Petite sœur : Fanfiction Blindspot (3) chapitre 5 à 8

Présentation

petite sœur

Résumé : Et si Reade avait une petite sœur adolescente ? Et si cette dernière se faisait enlever que ferait l’équipe ? Comment se passerait la rencontre entre sa famille et son équipe et quelles en seront les conséquences ?

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Histoire « Petite soeur »

Chapitre 5: Une autre disparue.

-Tanya McPherson, 17 ans, élève en première dans la classe d’Hanna. Elle est cheerleader et meilleur élève de la classe. Tanya sort avec le capitaine de l’équipe de basketball et est très populaire. Tous les élèves parle d’elle en bien mais très peu la connaisse vraiment car lorsqu’on leur a posé des questions ils étaient incapables de répondre. Visiblement elle a disparu en même temps qu’Hannah seulement ça n’a été déclaré que tard cette après-midi. D’après les autorités sa mère est une droguée et son père est parti quand elle était enfant. Elle se gère seule. C’est sa tante qui est allé voir la police car elle n’avait pas de nouvelle de sa nièce. Selon le lieutenant chargé de l’enquête cette dernière fait tous ce qu’elle peut pour aider la jeune fille mais étant donné que sa garde ne lui a pas légalement était confié elle n’a pas de marge de manœuvre. Au lycée personne n’était au courant de la situation de l’adolescente visiblement elle est très douée pour donner le change. Comme pour la disparition d’Hannah il n’y a pas d’indice, énonça Weller en s’adressant à toute l’assemblée.


-Est ce que vous avez une idée de ce qui pourrait lier Hannah et Tanya ? Demanda Tasha à la famille et aux amis de la disparue.
-Non aucune, répondirent-ils tous en cœur.
-Vous aviez dit qu’Hannah l’avait prévu mais de quoi parliez-vous ? S’intrigua Reade.
-Dans un de ses carnets elle a listé plusieurs filles avec un comportement étrange. Elle y mentionne aussi d’un homme suspect. Hannah ne parle que de soupçon et ne nomme pas l’homme en question mais Tanya est sur cette liste, avoua Patterson.


-Peut être que ce n’était pas Hannah la cible mais Tanya. Peut-être qu’elle a remarqué quelque chose et que ça l’a amené au mauvais endroit au mauvais moment, supposa Jane.
-Est ce que cet homme fait partie de notre lycée ? Questionnèrent les adolescents.
-Nous ne sommes sûres de rien mais c’est fort probable. Certains passages des carnets restent très imagés, rétorqua l’informaticienne.


-Ok Jane et Tasha vous convoquez toutes les filles de cette liste pour les interroger. Qui que soit cette personne s’il a des relations déplacées avec ces filles elles se confieront plus facilement avec des femmes. Patterson tu continus à fouiller les carnets et tu examines les antécédents de tous et je dis bien absolument tous les hommes du lycée. Reade tu restes avec les jeunes et vous étudiez la liste en réfléchissant aux événements de ces dernières semaines et à de possible suspect. Moi je vais voir le policier qui mène l’enquête ainsi que la famille de Tanya.


-Agent Patterson vous pensez que cet homme a pu abuser de ma fille ? Demanda Peter horrifié. Tous se glacèrent à cette idée, particulièrement Reade qui imaginait sa petite sœur chérie vivre le même cauchemar que lui quelques années plus tôt. Zapata, remarquant le malaise de son coéquipier, se plaça à ses côtés et lui prit la main pour lui montrer qu’il n’était pas seul.


-Non ça paraît extrêmement peu probable. Elle parle toujours d’un point de vu externe. On pense qu’Hannah a remarqué certains signes chez les jeunes femmes citées mais qu’elle n’était vraiment pas sûre d’elle. C’est surement pour ça qu’elle n’en a parlé à personne. Elle a du faire des recherches pour confirmer son hypothèse et ça a mal tourné. De plus au vu de la liste des femmes il préfère les blondes aux yeux clairs. L’autre bonne nouvelle, si je puis dire, ce n’est pas un homme violent. Il ne tue pas ce qui confirmerait notre idée que Tanya et Hannah soient encore en vie. Je comprends que ça paraisse peu mais les notes de votre fille sont très complètes et étonnamment détaillés. Hannah a visiblement des notions en psychologie et même si elle ne pensait pas que ces soupçons étaient fondés il semblerait que tout soit juste et ça a permis à nos profileur d’établir un profil plutôt détaillé et assez fiable, les rassura Patterson.


