Disparue : Fanfiction Blindspot (3) chapitre 19 et 20

Présentation

disparue

Titre : Disparue

Résumé :

Quand un membre de l’équipe chargé de travailler sur les tatouages disparaît l’équipe de l’agent Novak est chargée de l’enquête. Ses proches vont d’ailleurs en apprendre beaucoup sur leur collègue et sur leurs sentiments à son égard.  Situé pendant la saison 3 Blindspot et le final de la saison 1 de Gone.

Publicités

Histoire « Disparue »

Chapitre 19

Il était tard ce soir-là mais Edgar ne rentra pas chez lui après le travail. Cela faisait plusieurs jours qu’il entendait ses deux collègues parler de leur amie alitée et même s’il savait qu’elle allait mieux le jeune homme ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour sa meilleure amie. En plus de ça elle lui manquait. Son sourire, son rire et leur complicité constante lui manquait. Maintenant qu’elle était réveillée il ne cessait de chercher des excuses pour aller la voir, passer du temps avec elle. Le jeune homme avait réalisé à quel point il avait besoin d’elle dans sa vie.

Reade avait beaucoup réfléchi dernièrement. Les paroles de Megan et les derniers mots de Tasha avant son arrêt cardiaque ne cessait de lui revenir en mémoire. Il pensait que ça ne voulait rien dire. Pour lui son aveu n’était dû qu’à sa condition physique et à l’enfer qu’elle venait d’endurer mais Weller n’était pas de son avis. Son ami avait fait germer l’idée que peut-être ses sentiments étaient réciproques. L’afro américain commençait même à envisager de se déclarer. Seulement si ça devait arriver il voulait faire les choses biens. Il s’était donc promis d’attendre qu’elle soit complètement remise de son enlèvement parce que tout devait être parfait. En attendant il prendrait soin d’elle.

Afin de l’aider à se changer les idées le directeur adjoint lui avait donc préparé une surprise. En arrivant à l’hôpital il partit obtenir l’autorisation des infirmières puis se rendit dans la chambre de sa coéquipière.
-Hé, est-ce que je dérange ? Demanda-t-il timidement en frappant à la porte. Zapata était pensivement en train de regarder un film sur l’ordinateur apportée par Patterson. En entendant la voix de l’homme qui hantait ses rêves la jeune femme releva la tête pour vérifier qu’elle n’avait pas halluciné.
-Reade, bien sûr que non entre. Je suis contente de te voir mais qu’est-ce que tu fais ici à une heure pareille ? Est-ce que tout va bien ? Répondit la brune intriguée mais souriante.


-Il se peut que j’aie entendu dire que les journées à l’hôpital n’étaient pas très divertissantes. J’ai supposé qu’un peu de compagnie te ferrais du bien.
-Tu as entendu dire hein … J’ai bien une petite idée de l’identité de tes sources.
-Je ne vois pas du tout de quelles sources tu parles. Je ne me base que sur ma propre expérience. Sinon j’ai une petite surprise pour toi … Ça te dirait d’aller faire un tour ?
Questionna son ami pour détourner l’attention. C’était plus qu’évident que leurs deux collègues avaient un rôle à jouer dans sa venue mais elle ne s’en formalisa pas. Zapata était toujours ravie de pouvoir passer du temps avec son meilleur ami.
-Tu rigoles ? Évidemment, j’adorerais ça mais les infirmières ne sont pas vraiment du genre à accepter les escapades nocturnes. Déjà de jour j’ai du mal à les convaincre de me laisser aller plus loin que le couloir.


-Je suis passé les voir avant de te faire cette proposition et j’ai réussi à passer un accord. Tu peux venir avec moi mais tu dois te déplacer avec ça,
annonça Edgar en pointant le fauteuil roulant du doigt. L’hispanique leva les yeux au ciel en feignant l’exaspération puis elle sourit.
-C’est vraiment parce que je n’en peux plus.

Une fois qu’il eut approché l’engin du lit elle refusa son aide et s’y assit seule. Cela le fit sourire de voir que sa meilleure amie n’avait rien perdu de son caractère. Il était aussi heureux de constater qu’elle allait de mieux en mieux. En effet quand il était venu quelques jours plus tôt Tasha avait des difficultés à bouger et la rééducation semblait l’épuiser. Aujourd’hui elle se déplaçait avec aisance sans montrer de signe de douleur. Ils se rendirent en silence jusqu’à l’ascenseur puis sa coéquipière le regarda surprise quand il appuya sur le bouton correspondant au dernier étage. Au bout de quelques minutes ils arrivèrent devant une porte qui menait sur le toit.


