Petite sœur : Fanfiction Blindspot (3) chapitre 13 à 16

Présentation

petite sœur

Résumé : Et si Reade avait une petite sœur adolescente ? Et si cette dernière se faisait enlever que ferait l’équipe ? Comment se passerait la rencontre entre sa famille et son équipe et quelles en seront les conséquences ?

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Histoire « Petite soeur »

Chapitre 13: Merci pour tout.

-Comment tu te sens ? Demanda Tasha sur le trajet jusqu’à son appartement.
-Honnêtement je n’en sais rien. Je suis vraiment heureux que l’on ait retrouvé Hannah mais je m’inquiète pour elle. Même s’ils n’ont pas abusé d’elle on ne peut pas vivre une épreuve pareille et s’en sortir indemne. Tout à l’heure elle essayait de faire bonne figure mais elle n’allait pas si bien. Ça fait longtemps que j’ai appris à voir quand elle fait semblant, annonça-t-il inquiet.


-C’est normal et il va sans doute lui falloir du temps avant qu’elle accepte d’en parler mais ta sœur a une famille qui l’aime, des amis sur qui compter et un accompagnement psychologique adapté alors elle s’en remettra. Hannah est forte, répondit-elle en se voulant rassurante.
-Comment tu fais pour toujours trouver les mots ? L’interrogea Reade en souriant.


-Je te connais c’est tout. Tu sais quand nous étions dans l’ambulance elle m’a dit qu’elle savait que tu la retrouverais. Malgré la situation elle n’a jamais perdu espoir. C’est une battante alors ça sera peut-être un peu dure au début mais elle n’est pas toute seule. Je suis convaincu que tout ira bien pour elle, continua Zapata.
-Hannah est forte et obstinée, elle l’a toujours été.


-D’après ce que j’ai vu c’est de famille. Vous vous ressemblez beaucoup, de vraies têtes de mules, rétorqua la brune en blaguant pour détendre l’atmosphère.
-Alors là c’est l’hôpital qui se moque de l’infirmerie parce que dans le genre obstiné tu bats des records, plaisanta Edgar. Ils se mirent à rire pendant un moment puis, après s’être calmé, ils recommencèrent à discuter. Quelques minutes après ils arrivèrent chez la jeune femme.


-Un verre ça te dit ? Personnellement j’en aurais bien besoin après cette longue journée, déclara Tasha.
-C’est vrai que ça ne serait pas de refus mais il est plus de trois heures du matin et la journée a été longue, tu dois avoir envie de dormir, fit remarquer le brun soucieux du bienêtre de sa coéquipière.


-J’ai encore l’adrénaline de l’opération alors je ne vais pas dormir avant un moment et Weller nous a donné la semaine. J’aurais largement le temps de me reposer plus tard. De plus je ne vais quand même pas boire seule, rétorqua-t-elle en lui souriant touchée par son inquiétude.
-Dans ce cas je ne serais pas contre une bière.
-Va pour une bière.

Les deux agents sortirent de la voiture et montèrent à l’appartement. Ils s’installèrent dans le canapé avec des boissons et de quoi grignoter. Ils discutèrent joyeusement. Reade en vint même à raconter à son amie quelques-uns de ses souvenirs avec sa sœur.
-Non arrête tu vas me dire qu’à cinq ans elle t’aidait à faire le mur, rit la brune.
-Je te jure en deux minutes elle arrivait à détourner l’attention nos parents. Elle pourrait faire avaler n’importe quoi à n’importe qui.


-C’est bien d’avoir d’aussi bon souvenir de famille, admit Tasha avec regret.
-Ça ne se passait pas bien avec tes frères ? Questionna Edgar intrigué. Il ne savait rien du passé de sa partenaire même s’il se doutait que son enfance n’avait pas été rose. Il avait déjà eu des soupçons et ils s’étaient renforcés au vue du comportement qu’elle avait adopté dans certaines enquêtes.


-On s’entendait bien seulement tous ce qui comptaient à l’époque c’étaient de trouver assez d’argent pour manger tout en essayant d’échapper aux différents hommes que notre mère ramenait à la maison. Ce n’étaient pas des enfants de chœur. Alors on n’avait pas vraiment la tête à s’amuser, avoua difficilement Natasha. La jeune femme n’aimait pas parler de son enfance mais elle avait une totale confiance en Edgar. Il avait le don de la faire se sentir en sécurité ce qui était une chose rare.
-Je suis désolé je n’aurais pas dû en parler, s’excusa-t-il peiné pour son amie.

