Retour au lycée : Fanfiction Blindspot (1) chapitre 7 à 10

Présentation

retour au lycée

Personnages: Reade et Zapata

Résumé:  Tasha reçoit une invitation à la réunion d’anciens élèves de son lycée. Seulement elle a détesté cette partie de sa vie et n’a aucune envie d’y aller. En voyant le trouble de sa coéquipière Reade décide de l’aider à faire face à son passé.

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Histoire « Retour au lycée »

Chapitre 7: Un aveu libérateur

Les deux jeunes gens déambulaient dans les couloir du lycée depuis déjà quelques minutes, observant les vielles photographies et les anciens trophées de sports. Ils étaient côte à côte. Au début de leur trajet la brune hésita à se lancer. Après quelques tergiversations elle effleura sa main de la sienne. Heureux de la voir faire un pas en avant, son coéquipier entrelaça leurs doigts en souriant. Au contact de sa peau rugueuse et chaude un sentiment de bien-être l’envahi.


-Alors c’est ici que tu as passé tes années de lycée. Ça ressemble énormément au mien. Enfin je ne sais pas toi mais j’ai l’impression que toutes les écoles de la ville se ressemblent.
-Ce n’est pas faux. Je suis sûre que Patterson arriverait à établir une espèce de théorie mathématique à ce sujet, plaisanta son amie en se détendant progressivement.


-Evidemment qu’elle pourrait le faire, c’est Patterson, acquiesça Edgar. Ils se mirent doucement à rire. En passant devant les laboratoires de sciences il haussa les sourcils, se rappelant de l’allusion effectué plus tôt dans la soirée.
-Alors là c’est une très longue histoire mais pour résumer nous avions un professeur de chimie absolument soporifique et totalement inefficace. Un matin sur le trajet Sarah a décidé qu’elle ne voulait pas aller en cours et passer la journée dehors. Seulement on ne pouvait pas sécher parce trop d’absentéisme n’était pas bon dans un dossier pour l’université.


-Donc vous avez pensées que saboter une expérience pour faire annuler les cours serait plus efficace, se moqua gentiment Reade légèrement surpris. Même s’il savait que sa coéquipière était un esprit libre le jeune homme ne l’aurait jamais cru si rebelle.
-Je te signale que ça a marché. La puanteur était tellement horrible que personne n’a eu cours pendant deux jours. Officiellement le coupable n’a jamais été découvert même si tout le monde sait que c’était nous. Enfin personne n’a jamais pu le prouver.


-Comment vous êtes-vous rencontrées avec Sarah ?
-Mes parents n’ont jamais été présent alors mes frères et moi passions beaucoup de temps chez ma grand-mère. Sarah et ses parents ont emménagé dans la maison d’en face quand on avait huit ans. On a vite commencé à jouer ensemble. Progressivement nous sommes devenues proches jusqu’à ne plus se quitter avant d’être diplômés. Au lycée on était un petit groupe de cinq amis.


-Malgré tous ce que tu m’as raconté tu m’as aussi l’air d’avoir quelques souvenirs heureux de cette période.

-C’est vrai que tout n’était pas si terribles. On a passé de bons moments enfin jusqu’à, s’interrompit la policière incapable de continuer.


-Ecoute Tash’, je ne t’oblige à rien et tu ne me dois rien mais je vois bien qu’il y a quelques choses qui te perturbe. Je te connais suffisamment pour savoir que ce n’est ni une bande de cheerleader ni quelques crétins de footballeurs qui t’ont fait tant redouter cette soirée. Qu’est-ce qui te fait peur ? Qu’est-ce que tu fuis ?  Questionna l’agent après qu’elle ait interrompus sa phrase l’air triste.


-Tu me connais vraiment par cœur. C’est une longue histoire, tu sais. En plus ce n’est pas de celles avec une fin heureuse.
-Je te l’ai dit, tu n’es pas obligée de me le raconter si tu n’en as pas envie. Seulement je vois bien que ça te fait mal. En tout cas si tu as besoin je suis là pour toi,
la rassura-t-il de manière bienveillante. Elle lui sourit touchée.

En passant devant une vitrine pleine de photos Zapata comprit que c’était pour ça qu’elle était venue, qu’elle devait définitivement faire le deuil de son passé. Ils s’assirent sur un banc juste en face, elle prit une grande inspiration et commença à parler.