-Je me suis dit que ce n’était pas parce que tu n’avais pas le droit de sortir qu’on ne pouvait pas prendre un peu l’air. En plus la vue ici est vraiment magnifique et j’ai apporté à manger, expliqua Edgar légèrement nerveux devant son silence.
-Merci, murmura Natasha touchée.

Personne n’avait jamais été aussi attentionnée avec elle. Venant de son partenaire elle savait que ce n’était pas de la pitié mais délicatesse et bienveillance, de la gentillesse à l’état pure. Les deux jeunes gens échangèrent un regard tendre puis ils s’installèrent sur une couverture, adossés contre un mur à observer les lumières de la ville et les étoiles. Pendant près d’une demi-heure ils discutèrent de l’équipe, de leurs familles, de sport ou encore de cinéma. Ils étaient bien tous simplement. Il n’y avait ni pression ni angoisse. Au bout d’un moment la brune se tourna vers son ami.
-Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas dit que toi et Megan vous aviez rompu ? Se lança-t-elle hésitante. Il l’observa quelques secondes et baissa légèrement la tête.


-Tes sources sont les mêmes que les miennes je suppose ? Demanda Edgar un léger sourire aux lèvres. Il s’était douté que tôt ou tard il devrait lui parler de sa rupture. De plus ça ne l’étonnait guère qu’elle l’ait apprise seule. Les secrets ne faisaient pas long feu dans leur équipe et elle était très amie avec son ex-fiancée.
-Je ne vois pas du tout de quelles sources tu parles, rétorqua la jeune femme en réutilisant ses termes pour détendre l’atmosphère.
-J’ai eu besoin d’un peu de temps pour réfléchir et puis tu avais plus important à gérer.
-Je t’arrête tout de suite peu importe ce qu’il se passe dans ma vie je serais toujours là pour toi.


-Je le sais ne t’inquiète pas. C’est juste … Enfin … J’avais vraiment besoin de me poser pour faire le point sur différents aspects de ma vie.
-Je comprends mais pourquoi ? Je veux dire tout semblait aller bien entre vous alors qu’est qu’il s’est passé pour que vous rompiez ?
Interrogea Zapata surprise. Après tout à peine quelques semaines plus tôt il lui avait demandé d’être son témoin de mariage. Son ami la regarda hésitant. Il n’était pas certain que ce soit le bon moment pour lui révéler son amour il décida qu’une demi-vérité valait mieux qu’un mensonge.


-Je croyais que le mariage était la meilleure chose à faire mais je me voilais la face. On avait nos problèmes depuis un moment déjà. Je ne m’impliquais pas dans les préparatifs et ce n’était pas uniquement à cause de notre travail. Megan s’est juste rendu compte la première que l’on n’était pas fait pour être ensemble. Elle a mis fin à notre relation avant que l’on aille trop loin. Sincèrement c’est mieux comme ça.
-Je suis désolée, je l’aimais vraiment beaucoup.
-Moi aussi je l’aimais beaucoup mais ce n’était pas la femme de ma vie. Au moins je m’en suis rendu compte avant le mariage,
blagua Reade pour la rassurer.


-C’est sûr que vu comme ça … Enfin je suis certaine que tu trouveras la personne qu’il te faut. N’importe quelle femme serait chanceuse de t’avoir, avoua la jolie brune en le regardant dans les yeux. Elle mourrait d’envie de l’embrasser mais elle avait peur, peur de souffrir, de le perdre ou encore de ne pas être prête. Edgar l’observa en souriant faiblement. Elle était tellement belle au naturel, sans aucun artifice ni faux semblant. Pour la première fois depuis qu’il la connaissait Tasha semblait en paix. Ses sentiments étaient sincères mais il ne voulait rien brusquer, faire renaître leur proximité, leur attraction mutuelle, cette alchimie qui les avait consumé. Seulement cette fois Reade ferait en sorte qu’ils ne finissent pas par se brûler.