-Oh ne t’inquiète pas ça va. C’était très dur mais tout ça c’est du passé, une autre vie.
-Le truc c’est que tout à l’heure dans le couloir tu avais l’air beaucoup plus affectée que d’habitude. Enfin ce ne sont pas mes affaires mais si un jour tu as besoins de parler je suis là.


-Je sais. Comme je te l’ai dit Hannah est entourée elle s’en remettra mais Tanya et Carole n’ont personne sur qui compter et après avoir vécu l’enfer elles vont devoir se reconstruire et continuer à se battre toutes seules. C’est déjà tellement dur de faire face à un tel traumatisme mais en plus avoir à le faire seule c’est horrible, déclara l’hispanique. Reade sentait que même si s’était difficile pour elle, sa partenaire avait besoin de parler. En temps normal ce genre d’enquête est éprouvant pour tout le monde mais quand ça a un lien avec un traumatisme personnel c’est encore pire.

-Je sais de quoi tu parles. Peut-être que je fais erreur mais j’ai l’impression que tu parles d’expérience. En tout cas au risque de me répéter je suis là si tu as besoin, poursuivit Edgar en lui montrant bien qu’elle n’était pas obligée de lui raconter quoi que ce soit. 
-Tu as parlé aux filles ? L’interrogea-t-elle en se demandant comment il pouvait être au courant.
-Non je te connais c’est tout, répondit-il comme s’il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. 


-Ça c’est sûr. Tu me connais mieux que n’importe qui. Après l’affaire sur le trafic de femme l’année dernière on est allé boire un verre et au fil de la soirée on s’est confié les unes aux autres et nous avons parlé de nos passés respectifs.
-Ça fait du bien parfois. Surtout près une enquête pareille. Enfin ces monstres en prison.


-Il y en a encore tellement en liberté. Les trois quarts de mes beaux-pères prenaient ma mère pour un punchingball. Seulement il y en a un à qui elle n’a pas suffi alors il s’en est pris à moi. Je sais très bien que cet homme était le seul responsable. On était seuls dans l’appartement et je n’avais que quatorze ans. Le plus dure c’est que lorsque j’en ai parlé à ma mère elle ne m’a pas cru. Elle a dit que je l’avais provoqué et que j’étais une traînée. Je l’ai toujours détesté d’avoir pensé ça. J’étais sa fille et elle l’a approuvé. Je n’ai jamais compris comment une mère pouvait faire ça à son enfant, avoua Tasha difficilement.


-C’est vraiment horrible. Qu’as-tu fait après ça ? Demanda Reade. Il savait par expérience que ça fait un bien fou de savoir que quelqu’un comprend. Quelqu’un dont vous êtes aussi proche que le sont deux coéquipiers.
-Je suis partie. J’ai préparé un sac d’affaire, dit au revoir à mes frères en leur promettant de revenir les chercher le plus vite possible et je suis partie. Je ne savais pas quoi faire et j’étais complètement anéanti donc j’ai erré dans toute la ville en dormant dans la rue. Ma grand-mère m’a retrouvé dans mon parc préférée au bout de trois jours et elle m’a ramené chez elle. Mes frères l’avaient appelé pour lui dire que j’avais fugué et elle était partie à ma recherche. Elle m’a fait manger, donné des vêtements propres, fait prendre une douche et encouragé à dormir. Seulement je me suis réveillée deux heures plus tard après un violent cauchemar. C’est là qu’elle s’est décidée à me demander ce qu’il s’était passé. Je lui ai tout raconté et elle a été horrifiée. Elle m’a dit d’aller porter plainte pour qu’il soit puni et qu’il ne fasse plus de mal à personne. Quand il a fait des aveux ma mère s’est excusée en me promettant monde et merveille. Seulement elle était complètement droguée et je savais que rien ne changerait. Ma grand-mère a demandé notre garde exclusive et on est tous les trois allés vivre chez elle. Même après qu’il a été condamné je n’allais pas mieux alors elle m’a soutenu et m’a encouragé à aller dans un groupe de soutien pour parler avec des personnes qui seraient capable de comprendre. Petit à petit je m’en suis remise mais je sais que sans elle je n’en serais pas là aujourd’hui, avoua Tasha comme libérer d’un poids. Ses collègues en savaient très peu sur son enfance malgré leur discussion. Les seules au courant de tout étaient sa grand-mère, sa psychologue, les policiers chargés de l’enquête et maintenant Edgar. La jeune femme se sentait extrêmement soulagée de s’être confiée à son ami, elle ne voulait avoir aucun secret pour Reade comme lui n’en avait pas pour elle.