-D’après eux qu’est-ce qu’il se passe dans sa tête ? Qu’est-ce qu’il a fait des filles ?
-Le fait qu’il ait été découvert a contrarié ses plans. Notre homme est un pacifiste qui domine ses victimes psychologiquement et non physiquement. L’hypothèse la plus probable serait qu’il retienne les filles prisonnières en attendant de trouver une solution, annonça la blonde.
-Bon on avance c’est bien maintenant au travail et allons identifier cet homme, ordonna Kurt.

Les informations divulguées par l’informaticienne avaient rassuré les membres de l’équipe ainsi que les proches d’Hannah. Chacun retourna donc à son poste déterminé à trouver le monstre qui avait fait du mal à ses filles. Les profileurs avaient le temps d’établir un profil précis. Avec l’aide des analystes de Patterson ils établirent une liste de tous le personnel masculin en lien avec l’établissement scolaire et suspect.

Tyler, Emily, Ivy, Nathan, Elena et Marina l’examinèrent ainsi que la liste des victimes potentielles mais ils n’avaient pu que confirmer ce que les enquêteurs pensaient. Ce qui en soit étaient positif pour ne pas partir sur une mauvaise piste. Cependant c’était insuffisant aux yeux de ses adolescents terrorisés à l’idée d’imaginer deux de leurs camarades, dont leur meilleure amie, entre les griffes d’un pervers. Kurt avait interrogé madame McPherson et sa sœur.

Cependant il n’avait rien appris de plus en dehors du fait que cette petite avait beaucoup de courage pour s’occuper seule d’une mère droguée et alcoolique. Le lieutenant de police chargé de retrouver la jeune fille n’avait pas pu l’aider d’avantage. Cependant il promit de tenir le FBI informé et de mettre tous ses hommes à la disposition de l’équipe en cas de besoins. Pendant ce temps Tasha et Jane avaient localisé les quatre jeunes femmes de la liste et les avaient convoquées au bureau. Une fois les adolescentes arrivées elles les installèrent dans une salle plus calme et commencèrent à les interroger pendant que leurs parents attendaient dehors, à la demande des jeunes filles.

-Est-ce à propos de la disparition d’Hannah et de Tanya que vous nous avaient convoquées ? Demanda timidement Emily, une petite blonde d’à peine 15 ans.
-C’est le cas. Nous avons appris par des écris d’Hannah que l’homme qui a enlevé vos camarades vous aurez peut-être fait du mal, déclara Jane péniblement.


-Elle dit n’importe quoi. Personne ne m’a touché, répondit agressivement Carole, une autre jeune en se refermant comme une huitre. À cette réaction les deux agents comprirent qu’ils avaient vu juste. Particulièrement quand les autres filles paraissaient terrorisées.
-Hannah ne sait rien, elle ne peut pas savoir, lâcha involontairement la première adolescente.


-Et qu’est-ce qu’elle ne peut pas savoir ? S’intrigua Tasha en regardant la jeune fille de manière bienveillante. La brune voulait tout faire pour les aider. Elle était horrifiée et très attristée par la situation seulement ils étaient à cour de temps.
-Rien, rétorqua une troisième, Emerson.


-Écoutez, je comprends que ce soit difficile mais actuellement vos camarades sont entre les mains de cet homme. Elles sont probablement en train de subir ce que vous avez subits. Si vous ne nous aidez pas il est possible qu’il finisse par les tuer. Je sais que c’est dur mais vous devez nous dire comment il s’appelle. Pour que l’on retrouve Hannah et Tanya et que ce monstre ne fasse plus jamais de mal à personne, déclara Zapata plus qu’émue par le traumatisme de ses jeunes filles.


-Mais on en a aucune idée, cria la plus jeune des quatre avant d’éclater en sanglot.
-Pardon ? Rétorqua Jane surprise.
-Cette enflure portait un masque. À chaque fois, poursuivit Carole.
-Aucune de nous ne peut l’identifier, ajouta Kamran, la dernière du groupe.