-Je dois avouer que je n’avais jamais vraiment voulu me marier ou d’avoir des enfants mais depuis quelque temps à chaque fois que je vois Weller avec Bethany ça donne vraiment envie. J’ai eu le même sentiment en voyant ton frère, sa femme et tes neveux aussi heureux.
-Je suis assez d’accord … Tu sais avant que ma grand-mère ne nous recueil la seule vision de la famille que je n’avais jamais eu c’était une mère alcoolique et le psychopathe qui nous servait de père. Avoir quelqu’un qui prenait soin de moi c’était surréaliste. D’ailleurs je n’ai pas été facile avec elle pendant les premiers mois mais elle n’a jamais abandonné.
-Tu n’as pas à te sentir obligée de me raconter toutes ces choses mais si tu le veux vraiment je serais heureux de t’écouter.
-Je sais et je te remercie d’être là. Je suis consciente de ne pas être toujours facile à vivre.


-Tu n’as pas à me remercier Tash’. Nous sommes une famille et on t’aime tous comme tu es … Tu as été là quand j’ai eu besoin de toi. Tu es même allée jusqu’à me couvrir pour la mort de Jones et regarder cette foutu cassette avec moi. Je sais que tu vas essayer de gérer le traumatisme seule et je ne dis pas que tu n’en es pas capable parce que tu es la personne la plus forte que je connaisse. Seulement tu n’as pas à le faire. Tu n’es pas seule. Quoi qu’il arrive tu pourras toujours compter sur nous, sur moi.
-Je t’ai déjà raconté pourquoi j’aimais tant l’astronomie ?
-Non pourquoi ?
Interrogea le jeune homme mi-intrigué mi-amusé.


-Quelques mois après être sortie de l’hôpital j’avais beaucoup de mal à m’adapter et à sortir la tête de l’eau. Notre vie avait beau s’être amélioré tous ses mauvais souvenirs ne cessaient de me hanter. Un soir ma grand-mère m’a emmené dans le jardin et m’a décrit les constellations une par une. Elle m’a expliqué la manière dont s’organisait l’univers, la façon dont tous ses éléments dépendaient les uns des autres. Quand je lui ai demandé pourquoi elle me racontait tout ça elle m’a expliqué que ce que mon père m’avait fait subir ne devait pas me conditionner, que ma vie n’était pas un seul élément mais quelque chose de bien plus grand et que rien ne m’empêcherait d’être heureuse. C’est quand je suis entrée dans l’équipe que j’ai vraiment compris ce qu’elle voulait dire.
-C’est vraiment une belle histoire … Je … Je peux te poser une question ?
-Bien sûr vas-y.


-Pourquoi tu ne nous as pas dit que tu étais en danger ? Je ne te juge pas. Au contraire je suis certain que tu avais tes raisons mais j’aimerais vraiment comprendre.
-Quand j’ai reçu cette lettre j’étais terrifiée mais ce n’est pas parce j’avais honte ou peur de vos réaction que je me suis tu. J’ai une complète confiance en vous et je sais que tu aurais tout fait pour m’aider. Seulement je crois que ne pas en parler rendait les choses moins réelles …
-Parce que parfois la réalité est trop difficile à gérer,
finit-il pour elle afin de lui montrer qu’il saisissait parfaitement ce qu’elle avait ressenti.
-Parfois j’oublie à quel point tu me connais bien, sourit Tasha heureuse de constater que malgré les difficultés et les horreurs qu’ils avaient traversées ils se complétaient toujours à merveille.


-Je n’y connais pas grand-chose en astronomie mais je serais ravi que tu m’apprennes, expliqua-t-il tendrement après quelques secondes. Elle sourit une nouvelle fois puis se blotti contre lui. Il passa un bras autour d’elle et referma son étreinte pour qu’ils soient le plus près possible. La jeune femme se mit à parler. Pendant près d’une heure elle lui raconta l’histoire des constellations mais aussi des souvenirs d’enfance, les souvenirs heureux qu’elle avait avec ses frères et leur grand-mère.