-Je suis sincèrement désolé je ne savais pas.
-Tu n’as pas à t’excuser. Je suis sincère quand je te dis que tout ça c’est du passé. Je n’oublierais jamais ce qui est arrivé et ça fera toujours partit de moi mais c’était il y a longtemps. C’est pour ça que je t’ai encouragé à parler à Sun après l’affaire Jones. Pour pouvoir avancer et guérir il faut en avoir l’occasion. On me l’a donné et même si peu de monde est au courant j’arrive à t’en parler et te dire que ça va sans que ce soit un mensonge, l’interrompit Zapata.
-Ta grand-mère a vraiment l’air d’être une femme incroyable, répondit Edgar touché qu’elle ait une telle confiance en lui.


-Oh elle l’est. J’aimerais te la présenter un jour, avoua-t-elle incertaine.
-J’en serais honoré, rétorqua-t-il sans lui laisser le temps de finir sa phrase. Ils étaient émotionnellement plus proches qu’ils ne l’avaient jamais été. L’hispanique avait eu du mal à raconter cette histoire mais elle savait que c’était une bonne chose de l’avoir fait. La jeune femme ne pouvait pas vraiment dire pourquoi mais elle l’avait senti. Le policier était triste que sa partenaire ait eu à vivre une telle épreuve mais il était admiratif devant une force de caractère comme la sienne. Les deux partenaires continuèrent de discuter de leurs bons souvenirs d’enfance pendant une bonne heure puis la fatigue commença à se faire sentir et Edgar décida de rentrer chez lui. Tasha le raccompagna à la porte.

-Encore une fois merci pour tout. Sincèrement je ne sais pas ce que je ferais sans toi, avoua-t-il. Ne voulant pas la laisser répondre le jeune homme la salua.

Juste avant de partir il fut pris d’une envie et lui vola un baiser. Ce fut tendre et délicat. Il avait glissé une main derrière sa nuque pendant que l’autre en profitait pour caresser la soyeuse chevelure brune de son amie. Ça ne dura que quelques dizaines de secondes au grand damne des deux partenaires mais ça leur fit tellement d’effet qu’ils en furent retournés.

Quand ce fut terminé Reade lui murmura amoureusement un « au revoir princesse » à l’oreille et rentra chez lui en souriant. Elle avait répondu à son baiser, il ne savait pas pourquoi ni où ça les mènerait mais il savait que c’était une bonne chose. Zapata, quant à elle, alla se coucher troublée par ce qu’il venait de se passer. La jeune femme avait vraiment envie de laisser parler ses sentiments pour Edgar. Seulement elle ne savait pas s’ils étaient vraiment réciproques ou si son meilleur ami l’avait embrassé sous le coup de l’émotion. La brune ne pouvait pas s’empêcher d’être effrayé à l’idée de souffrir. Enfin seul le temps pourra confirmer les sentiments qu’il nourrissait à son égard et pour une fois elle comptait bien le laisser faire.

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Chapitre 14: Le réveil.

Hannah s’était réveillée vers dix heures du matin. La jeune fille avait réussi à dormir convenablement même si elle avait fait un cauchemar en fin de nuit. Elle savait que c’était normal et qu’elle aurait besoin d’aide pour gérer ses angoisses. L’adolescente sourie quand elle tourna la tête et vit ses parents assoupis à ses côtés. La veille elle avait senti que quelque chose avait changé en bien. Elle savait qu’ils devraient tous les trois avoir une longue discussion pour mettre leurs problèmes de communication à plat et essayer d’avancer mais elle avait le sentiment que tout aller s’arranger.