-Ce n’est pas que je n’ai pas confiance ou que je ne veux pas t’en parler. Le truc c’est que même si tout le monde ici est au courant je ne l’ai jamais formulé à haute voix. Finalement c’est surement ça le fond du problème. Est-ce que tu vois le garçon brun sur les photos de la deuxième étagère ?
-Celui avec le ballon de basket, oui je le vois, valida le policier intrigué.


-Il s’appelait Ricky. Lui, sa petite sœur Alexis, Sarah, son cousin et moi étions vraiment très proches, particulièrement depuis la troisième. Nous n’étions effectivement pas populaires du tout mais ça nous importait peu. On s’amusait énormément et on travaillait dur pour sortir de ce quartier pourri. Pendant l’été qui séparait les années de seconde et de première Ricky et moi nous nous sommes énormément rapprochés. Au point où il m’a demandé de sortir avec lui. On était très jeune et la plupart des adultes ont trouvé notre relation futile seulement nous étions très amoureux. Il s’imaginait déjà devenir pompier pendant que j’entrerais dans la police. Ricky nous voyait vivre dans un quartier sympa, nous marier et avoir des enfants. Cette vision me plaisait beaucoup mais je restais prudente par habitude. Quand tu nais dans ce genre d’endroit soit tu grandis vite soit tu te prends une balle alors imaginer une happy end ce n’était pas mon genre. Notre relation a duré plus d’un an et j’avais vraiment fini par y croire. J’avais fini par croire que je pourrais être heureuse, amoureuse, avoir une famille et une belle vie. Seulement tout est parti en vrille. Trois semaines avant la remise de diplôme on a décidé d’aller passer le weekend à la plage. Les examens étaient finis, nous avions tous cartonné et chacun avait été accepté dans la filière qu’il souhaitait. On roulait depuis déjà un long moment. Après avoir atterri sur des routes de campagne on a dû s’arrêter pour demander notre route. En repartant, au croisement d’après un camion est arrivé. Il faisait nuit et le chauffeur était ivre. Il a percuté notre voiture de plein fouet. Nos blessures à toutes les trois étaient assez graves mais ne menaçaient pas nos vies, quelques os brisés et une commotion cérébrale. Toutefois les garçons ont pris l’impact de face et pour eux ça a été bien pire. Enfin Alexandre, le cousin de Sarah, a eu plusieurs opérations et de longs mois de rééducations. Ricky … Ricky avait de multiples hémorragies internes et externes. Il s’est vidé de son sang avant que les secours arrivent, sans même que l’on puisse faire quoi que ce soit, raconta Natasha très difficilement.

Elle ferma les yeux quelques secondes en laissant une larme couler sur sa joue. Edgar comprenait beaucoup mieux le comportement de sa meilleure amie. Elle avait été chamboulée par cette réunion non pas à cause du harcèlement ou de la solitude mais parce qu’elle y avait perdu la première personne qu’elle s’était autorisée à aimer. Il lui effleura la joue, cherchant à effacer la douleur de son visage puis la pris tendrement dans ses bras en lui murmurant des mots doux. Quelques minutes plus tard elle s’écarta apaisée.
-Je suis sincèrement désolé. Je n’imagine pas à quel point ça a dû être douloureux.


-Recevoir cette invitation a fait remonter énormément de choses mais ce n’est peut-être pas plus mal. Après la cérémonie on a tous continuer notre route en essayant d’avancer. J’ai passé quelques semaines avec Sarah à Stanford puis je suis revenue à New York. Je suis rentrée à l’académie puis tu connais la suite. On a beau avoir essayé de garder contact c’était trop dure. Alexi a mis des années à se remettre complètement de la mort de son frère. Les blessures d’Alexandre ont affecté sa famille de bien des manières. Malgré tous nos efforts, on se rappelait irrémédiablement cette tragédie. Seulement faire comme si rien ne s’était passé n’a pas vraiment aidé.


-Tu as fait ce que tu pouvais sur le moment. Je ne pense pas qu’on soit un jour prêt à perdre quelqu’un que l’on aime et vos jeunes âges ne rendent pas vos sentiments moins légitimes.
-Merci, chuchota-t-elle émue par sa compassion, sa gentillesse et sa tendresse.