À cet aveu les deux agents du FBI se regardèrent avec effroi. Malgré toutes les horreurs qu’elles avaient vu et vécu. Elles étaient révulsées d’apprendre qu’un homme avait pu faire des choses aussi horribles à ces enfants. Au bout de plusieurs minutes elles arrivèrent à faire parler les jeunes femmes. Elles avaient toutes étaient harcelés pendant plusieurs semaines puis qu’un jour il les avait surprises pendant qu’elles étaient seules.

Ça se passait toujours au lycée et il les menaçait pour les empêcher de parler. Une fois l’interrogatoire terminé Zapata et Jane allèrent tenir l’équipe au courant. Les autres agents recommencèrent à enquêter avec les nouveaux éléments à leur disposition pendant que les deux jeunes femmes mirent au courant les parents des adolescentes. Ce fut un moment très dure pour tous. Jamais ils ne se s’étaient doutés que leurs petites filles avaient été harcelées et violées. Quand ce fut finit les familles restèrent seules pour parler. Jane alla voir Kurt pour chercher un peu de réconfort et Tasha se rua aux toilettes pour vomir le peu qu’elle avait mangé dans la journée. Reade qui avait vu l’état de sa partenaire ne put s’empêcher d’aller la réconforter, sous le regard attentif de ses parents. 

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Chapitre 6: Une amitié vitale.

Au bout de quelques minutes de recherche il retrouva sa coéquipière assise par terre, dans un couloir menant aux archives. Un passage oublié de tous depuis longtemps et qui à la longue était devenu un refuge pour certain agent ayant besoin d’un peu de solitude. 


-Hey ça va ? Demanda Reade, inquiet, en se s’asseyant à ses côtés. 
-Oui ça va. J’ai juste besoin de quelques minutes, répondit-elle chamboulée.
-J’imagine enfin j’essaye ? Ce que ces gamines ont vécu est atroce. Le genre de chose que l’on ne peut pas vraiment comprendre à moins de l’avoir enduré. Ça a dû être très dur de les amener à se confier et de mettre les parents au courant, rétorqua Reade.


-Ces pauvres enfants resteront traumatisées à vie. Jamais elles n’oublieront cette épreuve quand à refaire confiance à des hommes. Elles n’y arriveront peut être jamais. La plus jeune avait à peine quinze ans. Ce n’était que des enfants et ce monstre les a brisées. Les parents se sentaient tellement coupable de ne pas avoir vu le mal être de leurs enfants, ils s’en voudront toujours. Tellement de vie ont été détruite. Heureusement que l’on va bientôt le retrouver, déclara la jeune femme au bord des larmes. Reade était choqué de la voir aussi émotive. Enfin il trouvait ça normal, qui n’aurait pas était touché par un tel récit mais Tasha était habituellement du genre à encaisser dans son coin et à faire semblant que tout allait bien. Le jeune homme compris qu’il y avait quelque chose de plus personnel derrière ça et il se promit de l’aider à y faire face dès qu’ils auraient retrouvé sa sœur. Une épreuve à la fois, comme lui avait expliqué le docteur Sun.


-C’est sûr. Crois-tu qu’elles sont encore en vie ? Questionna Edgar difficilement.
-Oh Reade je suis tellement désolé. Ta sœur a disparu et moi je me lamente, s’excusa Tasha en se tournant vers lui l’air désolé.
-Non ne t’excuse pas d’avoir de la peine pour ses jeunes filles. C’est normal et humain. Ton empathie c’est ce qui fait que tu es aussi incroyable en tant qu’agent et en tant que personne. Ne t’excuse jamais pour ça, poursuivit-il en la regardant tendrement.


-Merci, continua-t-elle en lui retournant son sourire.
-Toujours.
-Je sais que ça doit être dur de rester positif et rationnel mais je suis persuadée que les filles vont bien. Tout indique qu’elles sont encore en vie, le rassura Zapata.
-Je sais mais s’il leur fait subir la même chose qu’à ces gamines, supposa-t-il avec émotion.


-Sincèrement je pourrais passer des heures à te rassurer ou à t’expliquer de manière logique pourquoi au vu de son profil et des preuves c’est très peu probable mais on sait tous les deux que ça ne changerait rien. C’est ta petite sœur et tu es inquiet pour elle. Aucune logique ne pourra changer ça, ajouta Zapata.
-C’est vrai, confirma Edgar. 