Vers une heure et demie du matin l’hispanique commença à somnoler.
-Aller je te ramène dans ta chambre. Il faut que tu te reposes.
-Hum ça marche,
murmura-t-elle sans vraiment avoir envie de bouger. Elle était bien dans les bras de son partenaire. Pour la première fois depuis longtemps elle se sentait vraiment apaisée. Les deux jeunes gens redescendirent calmement. Il l’aida à se remettre au lit, la serra tendrement dans ses bras et lui déposa délicatement un baiser sur la joue avant de partir. Ce soir-là ils s’endormirent tous les deux en pensant qu’un jour peut-être ils arriveraient à dépasser leurs peurs et être enfin ensemble.

Publicités

Chapitre 20

Quelques t-shirts, des pantalons de jogging, une trousse de toilette, trois gilets, des livres et son ordinateur portable ; c’est à ça que se résumait le dernier mois de sa vie ne put s’empêcher de penser Zapata en rangeant ses affaires. Une semaine après la visite inopinée de Reade soit plus d’un mois et demi après son hospitalisation elle avait enfin été autorisé à quitter l’hôpital. Cette annonce avait été un soulagement pour la jeune femme qui n’était pas faite pour rester inactive seulement maintenant que le moment était enfin venu elle appréhendait sa sortie.

Faire face aux conséquences de son enlèvement avait déjà été très éprouvant seulement elle n’avait pas bougé de cette chambre. Son environnement était contrôlable, peu bruyant et ses proches avaient tout fait pour le rendre accueillant. Sortir voulait dire se confronter au monde réel, aux inconnus, aux bruits et aux odeurs multiples mais aussi retourner dans son appartement, là où il avait pu l’avoir. La policière avait vraiment envie de retrouver sa vie, ses proches et son travail.

Néanmoins elle s’y connaissait suffisamment en stress post traumatique pour savoir que les prochaines semaines n’allaient pas être une partie de plaisir. Cependant Natasha restait confiante. Ce dernier mois lui avait fait prendre conscience de sa chance. Elle était entourée par tant de personnes si merveilleuses. Quoi qu’elle ait à affronter prochainement elle savait qu’elle ne serait pas seule.

-Ça va ? Demanda Javier en s’approchant de sa sœur alors qu’elle fixait pensivement les dessins qu’elle venait de décrocher des murs.
-Oui ne t’inquiète pas, j’étais juste en train de me dire que tu avais d’adorables enfants, répondit la brune en montrant l’objet de son attention.
-Je ne peux pas te contredire … Je me suis occupé des papiers de sortie on peut y aller dès que tu es prête. On rentre directement chez toi retrouver grand-mère, Karen, Luke, Elena et Ricky.
-Tu n’as invité personne d’autre rassure-moi ? Il n’y a aucune fête surprise de prévue ?


-Pour qui tu me prends voyons ?
Questionna-t-il ironiquement.
-Pour quelqu’un avec une femme très enthousiaste et persuasive.
-Touché,
sourit le jeune homme. Ils savaient bien tous les deux qu’elle ne serait pas uniquement accueillie pas sa famille en rentrant chez elle. L’hispanique boucla sa valise et enfila son manteau. Il était long, fin et en daim marron. Elle portait également un jean bleu, un débardeur blanc et des chaussures plates assorties. Ses cheveux étaient lisses et elle n’était pas autant maquillés qu’à son habitude. Sa tenue était pleine de simplicité mais vraiment seyante. Elle se retourna, s’assit sur le lit et le regarda tristement.
-Je ne sais pas si je vais y arriver Javi’.


-Ne pas arriver à quoi ? Sortir ? Retourner à ton appartement ?
-Reprendre ma vie là où elle s’est arrêtée et faire comme si rien n’était arrivé. On a toujours été proches mais maintenant qu’ils savent ce qu’il m’a fait ils connaissent tout de moi. Je me sens … Exposée.
-Tu te rappelles ce que tu as dit à Luke quand il a commencé à avoir des crises de colère ?
-Je lui ai dit de canaliser son énergie dans quelque chose de positif. C’est là qu’il s’est mis à cuisiner. J’ai dû prendre trois kilos cet été-là et il s’est trouvé une vocation. Enfin je ne vois pas où tu veux en venir.
-Toutes ses horreurs ça fait partie de nous. Oublier est impossible même avec la meilleure volonté du monde. Tes amis t’aiment c’est plus qu’évident alors faire comme si rien ne s’était passé ne changera rien. En revanche accepter et en tirer profit pour avancer ça pourrait t’aider.