Ils restèrent silencieusement assis l’un à côté de l’autre, repensant aux derniers mois de leurs vies, à leur rapprochement mais surtout à la peur qui les étreignait à l’idée de perdre l’autre. Zapata avait la tête posée sur son épaule, leurs mains étaient entrelacées et Reade en profita pour caresser sa peau douce, faisant de petit cercle sur sa paume. Soudain la chanson venant du gymnase changea. La brune se mit sourire. Percevant ce changement de comportement son ami se leva et lui tendit la main.
-Partenaire, m’accorderais-tu cette danse ? Proposa-t-il le sourire aux lèvres
-Avec grand plaisir, accepta l’hispanique émerveillée.

Tranquillement, ils retournèrent dans la salle de bal et rejoignirent la piste de danse. Tasha plaça sa main libre sur son épaule droite quand celle d’Edgar atterri au creux de ses reins. Pendant plusieurs minutes ils tournoyèrent au rythme de chanson toutes plus romantiques les uns que les autres. Les deux jeunes gens étaient dans leur bulle, transportés par la paix qu’ils s’apportaient l’un à l’autre. Après une demi-heure ils s’arrêtèrent de danser. Quand leurs regards se croisèrent ils comprirent que quoiqu’il arrive par la suite rien ni personne ne pourrait briser ce lien qui les unissait.

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Chapitre 8 : Une fin de soirée surprenante

Troublés par l’intensité de ce qu’ils venaient de vivre les deux jeunes gens retournèrent à leur table plus proches que jamais. Reade avait un bras autour de ses épaules et Tasha avait placé le sien dans son dos. Une fois arrivée à destination il poussa galamment sa chaise. En croisant le regard de son amie Sarah comprit immédiatement qu’elle s’était enfin libérée de ses démons. Dans la joie et la bonne humeur le quatuor continua la soirée sans se préoccuper du monde qui les entourait. Aucun d’eux ne prêta attention aux autres anciens élèves ni aux différentes activités organisées. Près de deux heures plus tard le repas toucha à sa fin.


-J’ai passé un très bon moment. Il faut vraiment que l’on se revoie rapidement. On a tellement de choses à rattraper, affirma la jeune avocate ravie d’avoir repris contact avec sa meilleure amie. Elle s’était fait des très bonnes connaissances au fil des années mais aucune n’avait égalé son amie d’enfance. Cependant elle comprenait parfaitement pourquoi la brune avait eu besoin de cet éloignement pour guérir. La tragédie les avait tous affecté mais ses deux comparses féminines étaient celles qui avaient le plus perdu.


-C’est une excellente idée. Donne-moi ton numéro de téléphone et on s’organise un déjeuner rapidement, accepta l’hispanique plus que ravie. Les deux femmes échangèrent leurs coordonnées respectives sous les regards attentifs de leurs cavaliers. Après avoir partagés quelques banalités d’usages les deux couples se saluèrent.
-Salut ma belle et surtout pense à ce que je t’ai dit. Tu mérites d’être heureuse, murmura la future maman avec un air bienveillant.
-J’y penserais, bye, répliqua Zapata en souriant faiblement. Ils se séparèrent, chacun retournant à sa voiture.

En reprenant la route l’atmosphère changea radicalement. Ils étaient tous les deux plus calmes, plongés dans leurs pensées. Les dernières heures avaient été riches en émotions. Ils devaient faire le point sur leurs sentiments et leur relation.
-Alors, comment est-ce que tu te sens après cette soirée ? Questionna le policier préoccupé par l’impact que ce retour dans le passé avait pu avoir sur sa partenaire.


-Je vais bien mieux que ce que j’aurais pu penser, pour être honnête. Ça m’a fait du bien de parler de Ricky. Avec le recul je me rends compte que tout enfouir pour faire comme si rien ne s’était passé rendait les choses encore plus douloureuses. Quant aux autres filles j’ai réalisé qu’elles n’avaient vraiment pas grandis. A l’époque elle donnait l’impression d’être les reines du monde mais rien de tout ça n’était réel, admit-elle un poids en moins sur la poitrine.
-C’est plus qu’évident que tu n’as clairement rien à leur envier. Je sais que le lycée est une période où tout le monde se cherche mais tu es bien plus intelligente et tellement sublime. En plus je suis certain que c’était déjà le cas à l’époque, assura-t-il sans vraiment réaliser l’impact de ses mots. Il ne quitta pas des yeux la route.