Discrètement Hannah attrapa son téléphone portable et entreprit d’envoyer un message à ses amis. Elle leur demanda s’ils pouvaient venir en fin de matinée. Ils lui répondirent tous positivement dans les secondes qui suivirent. Ça lui fit chaud au cœur car l’adolescente avait vraiment envie de les voir. Ils lui avaient énormément manqué. La jeune fille se dit également que dès que ses parents seraient réveillés elle leur demanderait de si elle pouvait aller voir Tanya.

Contrairement à ce qu’elle avait toujours pensé sa camarade était vraiment quelqu’un de bien. Tanya était gentille, douce, intelligente et mature. Les deux jeunes filles avaient discuté pendant que leurs ravisseurs étaient absents et s’étaient découvert certains points communs. Elles avaient tissé des liens particuliers et étaient devenues amies. Hannah avait également découvert la situation familiale de Tanya et elle avait été choquée. Elle n’aurait jamais deviné. L’adolescente avait compris certaines choses durant sa courte captivité et elle était bien décidée à changer des choses dans sa vie.

Notamment dans sa relation avec ses parents. Elle les regarda dormir en pensant que malgré tous leurs conflits et leurs incapacités mutuelles à communiquer ils s’aimaient vraiment. La jeune fille vit que sa mère était en train de se réveiller.
-Bonjours ma chérie. Es-tu réveillée depuis longtemps ? Demanda Elizabeth en se levant du canapé mit à leur disposition pour aller s’asseoir près de sa fille.


-Quelques minutes seulement. J’étais en train de faire le point, avoua Hannah à sa mère.
-Comment tu te sens ?
-Sincèrement c’est un peu le bazar dans ma tête. Je suis heureuse que tout ça soit finit mais j’ai fait un cauchemar cette nuit. Je sais qu’il va falloir du temps avant que je n’aille plus peur. En plus je suis inquiète pour Tanya parce qu’en plus de sa convalescence elle a beaucoup de problème dans sa famille, de vrais problèmes. Ces deux derniers jours m’ont fait comprendre certaines choses mais je ne sais pas comment prendre tout ça enfin bref voilà quoi. C’est le bazar, débita d’une seule traite la jeune fille.


-C’est normal mon ange, répondit Peter qui avait été réveillé par les mouvements de sa femme.
-Ce qu’on va faire c’est que tu vas te reposer et moi je vais aller voir une infirmière pour me renseigner au sujet de ton amie. Avec un peu de chance tu pourras aller la voir, poursuivit Liz.
-Merci maman, au faite j’ai dit à Tyler, Emily, Ivy, Nathan, Elena et Marina qu’ils pouvaient venir en fin de matinée. J’avais très envie de les voir.


-Il n’y a pas de problème. Écoute chérie avec ta mère on s’est rendu compte que nous avions fait pas mal d’erreur avec toi. L’une d’elle est que nous avons mal jugés tes amis mais on est bien décidé à ce que ça change. Une fois que l’on sera rentrée à la maison et que tu te sentiras prête il faudra que l’on ait une discussion en famille, répondit le père.
-C’est une excellente idée, termina l’adolescente émue. Les trois se sourirent puis Elizabeth partit prendre des nouvelles de Tanya. Elle revint quelques minutes plus tard.


-Elle est réveillée et va bien. Sa tante était avec elle. Elles m’ont dit qu’elles seraient ravies de te voir. J’ai parlé aux infirmières ça ne les dérange pas mais le protocole veut que tu te déplaces en fauteuil roulant. Hannah acquiesça et ils se rendirent tous les trois dans la chambre de la blessée. Les adultes sortirent dans le but de laisser un peu d’intimité aux adolescentes.
-Comment tu vas ? Questionna la jeune fille en s’approchant du lit de son amie.


-Mieux, les médecins on dit que ma convalescence serait courte et que je récupèrerais toute ma mobilité.
-Et pour le reste t’arrive à gérer ?
-Ça va. J’ai connu mieux mais je m’en remettrais. En plus ma tante m’a déjà pris rendez-vous avec une de ses amies, psychologue. Je crois que quelques séances ne feront pas de mal.
-Je vois ce que tu veux dire. Pour ta mère, qu’est-ce que tu vas faire ?