-Je ne te savais pas si sage petit frère. Tu n’as pas tort. J’ai beaucoup réfléchi ces derniers temps. J’aime ma vie mais certains de ses aspects doivent changer.
-Je n’ai aucun mérite, tout ce que je sais je le tiens de toi. Qu’est-ce que tu veux dire par changer ?
-J’ai passé ma vie à repousser les gens que j’aimais pour ne pas être blessé mais je ne veux plus de tout ça. Je ne veux plus qu’il aille ce pouvoir sur moi.
-Qu’est-ce que tu veux alors ?
-Ça, une famille,
annonça Tasha en montrant une nouvelle fois le cadeau de ses neveux.


-Tu es la personne la plus forte et la plus courageuse que je connaisse. Tu serais une mère formidable et tu le mériterais plus que n’importe qui mais tu dois t’autoriser à être heureuse. Ça implique de te sentir vulnérable, occasionnellement. Parfois l’amour est plus prêt que ce que l’on croit. S’il y a 15 ans quelqu’un m’avait dit que je finirais marié avec mon binôme de biologie et père deux enfants j’aurais éclaté de rire, conseilla Javier en essayant de faire un subtile sous-entendu.
-J’hallucine je vais la tuer … Allons-y, ils vont nous attendre, râla sa sœur en comprenant de suite ce qu’il voulait dire et de qui venait la fuite. La jeune femme essaya d’éviter le sujet car ce n’était pas un aspect de sa vie qu’elle était prête à aborder avec son petit frère. Il ne répliqua pas sachant les efforts qu’elle venait déjà de faire pour s’ouvrir à lui.

Ils se dirigèrent vers la voiture et prirent la route en direction de l’appartement de l’hispanique. Plus le temps passait plus l’angoisse montait même si elle ne le montrait pas. Depuis le temps Tasha s’était habitué à faire bonne figure en toutes circonstances. Seulement elle ne savait pas à quoi s’attendre. La brune ne savait même pas ce qu’était devenu son salon qui avait été dévasté pendant l’attaque. Elle se doutait néanmoins que sa belle-sœur s’était chargée de tout remettre en ordre. En arrivant devant l’immeuble la jeune femme ressentit un étrange sentiment d’inconnus.

Elle n’était plus la personne qui était parti d’ici deux mois auparavant. Exceptionnellement ils prirent l’ascenseur puis arrivèrent enfin à destination. Comme imaginé sa famille ainsi que son équipe l’attendaient patiemment.
-Tellement prévisible, fit-elle remarquer en levant les yeux au ciel, le sourire aux lèvres.

Pendant près d’une heure ils discutèrent en se remémorant de vieux souvenirs pour certains quand d’autres apprenaient à faire connaissance. Après un certain temps chacun rentra chez soi ravi que leur amie ait enfin quitté l’hôpital.
-Reste là un moment s’il te plait ? Demanda-t-elle à sa voisine une idée derrière la tête. La jeune femme la regarda, intrigué, mais obéis comprenant qu’elle souhaitait parler. Une fois seule elles se réinstallèrent dans le canapé.
-Est-ce que tout va bien ?


-Oui ne t’inquiète pas. Pour être honnête je voulais savoir comment est-ce que tu allais. On a beaucoup parlé de moi dernièrement mais peu de toi. Comment est-ce que tu gères en ce moment ?
-Je vais mieux. Ça fait une semaine que je n’ai pas fait de cauchemar et … Écoute je ne sais pas ce que t’en pense … Enfin j’espère que ça ne te dérange pas mais …
-Je vais t’éviter de bégayer plus longtemps, je sais de quoi tu veux me parler. Javier a demandé conseil à Karen et il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre qu’il parlait de toi,
interrompit Tasha en souriant de manière bienveillante.


-Il m’a invité à diner il y a deux jours lorsque l’on a appris que tu sortais. Je ne savais pas quoi répondre alors je lui ai demandé un peu de temps. Je ne sais vraiment pas quoi dire, je ne suis même pas certaine d’être prête à être avec quelqu’un à nouveau. Est-ce que ça te dérangerait si j’acceptais ? Questionna Amanda incertaine.
-Bien sûr que non au contraire je pense que vous vous complétez assez bien. Enfin ce n’est même pas la question. Le fait est que tu réfléchis beaucoup trop. Pour l’instant tous ce que tu dois te demander c’est si tu as envie de dîner avec lui, uniquement diner. 
-Oui j’en ai envie.