-Merci, souffla Tasha rougissante, estomaquée par sa franchise. La dernière fois qu’il avait été si entreprenant avec elle c’était lors de leur baiser. En effet, même s’il lui était déjà arrivé de la complimenter sur sa tenue, une nouvelle coiffure ou encore un aspect de sa personnalité, ça avait toujours été fait dans une démarche amicale. Cependant ces derniers mois leur relation avait énormément évoluée. Remarquant la réaction de sa collègue le jeune homme sourit intérieurement, heureux d’être capable de susciter ce genre sentiment chez elle. Pendant une vingtaine de minutes ils discutèrent de tous et rien faisant leur chemin vers le domicile de la jolie brune.


-Il est tard tous mes voisins sont déjà chez eux tu vas avoir du mal à trouver une place. Tu ferais mieux de te garer un peu plus loin, signala Natasha à l’approche de l’appartement. Edgar suivit ses instructions et stationna sa voiture à une dizaine de minutes de marche. La nuit était claire et la température douce. La rue était presque vide et les lumières de la ville rendait le tout incroyablement paisible. Il vint lui ouvrir la porte et ils entamèrent leur route. Leurs mains s’étaient automatiquement entrelacées.
-C’est rare de voir la ville aussi calme. Avec tous les crimes que l’on voit j’ai parfois tendance à oublier que New York peut être ainsi, commença le policier en dirigeant son regard vers elle.

-Ce n’est pas faux. Enfin on a eu quelques semaines assez tranquilles. C’est plutôt agréable après ces deux dernières années de dingues, sourit-elle tendrement.
-Je suis entièrement d’accord. J’espère que ça va durer jusqu’au mariage de Jane et Kurt. Après tous ce qu’il s’est passé ils méritent de passer une journée parfaite.


-C’est certain. Je n’arrive toujours pas à croire que d’ici quelques semaines ils seront mariés. Quand on pense à la manière dont tout a commencé ça parait complètement insensé. Enfin ils sont tellement amoureux, c’est adorable.
-C’est vrai, ça donnerait presque envie,
fit remarquer Reade. En étant honnête, elle était la seule personne avec laquelle il s’imaginait fonder une famille.
-Ça fait rêver, particulièrement quand on les voit avec Bethany. Malgré toutes les épreuves qu’ils ont vécus qu’ils soient si unis est un miracle.


-Est-ce que tu y as déjà pensé ? Je veux dire malgré notre job est-ce que tu as déjà considéré l’idée d’avoir des enfants ?
Interrogea le jeune homme curieux.
-Après la mort de Rocky et avec mon addiction aux jeux je ne m’étais pas vraiment autorisée à le faire. Seulement plus j’y réfléchis plus je me dis que ça me plairait énormément. Enfin ce n’est pas comme si j’en avais l’opportunité ou même la capacité.
-Ne dis surtout pas ça. Tu serais une mère incroyable, j’en suis certain. En plus, n’importe quel homme serait dingue de ne pas voir à quel point tu es merveilleuse.


-Dis-moi partenaire tu n’es pas avare en compliments ce soir,
notifia Zapata d’un air joueur. Constatant le changement de comportement de son collègue la brune décida de se laisser aller et d’apprécier le moment. Pour une fois elle avait envie de se sentir bien, sans penser aux conséquences.
-Ce n’est que la vérité, répliqua Edgar heureux de voir qu’elle ne le repoussait pas. En entendant l’histoire de son amie il s’était senti extrêmement peiné pour elle. L’afro américain ne pouvait pas imaginer la douleur ressenti lors de la perte de l’être aimé, même s’ils en avaient eu un aperçu lorsque David était mort. Cependant cela lui avait permis de mieux appréhender certains aspects de sa personnalité. Après tous, n’importe qui aurait été marqué par de telles épreuves.

Ils cheminèrent silencieusement quelques minutes de plus, réfléchissants à leurs vies, leurs amours et leurs espoirs. Finalement ils arrivèrent à destination. Natasha habitait désormais dans un petit immeuble du centre à l’architecture ancienne où tous les appartements avaient leurs entrées au rez-de-chaussée. Ils montèrent un petit escalier en pierre et se retrouvèrent devant la porte de la jolie brune.


