir fait souffrir et il comprenait son point de vue seulement ses émotions étaient puissantes, conflictuelles et contradictoires.  Le jeune homme n’arrivait pas à organiser ses idées.
-Je ne t’en veux pas mais explique-moi s’il te plaît. Il se passe quelque chose, je le sens bien et je ne veux pas que l’on se dispute comme avant, supplia-t-elle calmement. Les paroles sincères de son ami avaient apaisé sa colère mais elle avait encore besoin de comprendre.
-C’est rien. Tu n’as vraiment pas à t’inquiéter …
-Tu es mon ami évidement que je suis préoccupée quand je sens que quelque chose te tourmente. On est là l’un pour l’autre.


-Toujours,
murmura tendrement Reade en lui souriant faiblement. La brune s’approcha un peu plus, lui prit les mains et prononça d’une voix douce.
-Alors parle-moi. Qu’est-ce qu’il se passe ?
-La vérité Tasha c’est que ma réaction n’a rien à voir avec tes capacités mais tout à voir avec mes sentiments pour toi. Je n’arrive pas à oublier la douleur atroce que j’ai ressenti lorsque les ambulanciers ont dit qu’il n’y avait plus rien à faire et que je pensais avoir perdu la femme que j’aime,
confessa le policier incapable de contenir ses sentiments plus longtemps. Quand elle entendit cette annonce le cœur de Natasha fit un bond dans sa poitrine. Elle avait attendu ce moment depuis des mois ; si ce n’est des années. Pourtant la policière n’arrivait pas à exprimer cette réciprocité à haute voix.
-Edgar, je, commença-t-elle en bégayant.


-Laisse tomber. Tu n’as pas à te sentir obliger de dire quoi que ce soit,
conclut le directeur adjoint en prenant son manque de réaction pour un rejet. Il partit dans son bureau sans se retourner, ne voulant pas rendre la situation plus difficile.

Zapata, quant à elle, resta dans le couloir à réfléchir, à accepter ce qu’il venait de se passer. Une fois le choc absorbé elle se dit qu’elle devait vraiment demander conseil à ses amis. Ils auraient une opinion plus objective et plus saine. En effet l’hispanique avait vécu dans la douleur et la peur pendant tellement longtemps que c’était difficile d’en sortir du jour au lendemain. À peine deux minutes après avoir reçu son message Kurt s’assit sur le sol, à ses côtés.
-Tu savais ?


-Quoi ?
L’interrogea-t-il ne comprenant pas sa question.
-Est-ce que tu savais que Reade était amoureux de moi ? Répéta la jeune femme plus fermement mais sans agressivité. Tasha voulait lui faire comprendre qu’elle n’abandonnerait pas avant d’avoir une réponse.
-Oui il m’en a parlé à l’hôpital quand tu étais dans le coma, mais pour être honnête je l’avais perçu bien avant. Bon sang qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’après avoir appris une telle nouvelle tu sois au plus bas ? Ne me dis pas que tu ne ressens pas la même chose.
-Est-ce que je suis vraiment si facile à décrypter ? D’abord les filles, ma famille, Amanda et maintenant toi …


-Tu es loin d’être facile à analyser mais on te connait bien. En plus ça fait des années que votre relation a évolué. Ça a toujours été une évidence.
-Je n’avais jamais remarqué qu’il … Enfin il y a bien eu une fois mais après coup nous avions convenu que c’étaient les antidouleurs.
-Les médicaments n’avaient rien à voir là-dedans. Le fait est Tasha que tu t’accordes bien moins de crédit que nous le faisons. Je pense que si tu te voyais comme il te voit vos problèmes de communication seraient réglés. Est-ce que je peux te demander pourquoi tu ne lui as pas avoué tes sentiments ?
-J’ai essayé. J’ai vraiment essayé seulement je ne savais pas comment mettre des mots sur ce que je ressens. Tu l’as dit toi-même ; il me met sur un piédestal et je n’ai jamais été doué pour exprimer mes sentiments. Quant à mes relations passés, je n’ai pas besoin de te faire un dessin. C’étaient soit des bookmakers soit des crétins rencontrés dans un bar. Reade est merveilleux et ce que j’éprouve pour lui c’est tellement réel.


-Il faut que tu lui expliques comme tu viens de le faire. Sincèrement on est tous plus ou moins bousillé par notre boulot et par la vie mais dans ce genre de situation tous ce qu’on a c’est l’honnêteté. Je te l’ai déjà dit ; tu mérites d’être heureuse et vous deux ça pourrait marcher,
rassura le jeune père. La brune s’apprêta à répliquer quand son téléphone sonna. Son ami la regarda d’un air interrogatif.
-Franck et son équipe sont en ville et ils sont libres pour la soirée. Il voulait savoir si on était disponible pour aller prendre un verre.


-C’est parfait. Tu lui dis de venir à l’appartement comme ça on passe la soirée tous ensemble dans une atmosphère décontractée et quand tu te sens prête tu le prends à part pour lui parler.
-Tu n’as pas à faire ça je peux …
-J’y tiens. On pourrait apprendre à connaitre cette équipe dans des circonstances ordinaires. J’ai pu voir que l’on avait pas mal de point commun. En plus si j’explique à Jane que je n’ai rien fait pour vous aider elle risque d’avoir des envies de meurtre,
conclut Weller en souriant.

Elle se mit à rire à cette remarque en imaginant parfaitement la réaction de sa meilleure amie. La jeune femme n’était pas certaine de ce qui allait se passer par la suite mais elle savait que Kurt avait raison. Ils devaient parler à cœur ouvert et l’appartement de leurs collègues serait un terrain neutre. Tasha était encore sous le choc. Il l’aimait. C’était à la fois inespéré mais aussi terrifiant. Peut-être qu’enfin elle allait avoir cette fin de conte de fée dont sa grand-mère n’arrêtait pas de lui parler quand elle était enfant.

Version fanfiction.net : https://www.fanfiction.net/s/13215022/1/Disparue

Publicités

Remerciement

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, merci pour votre attention et j’espère que la lecture vous à plus. Si vous avez des remarques ou des suggestions rejoignez-nous sur les réseaux sociaux, envoyez un mail à l’adresse indiquée ou contactez-nous à travers le formulaire. C’est avec plaisir que je répondrais à toutes vos questions et que je dialoguerais avec vous dans le but de vous aider mais aussi de m’améliorer.

N’hésitez pas à vous abonnez-vous à mon blog

Cliquez pour recevoir directement le nouveau contenu dans votre boîte de réception. Ainsi vous serez les premiers au courant de notre actualité, des histoires publiés mais aussi de nos dernières promotions et bons plans sur Etsy.

Laisser un commentaire

Recevez un cadeau dans votre boîte mail dans la semaine.

%d blogueurs aiment cette page :