-Alors envoie lui un message et dis-lui que tu es d’accord. Évidemment tu dois y aller doucement mais il n’y a pas de règle. Si tu sens que tu es prête à aller dîner avec quelqu’un vas-y, si tu sens que tu es prête à plus alors fonce.
-Je comprend ce que tu veux dire mais comment je peux en être sûre ?
-Tu arrêteras de douter. Je ne peux pas te dire quand cela arrivera mais tu le sauras,
expliqua-t-elle avec assurance.
-Merci pour tout, sincèrement je ne sais pas ce que je serais devenu sans toi.
-Heureusement que je suis toujours là alors,
plaisanta la brune.
-Ça va ? Qu’est-ce que ça te fait d’être rentrée chez toi ?
-Je mentirais si je disais que je n’appréhende pas un peu mais globalement je me sens bien. Aussi triste que ce soit ce n’est pas ma première fois. Je sais d’avance que ça finira par aller mieux, que je me sentirais en sécurité à nouveau. Connaitre l’issu aide à supporter la douleur.


-Je t’admire vraiment. Ta famille ne m’a pas donné de détail et honnêtement je n’en veux pas, à moins que tu ressentes le besoin de parler, mais ce que tu as fait demande tellement de force. Quand je vois la manière dont tu t’es occupé de tes frères et la femme incroyable que tu es devenu je suis vraiment impressionnée.
-Je ne suis pas parfaite tu sais. J’ai mes peurs et mes faiblesses.
-Comme tout le monde, il y a une grande différence entre humanité et faiblesse. Sinon étant donné que l’on est en train de parler de relation amoureuse, tu en es où de ce côté ? Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer la manière dont tu regardais ton collègue. Tout à l’heure j’ai également cru comprendre qu’il était désormais célibataire.


-Pour l’instant j’ai besoin de temps et de reprendre ma vie en main. Seulement comme je l’ai dit à Javier je suis fatiguée d’avoir peur et j’ai vraiment besoin que les choses changent. Après je ne suis pas sûre d’y arriver. Rien ne prouve qu’il ressente la même chose que moi. Reade est une personne très importante dans ma vie et je ne supporterais pas de le perdre.
-Je comprends. Toi aussi tu dois prendre le temps de te remettre mais à la manière dont il agit avec toi je doute sincèrement que tes sentiments ne soient pas réciproques. Quand on ne savait pas où tu étais ou même si tu allais survivre il allait tellement mal. Je ne le connais pas mais c’est plus qu’évident que l’idée de te perdre lui brisait le cœur.


-Les autres m’ont dit la même chose.
-Alors peut être que c’est vrai. Je ne te dis pas de te précipiter mais tu devrais y penser.
-J’essayerais,
conclut Zapata un léger sourire aux lèvres.

Les deux jeunes femmes discutèrent pendant un moment puis l’étudiante la laissa seule. Épuisée par cette journée riche en émotion elle rangea ses affaires et se mit au lit. Tasha eu du mal à s’endormir ce soir-là, redoutant les cauchemars qui allaient probablement peupler sa nuit mais cela ne lui fit pas perdre espoir. Il était mort. Elle était enfin en paix. Alors comme elle l’avait dit à Amanda, tout finirait par s’arranger.

Version fanfiction.net : https://www.fanfiction.net/s/13215022/1/Disparue

Publicités

Remerciement

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, merci pour votre attention et j’espère que la lecture vous à plus. Si vous avez des remarques ou des suggestions rejoignez-nous sur les réseaux sociaux, envoyez un mail à l’adresse indiquée ou contactez-nous à travers le formulaire. C’est avec plaisir que je répondrais à toutes vos questions et que je dialoguerais avec vous dans le but de vous aider mais aussi de m’améliorer.

N’hésitez pas à vous abonnez-vous à mon blog

Cliquez pour recevoir directement le nouveau contenu dans votre boîte de réception. Ainsi vous serez les premiers au courant de notre actualité, des histoires publiés mais aussi de nos dernières promotions et bons plans sur Etsy.

Laisser un commentaire

Recevez un cadeau dans votre boîte mail dans la semaine.

%d blogueurs aiment cette page :