-Je te remercie encore de m’avoir aidé à faire face à tout ça. Sans toi je ne serais probablement pas aller à cette réunion et je n’aurais ni eu l’occasion de revoir Sarah ni celle d’affronter le passé. Même si c’était éprouvant je ne regrette pas de l’avoir fait. C’était devenu nécessaire.
-Je te l’ai dit. Tu pourras toujours compter sur moi, quoiqu’il arrive.
-Est-ce que ça te dirait de venir prendre un dernier verre
?  Proposa l’hispanique incapable de se résoudre à le quitter tout de suite.


-C’est gentil mais il est tard et la journée a été longue. Je vais rentrer, refusa Edgar de peur de se faire de fausses idées une nouvelle fois. Il avait de plus en plus de difficultés à cacher ses sentiments. Rester près d’elle plus longtemps alors qu’elle était plus belle que jamais risquait de le faire craquer définitivement. Elle acquiesça silencieusement et après avoir déposé un délicat baiser sur sa joue le jeune homme tourna les talons. En le regardant partir Zapata eu un pincement au cœur. Elle ne pouvait plus vivre dans le passé. La jeune femme était enfin prête à prendre des risques pour son bonheur.


-Quand tu m’as embrassé j’étais terrifié à l’idée de te perdre, annonça-t-elle subitement, suffisamment fort pour qu’il l’entende. A ces mots le policier se retourna. Il plongea ses yeux dans les magnifiques prunelles marrons de sa coéquipière, cherchant à connaître la raison de cet aveu. Quand Reade vit le rictus timide qui ornait son visage il comprit. Sans réfléchir il sourit en retour, s’avançant vers elle.
-Et maintenant ?

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Chapitre 9: Un amour plus fort que la peur

-Quand tu m’as embrassé j’étais terrifié à l’idée de te perdre, entendit-il alors qu’il s’était déjà éloigné de plusieurs mètres. Au début Edgar ne réalisa pas l’ampleur de ses paroles mais lorsqu’il se retourna pour l’observer le jeune homme comprit qu’elle faisait le premier pas. Lentement et sans la quitter des yeux, il s’avança vers elle, un léger sourire aux lèvres. Leurs corps étaient à une cinquantaine de centimètres l’un de l’autre lorsqu’il décida de s’arrêter.
-Et maintenant ? L’interrogea-t-il timidement hypnotisé par l’intensité de sa beauté.


-Je suis fatiguée d’avoir peur. Je veux juste être heureuse, répondit Tasha pleine d’espoir. Son souhait fut rapidement exhaussé puisque dès qu’elle eue finit sa phrase Reade leva la main afin de lui caresser tendrement la joue. La jolie brune ferma les yeux pour profiter de la douceur de ce contact. Voyant que son amie ne le repoussait pas il continua en passant deux doigts sous son menton, frôla son front et l’arrête de son nez jusqu’à effleurer ses lèvres à l’aide de son pouce.

Zapata soupira d’anticipation. Son cœur battait la chamade comme une adolescente lors de son premier baiser. Il se pencha vers elle et l’embrassa avec toute la délicatesse du monde, prenant soin d’y faire passer tout l’amour qu’il ressentait pour elle. Sans hésiter une seule seconde l’hispanique noua ses bras autours de son cou et se jeta à corps perdu dans cette étreinte.

Pendant plusieurs minutes ils restèrent enlacés sur le pas de la porte, incapable de se décoller tant l’attirance était forte.
-On devrait peut-être rentrer, proposa le policier à bout de souffle. La jolie brune hocha la tête encore étourdie puis se tourna afin d’ouvrir la porte de son appartement. Elle se pencha pour accéder à ses clés alors qu’il l’enlaçait par la taille, déposant de doux baisers près de son oreille et dans son cou.
-Aussi agréable que cela soit si tu veux que je réussisse à nous faire entrer il va falloir que tu arrêtes quelques secondes, souffla-t-elle le sourire aux lèvres. Le brun ricana amusé mais obtempéra.

Après un moment ils purent enfin atteindre leur destination. Sans allumer la lumière elle s’avança pour le laisser passer puis déposa son sac sur le guéridon. Lorsque ce fut le cas le jeune homme se retourna, la plaqua contre la porte et recommença à l’embrasser. L’hispanique se retrouva à profiter de la sensation de ses lèvres sur les siennes. Elles se baladaient sur la peau de son cou avec une aisance déroutante, comme si leur union était naturelle. Il la cajolait, lui murmurait des mots doux, pinçant sa peau au rythme de ses soupirs. Cette étreinte était bien plus passionnée. Elle résumait tout le désir et l’attirance inexprimés depuis toutes ses années.