Ils restèrent assis en silence l’un à côté de l’autre pendant un long moment. La tête de l’hispanique reposait sur l’épaule du jeune homme, leurs respirations s’étaient automatiquement calées l’une sur l’autre et le policier avait passé un bras autour des épaules de son amie. Ils étaient bien tous les deux. Grâce à la présence de l’autre les images macabres qui hantaient leurs esprits depuis le midi s’atténuaient légèrement. 

Quelques minutes plus tard ils reçurent un message de Weller qui leur dit d’aller se reposer. Les agents de nuits les remplaçaient. Au départ l’afro américain était réticent mais is se laissa convaincre par son équipière. Après tout il connaissait bien l’équipe de nuit et ils étaient extrêmement compétents. De plus tous les suspects de la liste étaient sous surveillance. Ils seraient immédiatement prévenus s’il se passait quoi que ce soit.

Le jeune homme réussi à convaincre les amis d’Hannah de rentrer auprès de leurs parents puis alla chercher les siens pour les raccompagner chez eux. Elizabeth Reade qui ne se sentait pas capable de passer la soirée à s’imaginer le pire sans craquer et qui voulait en savoir plus à propos de la vie de son fils se mit en tête d’inviter sa collègue à dîner. En repartant, dans l’ascenseur, la mère de famille en profita donc pour lui proposer de se joindre à eux pour le repas, à la grande surprise de tous, y compris de la principale intéressée.


-C’est vraiment gentil mais je ne voudrais pas vous déranger. Vous devez avoir envie de rester en famille, déclara Tasha.
-Ça me fait plaisir sincèrement. Je serais ravi d’en apprendre plus sur les amis de mon fils et sur son travail, confirma Liz. À l’expression de la mère de son collègue Zapata comprit qu’ils avaient tous besoin de se changer les idées et puis elle était ravie d’en apprendre un peu plus sur la famille de son meilleur ami. 


-Dans ce cas-là j’accepte avec plaisir, répondit la jeune femme touchée. 
-Personne ne dit non à ma femme. Elle sait être convaincante, ajouta Peter en souriant faiblement. 
-Ma mère a toujours été douée pour obtenir ce qu’elle veut des gens, chuchota Edgar à l’oreille de sa partenaire. Sur ces bonnes paroles ils partirent chez les Reade. 

Une fois chez elle, Elizabeth entreprit de préparer de quoi manger. 
-Laissez-moi vous aider, insista la brune en portant de la vaisselle. 
-Merci pour tout agent Zapata. Vous veillez sur mon fils. Grâce à vous Edgar est en vie et il va beaucoup mieux, la remercia-t-elle. 
-C’est mon coéquipier et meilleur ami alors c’est normal. Il en fait autant pour moi Madame Reade appelez-moi Tasha, certifia l’hispanique. 


-Alors merci Tasha de faire en sorte que mon fils rentre en vie et qu’il se sente bien. Dans ce cas appelez-moi Elizabeth, renchérit la mère de famille. Malgré la situation tragique et extrêmement angoissante ils arrivaient à faire face en s’aidant les uns les autres. Pour beaucoup le fait qu’ils dînent et arrivent à avoir une conversation normale auraient paru bizarre mais c’était leur façon à eux de ne pas sombrer. Après ce petit aparté les deux femmes se mirent à cuisiner en papotant pendant que Reade et son père mettaient la table et rangeaient un peu le salon en faisant de même. 

Chapitre 7: Petites discussions en passant.

Du côté des deux femmes la conversation pris rapidement un tournant très personnel.
-Je me mêle peut être de ce qui ne me regarde pas mais j’ai vu qu’Edgar et vous étiez très proche, commença Elizabeth. 
-Nous sommes seulement de très bon amis. Ces derniers mois ont été vraiment compliqué pour tout le monde. Ça a renforcé la cohésion de l’équipe. On veille les uns sur les autres. Avec notre travail on apprend à s’entraider. C’est même vital. En plus en dehors de nos collègues personne ne peut comprendre ce que l’on vit, la complexité de notre emploi, l’horreur des enquêtes.