-Elle n’est pas venue mais bon je ne peux pas dire que ça m’étonne. Enfin on a discuté et ma tante m’a proposé de venir vivre chez elle. Je pense que je vais accepter
-Si tu penses que c’est la meilleure solution alors je suis heureuse pour toi.
-Toi tu tiens le coup ?
-Ça va. J’ai discuté avec ma famille et aussi avec ma psy. Je vais avoir besoin d’un peu de temps mais ça ira.


-C’est le principal. Le plus dure ça va être de retourner au lycée. Avec les lettres et l’impression constante d’être épiée je ne sais pas comment je vais encore pouvoir me sentir en sécurité. De plus je vais devoir gérer les questions des parasites. Tu as de la chance, tu n’es peut-être pas populaire mais tu as une famille et de vrais amis qui seront toujours là pour toi, avoua Tanya.
-C’est vrai mais toi aussi des gens tiennent à toi. Peut-être pas toute l’équipe des pompons girls et celle de basket mais Amélia, Matthew, Lucas et Olivia, ce sont de vrais amis.


-Tu as raison. Je n’arrive pas à croire que ce malade nous ait suivi jusqu’à chez toi et nous ait attaqué dans ta chambre. Dire que si tu étais moins clairvoyante et que tu ne m’avais pas trouvé en train de pleurer dans les vestiaires tu n’aurais jamais été embarqué dans tout ça. Je suis désolé.
-Tu n’as pas à l’être. Le seul responsable c’est ce fou. C’est triste à dire mais ça va être dur pour les autres aussi parce qu’on a été les plus épargnés par ces malades et pourtant ils ne nous ont pas fait de cadeaux.


-C’est clair.
-Mon frère m’a dit qu’ils allaient mettre en place une cellule d’aide psychologique avec des médecins du FBI et le conseiller d’orientation.
-C’est une bonne chose. Au faite ton frère et ses amis ont l’air cool.
-Ils le sont. Les deux jeunes filles entendirent frapper à la porte et les trois adultes entrèrent.
-Désolé de vous dérangez mais Tanya doit aller faire un scan de contrôle, annonça sa tante Mary.

-Bien sûr je comprends. On se verra plus tard et puis tu as mon numéro maintenant.
-Hannah je voulais te remercier de vives voix. Ma nièce m’a raconté ce que tu avais fait pour elle et ça me touche.
-Il n’y a vraiment pas de quoi.

Mary serra la jeune fille dans ses bras et elle accompagna sa nièce au scanner pendant qu’Hannah et ses parents retournés dans la chambre. Ils discutèrent un moment puis des visiteurs arrivèrent.
-On peut entrer ? Demanda la bande d’adolescent.
-Bien sûr, ça fait tellement de bien de vous voir, déclara l’adolescente en étreignant tous ses amis. Ils se saluèrent tous et discutèrent dans la joie et la bonne humeur ravis de s’être enfin retrouvés.

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Chapitre 15: Les retrouvailles.

Il était environ quatre heures de l’après-midi et le groupe d’ami ainsi qu’Elizabeth et Peter discutaient depuis un long moment déjà.
-Je n’arrive toujours pas à croire que monsieur Andrews est un tel monstre. Je veux dire je l’ai toujours trouvé bizarre mais étant donné qu’on l’est aussi je ne m’en suis pas formalisé. Je sais qu’il ne faut pas se fier apparence mais là je ne l’avais pas vu venir, déclara Marina.


-Personne ne l’avait remarqué. Il m’est arrivé de discuter de littérature et d’art avec lui pendant des heures et jamais je n’aurais pu l’imaginer avant de parler avec les autres filles, poursuivit Hannah.
-C’est super flippant, rétorqua Tyler.
-Tu l’as dit, s’exclamèrent tous les autres d’une seule voix.
-Enfin bref le principal c’est que vous soyez saines et sauves et que ces malades soient en prison, admit Elena.


-C’est clair on a eu la peur de notre vie, acquiesça Tyler en prenant la main de son amie. Ils se regardèrent et se sourirent timidement.
-As-tu eu des nouvelles de Tanya ? Demanda Nathan.
-Je l’ai vu ce matin. Son infection est enrayée et elle n’a pas de lésion sérieuse à la jambe. Elle aura besoin d’un peu de temps mais elle s’en remettra. Vous savez on s’est trompé sur elle. C’est vraiment quelqu’un de bien et contrairement à ce que l’on avait pu penser elle n’a pas la vie facile, avoua l’adolescente.
-Nous sommes au courant. Il faut croire que nous aussi nous avons tendance à juger les gens, répondit Ivy.