-Même si elle te va à merveille je dois avouer que j’ai eu envie de t’enlever cette robe dès le début de la soirée, confessa malicieusement Edgar. Il rompit le baiser en s’écartant légèrement, prenant soin de laisser leurs front collés et ses mains autours de sa taille.
-Dans ce cas, cela veut dire qu’elle a parfaitement rempli sa mission.
-Natasha Zapata, tu ne cesserais jamais de m’étonner,
taquina Reade surpris par sa spontanéité.

-Que veux-tu je suis pleine de surprise, et encore tu n’as rien vu, rétorqua la jeune femme sur le même ton.
-J’ai hâte, termina le policier. Tendrement, il déposa ses lèvres sur les siennes pendant que Tasha faisait glisser sa veste au sol. Au même rythme elle s’attaqua aux boutons de sa chemise. Sans cesser de s’embrasser et en continuant leur effeuillage ils avancèrent vers la chambre.

Pendant le trajet Edgar lui avait retiré sa veste ainsi que ses chaussures. Amoureusement il la fit tourner. Tout en recommençant ses caresses il ouvrit la fermeture éclair de sa robe puis la fit sensuellement glisser le long de son corps. Les deux amants ne portaient plus que leurs sous-vêtements lorsqu’ils arrivèrent à destination. Avec la plus grande délicatesse il l’allongea sur son lit et se plaça au-dessus, ne faisant reposer qu’une partie de son poids sur elle. Reade se recula un peu et l’admira.

Elle était tellement belle que s’en était irréel. Le désir qu’il ressentait à cet instant était inédit. Il n’avait jamais trouvé une femme aussi belle, attirante, sexy et parfaite. Il n’aurait jamais imaginé avoir la chance de la tenir dans ses bras, de l’embrasser et de l’aimer comme il en avait toujours rêvé. Il comptait bien se consacrer entièrement à elle pour lui montrer l’étendue de ses sentiments. Zapata était bouleversée par tant de convoitise et elle fondit littéralement quand il s’approcha d’elle une nouvelle fois.


-Tu est sûre que c’est ce que tu veux ? Interrogea Reade incertain. Plus d’une fois il avait rêvé de lui faire l’amour, de la sentir tremblante de plaisir mais ce moment qu’ils étaient en train de vivre était bien au-dessus de toutes ses espérances. Seulement il voulait s’assurer que sa partenaire en était dans le même état d’esprit. Edgar ne voulait pas qu’elle regrette quoique ce soit.
-Je n’ai jamais été aussi certaine de toute ma vie, assura la jeune femme émue. Sa préoccupation et sa sollicitude l’avait toujours fait craquer. Pour la première fois depuis une éternité elle se sentait totalement en sécurité et libre de lâcher prise.

Le policier, incapable de retenir son désir plus longtemps, se pencha à nouveau et recommença à l’embrasser. Elle n’était plus capable de se concentrer. Le plaisir qu’il l’envahissait lors de simples baisers était inimaginable. La brune frémissait à l’idée de ce qu’approfondir leur étreinte pourrait lui faire ressentir. Zapata inversa leurs position et commença à poser sa bouche sur le torse parfaitement musclé de son amant.

A son tour, sa respiration s’accéléra sous l’effet de ses caresses. Leurs lèvres étaient comme aimantés, incapables de se détacher tellement leurs contacts étaient exquis, enivrants. Ils étaient incapables d’arrêter de s’embrasser ou de se toucher. Ils continuèrent leur étreinte pendant quelques minutes, prenant le temps de découvrir le corps de l’autre ainsi que leurs points sensibles quand Edgar la retourna une nouvelle fois, faisant en sorte d’être sur le dessus. Tasha ne put retenir un gémissement en sentant une vague de plaisir monter en elle.