-Ça doit également être le cas avec votre famille et celles de vos autres coéquipiers.
-Je n’ai plus beaucoup de famille en fait je n’en ai vraiment jamais eu. Ma mère est morte depuis longtemps, même quand elle était en vie son rôle de mère était loin d’être sa priorité. Je n’ai jamais connu mon père, seulement des beaux pères de passages. J’ai deux petits frères mais malheureusement la vie à fait que nous avons des relations assez complexes. Il n’y a que ma grand-mère dont je suis vraiment proche. Quand à Jane, Weller et Patterson c’est compliqué pour eux aussi d’un point de vue familial.

-Je suis sincèrement désolé je ne voulais pas vous mettre mal à l’aise, s’excusa-t-elle, comprenant à l’expression de la jeune femme que son enfance n’avait pas dû être une partie de plaisir.
Ne vous excusez pas vous ne pouviez pas savoir et puis ça fait très longtemps maintenant. C’est du passé, une tout autre vie. J’ai une vraie famille aujourd’hui, grâce à l’équipe. Nous risquons nos vies, ensemble, tous les jours. Nous créons des liens que tout le monde ne peut pas comprendre. Par exemple, Weller, notre chef qui est pourtant très proche de sa sœur ne se confie pas à elle comme à l’équipe.


-Sarah, elle a un fils, il me semble. Edgar m’a parlé d’elle. Ils sont sortis ensemble quelques temps je crois.
-C’était l’année dernière oui. Il tenait beaucoup à elle.
-Vous a-t-il expliqué pourquoi ça n’avait pas marché ?


-Il n’est pas rentré dans les détails. C’est juste, la vie, le travail, leurs différences. Il m’a simplement dit qu’ils n’étaient pas faits pour être ensemble.
-Ce sont des choses qui arrivent. L’amour c’est l’une des choses les plus complexes qui existe.
-C’est sûr, rétorqua-t-elle en haussant les sourcils et avec un peu de tristesse dans la voix.

Au ton de la voix de son interlocutrice Elizabeth comprit qu’elle avait vu juste au sujet des sentiments de la jeune femme pour son fils. Elle décida donc de leur donner un coup de pouce car à défaut de pouvoir aider sa fille elle pourrait au moins aider son fils. La mère de famille était fatiguée de se sentir totalement impuissante devant la détresse de ses enfants. Pour une fois qu’elle était en mesure d’aider l’un d’eux elle ne voulait pas se priver aussi petite que soit sa contribution et même si elle devait le faire discrètement.


-Vous savez Tasha on a appris ce qu’il s’était passé avec le coach Jones il y a deux mois seulement. Ça a été très difficile d’imaginer que notre fils avait traversé tout ça seul simplement car c’était trop dur pour lui de nous l’avouer. Imaginer qu’il avait vécu ces horreurs dans son enfance et que ça l’avait tellement traumatisé qu’il avait tout oublié c’était horrible. Alors l’idée qu’il ait retrouvé ses souvenirs et y ait fait face tout seul, c’était terrifiant. J’ai eu très peur qu’il se sente esseulé, qu’il pense ne pouvoir compter sur et pour personne. Il y a environ un mois j’ai décidé de lui faire part de mes inquiétudes et nous avons eu une longue discussion à cœur ouvert. Edgar m’a fait comprendre que mon sentiment de culpabilité n’avait pas lieu d’être et le seul coupable était cet homme, personne d’autre. Il nous a aussi expliqué tous ce que vous avez faits pour lui. Il n’a pas donné de détail évidemment mais je me suis senti apaisé. Mon fils n’était pas tous seule. Il avait quelqu’un de bien à ses côtés. Je connais suffisamment Edgar pour savoir qu’il ne nous a pas tous dit mais vous comptez énormément à ses yeux. Sincèrement je ne l’ai jamais vu aussi attaché à quelqu’un et d’après ce que j’ai pu voir aujourd’hui c’est réciproque.


-En effet je tiens énormément à votre fils, confirma Tasha en rougissant à la remarque de son interlocutrice.
-Vous devriez lui dire ce que vous ressentez. La vie est courte.

Tasha n’en revenait pas que la mère de son collègue a, en aussi peu de temps compris la complexité de sa relation avec Reade et ses sentiments envers son partenaire. La jeune femme fit comme si elle n’avait rien entendu pour ne pas rentrer dans une discussion trop personnelle. Liz compris qu’elle ne voulait pas en parler et changea de sujet. Elle savait par expérience que l’amour est compliqué. Particulièrement quand on a un passé chargé et peur de souffrir. Au fil de la discussion les deux femmes vinrent à parler d’Hannah. 