-Tout le monde fait des erreurs. Personne n’est parfait, commentèrent les parents d’Edgar et Hannah en faisant référence à la discussion qu’ils avaient eu la veille. 
-C’est ça, dit Emily en souriant.
-Non mais il s’est passé quoi pendant mon absence ? Vous avez tous été interverti avec des clones. Depuis quand est-ce que vous vous tolérez ? Questionna la jeune fille.
-Comme je te l’ai dit tout à l’heure nous avons compris certaines choses, répondit Elizabeth.


-Ok, c’est cool, conclut-elle perplexe mais heureuse. Toute l’assemblée se mit à rire de bon cœur devant la tête que faisait Hannah. Ils continuèrent de parler dans la joie et la bonne humeur mais ils furent rapidement calmés par Reade qui venait rendre visite à sa sœur.
-Je vois que l’on s’amuse bien ici, commenta-t-il ravi de voir sa sœur heureuse malgré le traumatisme qu’elle venait de vivre.
-Tu te joins à la fête frangin.


-C’est avec plaisir sœurette. Comment tu te sens aujourd’hui ?
-Ça va, assura la jeune fille.
-Vraiment ? Insista le jeune homme toujours aussi inquiet.
-Vraiment, affirma-t-elle.
-Alors c’est bien, acheva Edgar légèrement soulagé, voyant qu’elle ne mentait pas.
-Oui je suis assez d’accord avec toi, rétorqua l’adolescente en riant.


-Bon et bien à ce que je vois tu n’as pas perdu ta répartie. En revanche je ne suis pas sûr de savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose, fit remarquer l’agent du FBI de façon espiègle. Ils s’esclaffèrent tous une nouvelle fois.
-Assurément une bonne, il y a autre chose que je n’ai pas perdu c’est mon appétit. De plus la nourriture ici est vraiment mauvaise, et encore je reste polie. Enfin bref j’ai faim, annonça-t-elle.
-Comme c’est étonnant, répondirent-ils en souriant.
-Il n’y a absolument rien de drôle. Étant donné que je ne peux pas bouger ça ne dit pas quelqu’un d’aller me chercher un truc potable à manger, implora-t-elle affamée. 


-Pas besoin de demander ma belle, déclara Marina en sortant une énorme boîte de cookies de son sac.
-C’est de la part de nos mères. La mienne sait par son travail que la nourriture dans les hôpitaux n’est vraiment pas bonne alors elle a appelé les autres pour te cuisiner tout ça. Elles te souhaitent un bon rétablissement, compléta Elena.
-Vous remercierez vos parents c’est vraiment adorable. En plus les gâteaux de Martha sont …
-Une tuerie, l’interrompit Nathan connaissant parfaitement le gout délicieux des pâtisseries de sa mère.


-Tu m’ôtes les mots de la bouche. Leur conversation fut une nouvelle fois stoppée par un autre visiteur qui frappa à la porte. Ils purent constater que cette fois-ci c’était Tasha qui venait prendre des nouvelles.
-Bonjours tout le monde, salua la jeune femme surprise.
-Oui à moi aussi ça m’a fait un choc, avoua Reade en allant saluer sa partenaire. Une gêne était perceptible entre les deux amis en raison du baiser qu’ils avaient échangé quelques heures plus tôt. Ils n’en avaient pas parlé et ne savaient pas ce que l’autre pensait. C’est exactement ce qui rendait les choses bizarres.

 
-Nous sommes ravis que vous vous joigniez à nous Tasha. Après tout plus on est de fou plus on rit, poursuivit Liz heureuse de voir la jeune femme.
-Ça aurait été avec plaisir mais je ne reste pas je dois me rendre chez mon frère. Je passais juste déposer ça. Je me suis dit que tu voudrais le récupérer, annonça la brune en s’adressant à Hannah. Elle mit la main dans sa poche et en sortit une petite pochette qui contenait le collier de la jeune fille.
-Mon pendentif c’est vraiment adorable, remercia l’adolescente profondément touchée de récupérer ce bijou auquel elle tenait tant.