Soudain l’hispanique sentit qu’il dégrafait son soutient gorge. Quelques secondes plus tard le jeune homme fit descendre ses lèvres le long de son cou jusqu’à ses seins. L’hispanique était complètement étourdit par toutes ses sensations. Ses caresses, ses mains et sa bouche sur sa peau la rendait folle. Reade continua en déposant une multitude de baiser le long de son ventre puis descendit vers son intimité. Pendant plusieurs minutes de faire grimper le plaisir à l’aide de ses doigts et de sa langue. En la voyant commencer à perdre le contrôle, en entendant ses cris devenir plus fort, sa respiration s’accélérer le brun en ajouta un second puis un troisième en continuant à les faire tourner au même rythme, la rendant complètement folle. Il accéléra ses mouvements progressivement en la sentant perdre pied.

La jeune femme était dans un autre monde. Le plaisir irradiait tout son être et plus rien n’avait d’importance. Ses mains étaient sur la nuque de son amant et tous ce qu’elle était capable de faire était de se laisser aller. Environ une minute plus tard il sentit la sentit se contracter et trembler de plaisir. Elle ne mit pas longtemps à atteindre l’extase. C’était comme dans un rêve. Natasha n’en était pas à sa première expérience, loin de là. Seulement elle n’avait jamais connu un homme aussi tendre et délicat. Quand il la vit se détendre le jeune homme remonta pour l’embrasser passionnément. Pendant quelques minutes ils firent redescendre la température, enlacés amoureusement en continuant avec leurs douces caresses.

Puis sentant son érection contre elle Tasha s’empressa de lui enlever son caleçon. Reade grogna de plaisir à ce contact tout en continuant à caresser le corps de sa belle. Sachant qu’il n’allait pas tenir bien longtemps il lui écarta les jambes et lui demanda silencieusement son accord. L’afro américain la pénétra lentement et tendrement puis il s’arrêta pour lui donner le temps de s’adapter à sa présence.

La jolie brune gémit en le sentant entrer en elle. Aucun de ses précédents compagnons n’avait été aussi doux et prévenant. Habituellement ils faisaient passer leur plaisir avant le sien mais là c’était tout l’inverse. Reade n’avait d’yeux que pour elle. Il était tendre, délicat et attentionné. Il était parfait. Il se mit à bouger doucement tout en l’embrassant et Zapata perdit pied à nouveau. Les sensations étaient grisantes.  Les vas et viens commencèrent et Tasha noua ses jambes autours de la taille de son amant pour plus de confort. Ils bougeaient en harmonie sans jamais se lâcher du regard. Edgar pouvait sentir les ongles de son amante se planter dans son dos.

Leurs mouvements se faisaient plus désordonnés. Leurs baisers et leurs regards étaient remplis d’amour. Bientôt ils ne résistèrent plus et atteignirent le septième ciel dans une synchronisation parfaite. Après être redescendu de leur nuage les deux jeunes gens s’écroulèrent l’un à côté de l’autre et s’endormirent l’esprit encore embrumé par le plaisir.

Le lendemain matin la brune émergea la première. Reprenant progressivement ses esprits elle sourit en sentant les bras de son partenaire autours de sa taille. La soirée de la veille avait été salvatrice à bien des égards. Faire face à son passé lui avait permis de réaliser à quel point ses peurs étaient irrationnelles. Délicatement la policière se retourna pour observer son amant sortir des bras de morphée.


-Bonjour, murmura-t-il en souriant avant de déposer un délicat baiser sur ses lèvres.
-Bonjour, as-tu bien dormi ? Répliqua Zapata tout aussi tendrement.
-A merveille, Tash’ cette nuit était vraiment incroyable. Je n’ai tout simplement pas les mots.
-Je suis assez d’accord, interrompit l’hispanique ne voulant pas briser la magie du moment. Pour la première fois depuis des années elle était en paix. Cependant elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur qu’il regrette. Comprenant immédiatement ses craintes Edgar s’assit dans le lit. Il l’amena près d’elle et plongea ses yeux dans les siens.


-Non tu ne comprends pas. Aussi intense qu’ait été la nuit dernière, pour moi c’était bien plus que du sexe. Je t’aime Tasha, tellement plus que tu ne peux l’imaginer. Je suis tombée amoureux de toi dès nos premières enquêtes. La dernière fois je ne m’y suis pas bien pris pour te montrer l’étendue de mes sentiments et je ne referais pas la même erreur.