-J’aimerais que vous me répondiez honnêtement. Est-ce que ma fille est encore en vie ? Si oui qu’est-ce que ce monstre lui fait ? J’ai besoins de savoir, j’ai besoin d’être prête, demanda-t-elle les larmes aux yeux.
-Sincèrement je ne peux pas vous le garantir à 100% mais si l’on se base sur notre profil, qui est assez fiable en partie grâce à votre fille, et sur les preuves accumulées il est fort probable que Tanya et Hannah soient toutes les deux vivantes, retenues et relativement bien traités. Ce que cet homme recherche c’est le pouvoir. En retenant deux adolescentes en otage et en échappant au FBI ses besoins sont satisfaits. Même si c’est assez sordide, actuellement c’est une bonne chose. De plus des équipes spécialisées dans la surveillance et les filatures suivent absolument tous les suspects potentiels. Dès qu’il bouge, on l’arrête et il nous conduit aux filles. C’est normal d’avoir peur et de se sentir impuissant mais je vous promets que les meilleurs agents de notre bureau font le maximum pour les trouver. Ce n’est plus qu’une question de temps, répondit Zapata en s’approchant d’elle pour la réconforter.


-Merci, dit Elizabeth en essuyant les larmes qui avaient perlé aux coins de ses yeux.
-De rien.

Les deux femmes finirent de préparer le dîner en discutant de sujets plus légers pour essayer de se changer les idées.

Quant aux deux hommes la discussion fut plus brève mais tourna autour des mêmes sujets de conversation.
-Est-ce que tu tiens le coup ? Demanda Edgar à son père.
-Aussi bien que toi je suppose, répondit Peter.


-À ce point, Tasha essaye de me rassurer en m’expliquant que si on se fie au profil et aux preuves elles sont encore en vie et elles vont bien. D’après elle ce n’est qu’une question d’heure avant qu’elles soient retrouvées, surtout si l’on considère le fait que tous nos suspects sont sous haute surveillance. Seulement je ne peux pas m’empêcher d’imaginer le pire, avoua Reade.

-Ton amie à l’air d’être un très bon agent. Qu’est-ce que tu te dirais si c’était une affaire comme les autres ?

-Qu’elle a raison, son raisonnement se tient et puis elle a souvent raison, toujours en fait, répondit le jeune homme.

-Ça à l’air d’être jeune femme extraordinaire, fit-il remarqué en essayant de faire parler son fils.

-Zapata est bien plus que ça. Elle est vraiment merveilleuse, par moment elle me fait un peu penser à Hannah.
-C’est-à-dire ?
Questionna Peter intrigué.
-Elle est très intelligente, obstinée, une vrai tête de mule mais avec un excellent instinct. Elle est incroyablement forte mais sensible et douce à la fois. Honnêtement avec tous ce qu’il s’est passé ces derniers temps je ne crois pas que je m’en serais aussi bien sortis si elle n’avait pas été là. Je ne l’ai pas épargné et pourtant, elle est restée à mes côtés,
rétorqua le policier avec un léger sourire en pensant à son amie.


-En somme c’est une jeune femme incroyable. En plus vous avez l’air d’être très proche,
notifia-t-il.
-Oh non, papa j’ai déjà assez que maman qui me fait passer un interrogatoire sur ma vie sentimentale à chaque fois que je viens, tu ne vas pas t’y mettre
.
-Ce n’est pas un interrogatoire. J’en ai fait assez dans ma vie maintenant je laisse cette tâche à ta mère. Je dis juste que c’est une femme remarquable, à qui tu tiens énormément et que ça à l’air d’être réciproque.
-C’est ma coéquipière,
fit remarquer Reade.


-Parfois l’amour est plus proche qu’on ne le croit. De plus je sais qu’il n’y a aucune règle contre les relations entre partenaire au FBI. C’est déconseillé mais pas interdit. Enfin je ne pense pas que ton patron soit contre si l’on considère le fait qu’il sorte avec votre consultante, qui a des capacités d’agent soit dit en passant.
-Mais qui t’as parlé d’amour ?