-Il n’y a pas de quoi ça me fait plaisir.
-Ce n’est pas censé être une pièce à conviction ? Demanda Peter.
-J’ai vu avec l’agent Weller ils ne vont garder que les carnets et la tablette cassée avec les empreintes d’Andrews. Les agents qui surveillaient votre maison ont déposé le reste avant de s’en aller. Patterson m’a également assuré qu’elle te transmettrait toutes les données de la tablette si tu en a besoin, assura Zapata. 


-C’est vraiment très gentil, répondit Reade en observant tendrement sa meilleure amie. L’intensité de son regard troubla la jeune femme qui lui sourit gênée.
-Je vais devoir vous laisser. Rétablie toi bien surtout, déclara l’hispanique.
-Merci pour tout agent Zapata, pardon Tasha, se reprit l’adolescente. L’agent du FBI salua le reste des personnes présentes et partit.

Hannah sourie à son frère.  Elle avait remarqué le manège des deux coéquipiers et elle avait envie de s’en mêler.
-Toi et moi frangin il va vraiment falloir qu’on discute, annonça-t-elle à Edgar avec un regard plein de sous-entendu ce qui amusa toute l’assemblée.
-Je ne vois pas de quoi tu parles, répondit Edgar en vain. Il savait bien que sa sœur percevait presque tout et qu’il n’avait aucune chance de lui cacher ses sentiments pour Tasha.
-On y croit, termina la jeune fille avec un sourire malicieux. Décidément ces retrouvailles étaient pleines de surprises. Elle avait vraiment hâte de sortir pour jouer les détectives et mettre au point un plan pour donner un coup de pouce à son frère. Ça l’aiderait à se distraire et elle adorait vraiment jouer au cupidon.

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Chapitre 16: La sortie.

Les six adolescents étaient repartis depuis environ deux heures. Peter et Elizabeth avaient insisté pour les raccompagner jusqu’aux voitures de leurs parents. Ce qu’Hannah avait trouvé vraiment très étrange. L’adolescente se doutait que ses parents manigançassent quelques choses avec l’aide de ses amis mais elle ne chercha pas à savoir car ils la connaissaient suffisamment pour ne pas faire quelques choses qu’elle n’apprécierait pas.

Depuis plusieurs heures la jeune fille n’était plus qu’avec des parents et son frère dans cette grande chambre d’hôpital et elle s’ennuyait. L’adolescente avait hâte de sortir, de rentrer chez elle pour avoir des occupations plus enrichissantes que de regarder de la mauvaise téléréalité et de battre son père aux échecs. Son vœu se réalisa rapidement puisque vers sept heures du soir une infirmière vint la voir et lui donna l’autorisation de rentrer chez elle.

-Enfin je vais pouvoir rentrer à la maison. Je commençais vraiment à en avoir marre, déclara Hannah soulagée.
-Je vois que je ne suis pas le seul à avoir les hôpitaux en horreur, remarqua Reade en riant.
-Personne n’aime les hôpitaux surtout les patients, répondit l’adolescente.
-Oui enfin ton frère bas des records. Grâce à sa coéquipière nous avons appris deux ou trois trucs que tu serais ravie de connaître, poursuivit Peter.


-Alors là tu m’intéresses. Je suis sûre qu’elle a pleins d’anecdotes très drôles à nous raconter, rétorqua l’afro américaine espiègle.
-Ni penses même pas tu ne sauras rien. Ce ne sont absolument pas tes affaires de toute manière, l’arrêta Edgar catégorique.
-Tu n’es vraiment pas drôle, râla-t-elle joyeusement.
-Je sais, se moqua le jeune homme. Lui et son père partirent chercher les voitures pendant qu’Hannah finissait de se préparer et que sa mère rangeait ses affaires. Elles profitèrent de l’absence des garçons pour discuter seule à seule. Ce qu’elles n’avaient jamais vraiment fait.
-Tasha a vraiment l’air cool, fit-elle observer à sa mère.
-Je ne l’aurais pas formulé ainsi mais tu as raisons. C’est une jeune femme vraiment sympathique, confirma Liz.
-Rassures-moi leur petit manège de tout à l’heure ce n’était pas dans ma tête ? Demanda la jeune fille incertaine. L’adolescente avait eu par le passé quelques difficultés à analyser les comportements humains et ça l’avait rendu méfiante envers ses propres intuitions.
-Non ça ne l’était absolument pas. Je pense que ton frère tient beaucoup à elle et que c’est réciproque. En revanche je ne sais pas pourquoi ils étaient tous les deux aussi gênés, répondit la mère de famille.