-Toi fils, je l’ai vu dans ton regard et ta mère aussi. D’ailleurs elle doit surement être en train de lui faire passer un entretien en bonne et due forme pour en savoir plus à son sujet et essayer de se changer les idées.
-Ça ne m’étonne pas de la part de maman mais je ne m’inquiète pas pour Zapata. Sincèrement papa je ne pense pas que mes sentiments soient réciproques. Elle m’a déjà fait comprendre que nous n’étions qu’amis,
avoua-t-il déçu.


-Parfois les choses sont plus compliqués qu’il n’y paraît. Peut-être qu’elle avait ses raisons sur le moment. Crois-moi j’en ai vu des relations de coéquipiers et vous êtes bien plus que ça tous les deux. Promet moi qu’une fois que l’on aura retrouvé ta sœur et que tous seront rentré dans l’ordre tu y réfléchiras. Je sais que ce ne sont pas mes affaires mais je ne voudrais pas que tu passes à côté de l’amour. Ta mère et moi avons eu des hauts et des bas, nous avons fait des erreurs mais ça fait quarante ans que l’on est marié et rien ne me rend plus heureux. J’aimerais que mes enfants aient la chance de connaitre ce genre de bonheur. Si tu penses que c’est la bonne tu dois tenter ta chance.
-J’y réfléchirais,
promis Edgar.

Il avait d’autre chose en tête en ce moment, sa sœur était sa priorité mais il se promit que dès qu’elle serait rentrée à la maison il y réfléchirait. Ses parents avaient raisons. Il était irrémédiablement tombé amoureux de Natasha. Peut-être même demanderait-il de l’aide à Hannah. Elle était toujours de bon conseil et il pensait que sa sœur allait revenir. Edgar avait envie d’être positif ce soir. Il en avait besoin et il savait que s’il en était capable c’était en grande partie grâce à sa meilleure amie. Le repas fut près et ils passèrent à table, tout en discutant de chose et d’autre.

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Chapitre 8: Un dîner à quatre et une bonne nouvelle.

-Edgar nous a dit qu’avant d’entrer au FBI vous étiez dans la police. J’ai fait 40 ans de service dans la 90ème circonscription, avoua Peter.
-Waouh 40 ans dans un tel quartier. Vous avez dû voir pas mal de chose. J’ai fait 5 ans dans la 96ème avant d’entrer au FBI, répondit Zapata.
-Cette partie de la ville n’est pas non plus un quartier calme. Enfin le FBI c’est une autre paire de manche surtout dans une unité comme la vôtre. On est loin des petits dealers et des criminels de quartier.


-Disons que le travail est différent. C’est difficile de comparer mais effectivement les criminels sont beaucoup mieux équipés et entrainés. Forcément ça rend les journées de travail un peu plus mouvementées, poursuivit Tasha.
-Un peu seulement ? Personnellement j’ai eu ma dose d’action pour un moment avec les opérations de ces dix dernier mois, accorda Edgar.
-En effet c’est le moins que l’on puisse dire. Enfin on a eu de la chance comparé à d’autre, ajouta l’hispanique.


-On a entendu dire que vous aviez perdu beaucoup de collègues pendant l’attaque de vos bureaux, c’est tragique.
-Oui enfin maman ce n’est pas le genre de souvenir dont on a envie de se rappeler ce soir, interrompit le jeune homme.
-Désolé je ne voulais pas être maladroite. Cette assaut a été un gros choc pour toute la ville et nous avons eu très peur. Je n’imagine pas ce qu’on vécut les agents présents. Surtout au vue de l’état dans lequel étaient vos locaux, s’excusa la mère de Reade.


-Ce n’est pas grave. Même en essayant ce n’est pas le genre de chose qui s’oublie facilement. En tout cas mon épaule s’en souvient, termina Tasha pour elle-même. Cependant elle n’avait pas été aussi discrète qu’elle le pensait.
-Vous avez été blessé ? S’enquit le père de famille.
-C’était juste une égratignure, esquiva la jeune femme.
-Je crois qu’on n’a pas la même définition de ce mot. Tu as quand même dû être opéré et transfusé, interrompit son partenaire.


-Je suis sorti le lendemain. Ce n’était pas méchant, continua-t-elle.
-Non tu n’es pas sortie tu t’étais tirée en douce, nuance, rétorqua-t-il rieur.
-Oui bon j’avoue mais il y avait du travail et je m’en sentais capable. De toute façon je déteste les hôpitaux et rester inactive en particulier pendant une enquête. Puis rappel moi combien de temps tu es resté à l’hôpital la dernière fois que tu étais blessé. Ça n’a pas été la durée que les médecins avaient préconisée, renchérit la brune.
-Touché, répondit le jeune homme en lui souriant de manière espiègle.

Peter et Liz ne purent s’empêcher de sourire devant les joutes verbales de leur fils et de son amie. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’un lien très fort les unissait. De plus ils étaient impressionnés de la force de caractère que la jolie brune avait l’air de posséder.


-Personne n’aime les hôpitaux en particulier les policiers mais là je dois dire que vous faites forts tous les deux.
-Oh et encore nous ne sommes pas les pires, répondit Edgar.
-Sur ce coup la palme d’or revient à notre chef, poursuivit Zapata.
-Il est sorti deux heures après avoir été pris dans une explosion et avec des lésions importantes à la carotide.


-C’est extrêmement imprudent, annonça la mère de famille. 
-C’est vrai enfin Jane était en danger alors personne ne pouvais l’en empêcher, pas même Mayfair, rétorqua l’hispanique avec nostalgie en repensant à son mentor.
-C’est sûr, termina Reade tristement également.
-Qui est Mayfair ? Interrogea Peter.

-Il s’agissait de l’ancienne directrice adjointe. Elle morte l’année dernière, avoua le jeune homme à son père.
-C’est affreux. Avec toutes ces choses horribles, les deux dernières années ont dû être très dure, s’attrista Liz.
-La mort de Bethany Mayfair a été une grande perte pour tout le monde et en effet ces dernières années n’ont pas été de tout repos mais on s’en est remis en veillant les uns sur les autres. Cette équipe est une famille, pour le meilleur et pour le pire, rassura Tasha.


-Une famille dont certains membres sont plus proches que d’autres.
-Oui c’est sûr, s’esclaffa-t-elle. 
-Ce n’est pas commun qu’un directeur adjoint sorte avec une consultante. Je ne savais pas que les relations entre membres d’une même équipe étaient autorisées, admit Elizabeth en comprenant l’allusion des deux jeunes gens.
-C’est déconseillé mais pas interdit et puis ces deux-là sont faits pour être ensemble. Personne n’aurait pu les empêcher de s’aimer, raconta la policière en souriant.


-Je ne te savais pas si fleur bleue partenaire, concéda Edgar en riant.
-Oh mais je suis une grande romantique partenaire, poursuivit-elle en insistant sur le dernier mot, riant elle aussi.
-Décidément tu m’étonneras toujours, répondit Reade plus sérieusement.
-Que veux-tu je suis pleine de surprise. Enfin en ce qui concerne Jane et Kurt c’était une évidence depuis le début. Ça ne fait pas longtemps qu’ils sont ensemble mais ça ne m’étonnerait pas qu’il lui passe bientôt la bague au doigt, annonça la brune avec le sourire.


-Comment tu sais ça ? Interrogea son coéquipier intrigué.
-Ça crève les yeux. Ils sont fous l’un de l’autre.
-Oui enfin après tous ce remue-ménage ils doivent avoir envie d’un peu de calme.
-Crois moi dans trois mois maximum il a fait sa demande, affirma la jeune femme.
-Comment tu peux être si sûre de toi ?


-Intuition féminine mon chérie, il n’y a rien de plus précis que l’instinct d’une femme. En particulier sur ces choses-là, interrompit Liz avec certitude.
-L’intuition féminine c’est un mythe, avança l’agent dubitatif.
-Oh non absolument pas, continua la mère.
-S’il te plait Tash’ ne me dis pas que tu crois à ce genre de chose.
-Désolé partenaire mais sur ce coup-là je suis d’accord avec ta mère.

Les quatre compères partirent dans un fou rire non à cause de la blague mais à cause du stress qui était bien présent, même s’il ne transparaissait pas. Ils finirent de manger dans la bonne humeur puis entreprirent de débarrasser quand le téléphona de Tasha se mit à sonner. Elle décrocha, parla quelques minutes et raccrocha.
-C’était Kurt. Ils ont arrêté le kidnappeur, annonça-t-elle une fois le téléphone raccroché.

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