-Je n’en ai aucune idée mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas ensemble alors qu’ils s’aiment, interrogea Hannah intrigué.
-Tu sais ma chérie l’amour c’est quelque chose de très compliqué. Il a probablement peur que ses sentiments ne soient pas partagés. Je l’ai vu agir, s’il la perdait ça le briserait. De plus d’après ce que j’ai cru comprendre la pauvre a eu une enfance vraiment difficile. Ils ont tous les deux trop peur de souffrir.


-C’est assez logique quand on y réfléchit. Enfin ils me font de la peine parce qu’ils ont vraiment l’air amoureux. Je trouve dommage de laisser les souffrances du passé influencer l’avenir.
-Je me trompe ou tu vas t’en mêler ?
-Je vais peut-être essayé de le secouer. Ed’ a trouvé quelqu’un de bien et il mérite d’être enfin heureux. Je ne veux pas le laisser tout gâcher sans rien faire pour l’aider, assura sa sœur.


-C’est une bonne chose. S’il y a bien quelqu’un qui peut l’aider c’est toi. Il t’écoutera et vous méritez tous les deux d’être heureux. Nous avons fait des erreurs avec ton père mais je te promets que les choses vont changer. Elizabeth s’approcha de sa fille et lui caressa tendrement les cheveux.
-J’avais compris, sourie l’adolescente.
-Tu comprends toujours tout.
-Oh non c’est loin d’être le cas. J’ai encore beaucoup à apprendre et moi aussi j’ai fait des erreurs.

Les deux jeunes femmes se sourirent, finirent la valise, allèrent à la voiture puis rentrèrent chez elles en compagnie de Peter et Edgar. En rentrant l’adolescente ressentit un sentiment de sécurité. Elle était enfin à la maison. L’adolescente monta dans sa chambre et eue la surprise de voir qu’elle avait été rangé et décoré d’objets et photos en tout genre.


-Comment vous avez fait ça ? Interrogea Hannah surprise et heureuse.
-Après leurs visites tes amis sont venus ranger. Ils ont tous remis à sa place et ajouter quelques décorations. Ça te fait plaisir ? Questionna sa mère.
-J’adore, c’est magnifique, déclara-t-elle émue par tant d’attention.
-On a su qu’il était rentré dans la maison, dans ta chambre alors nous nous sommes dit qu’un petit changement de décors ne serait pas du luxe.


-C’est très gentil et j’adore mais tu sais ça ne changera rien. C’est ma chambre et je m’y sentirais toujours en sécurité. En revanche il va me falloir un peu de temps avant d’arrêter de me méfier de tous les inconnus que je croise. Enfin je suppose que je vais avoir besoin de quelques séances avec le docteur Cahill avant de reprendre une vie ordinaire, avoua la jeune fille.


-C’est normal après ce que tu viens de vivre mais tu n’es pas toute seule et surtout tu ne dois pas avoir honte de ce que tu ressens, assura Reade.
-Je sais et j’ai vraiment de la chance de vous avoir. J’ai juste besoin d’un peu de temps.
-Et tu en auras autant que nécessaire, termina Peter.
-Est-ce que ça vous dérange de me laisser un peu seule ? J’aimerais me reposer avant le dîner.

-Absolument pas on va descendre préparer à manger et tu nous rejoins quand tu veux, répondit la mère.
-Attend rassure-moi quand tu dis « on » c’est toi parce que si tu laisses Edgar et papa cuisiner moi je commande une pizza, blagua l’adolescente gentiment comme pour leur montrer qu’elle allait bien.

Ils éclatèrent de rire puis vaquèrent à leurs occupations pendant une heure ou deux et dinèrent tous ensemble. Maintenant qu’Hannah était sauvée toute la famille Reade était prête à retrouver une vie normale. Ça n’allait pas très facile mais ils étaient en famille et c’était le principal.

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