-Je t’aime aussi, avoua Zapata avant de l’embrasser une nouvelle fois. Ce baiser était plein de passion et de promesses. Il était le synonyme de leur avenir ensemble. Tout ne serait pas forcément parfait. Ils auraient probablement de nombreuses épreuves à affronter mais ils s’aiment et rien ne pourrait changer ça.

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Chapitre 10 : Un futur plein de surprises

En début de soirée, un SUV gris se gara dans l’allé d’une belle maison d’un quartier huppé de Manhattan. Un jeune couple ainsi qu’un petit garçon en sortit. Ils s’avancèrent puis la jeune femme frappa à la porte. Une seconde brune leur ouvrit en souriant.


-Tash’, Ed’ vous voilà enfin, entrez je vous en prie. Owen, mon cœur, c’est dingue tu as encore grandi alors que ça ne fait que deux semaines que l’on s’est vu, débita successivement Sarah en serrant ses amis dans ses bras puis en soulevant l’enfant.
-Je sais, maman dit toujours que je serais aussi grand que papa plus tard, répondit-il en passant ses bras autour de son cou.


-Désolé du retard, terminer l’enquête nous a pris plus de temps que prévu, s’excusa Reade alors qu’ils rejoignaient le salon.
-Ce n’est pas un problème. Les boulots de dernières minutes ça nous connaît, assura Mark de manière bienveillante après les avoir salué à son tour. Immédiatement ils furent rejoint par une petite fille qui embrassa les nouveaux arrivants. Après avoir dépassé les banalités d’usages puis pris des nouvelles les uns des autres les deux enfants partirent jouer quand les adultes s’installèrent pour prendre l’apéritif
 

Je n’arrive pas à croire qu’à quelques kilomètres d’ici ils sont déjà en train de fêter les vingt ans de notre promotion. C’est difficile à imaginer que cinq années se soient déjà passées depuis la dernière réunion, avoua Tasha en souriant.


-En même temps il s’en est passé des choses depuis que l’on s’est retrouvé : entre ta grossesse surprise, moi qui ait accouché de Rose, toi d’Owen, le mariage de Jane et Kurt, la naissance de leurs jumeaux Aiden et Emma, votre mariage, le mariage de Patterson et Lincoln, celui de Rich et Boston, mon accouchement de Nathan et enfin toi qui est de nouveau enceinte, tout ça sans compter toutes les promotions, affaires et diverses enquêtes que l’on a traité.

-J’avoue que dit comme ça on se croirait plus dans une agence matrimoniale ou une maternité qu’une agence fédérale, plaisanta le désormais directeur du FBI. Les quatre amis se mirent immédiatement à rire même si cette blague était étonnamment vraie. Ces dernières années ils s’étaient bien plus focalisés sur leurs vies personnelles que sur leurs carrières.


-Dire que si les filles et toi ne m’aviez pas encouragés à y aller on n’en serait probablement pas là aujourd’hui, annonça la jolie brune en caressant tendrement son ventre déjà bien arrondis pour quatre mois de grossesses. Elle regarda amoureusement son mari et l’embrassa.
-Je ne suis pas du tout d’accord et je sais que je ne serais pas là seule. Vous étiez destiné à finir ensemble, c’était le destin, répondit l’avocate comme si elle énonçait une évidence.


-Tu es tellement romantique, c’est adorable,
taquina son époux.
-C’est aussi très évident. Il n’y a qu’à voir. Vous avez eu Owen pile neuf mois après la réunion des anciens. C’est le destin je vous dis.
-Je n’ai jamais été très fan de tous c’est truc mais elle n’a pas tort. Enfin tous ce qui compte c’est que l’histoire finisse bien,
conclut l’hispanique aux anges.
-Je ne pourrais pas être plus d’accord, approuva Edgar.

Les quatre compères continuèrent à discuter pendant toutes la soirée dans la joie et la bonne humeur, se remémorant les délicieux moments de ces années écoulés. En fin de soirée le couple d’avocat reconduisit les deux agents à la porte.
-J’en conclut que tu ne veux toujours pas nous dire le sexe du bébé, implora Sarah.


Non, vous l’apprendrez comme tout le monde lors de la soirée organisée par Patterson. Je t’assure que tu n’as aucune chance de nous faire cracher le morceau.
-Ce n’est vraiment pas drôle et le pire c’est que je suis sûre que ça t’amuse. Enfin ce n’est pas non plus comme si tu attendais des jumeaux.
Ils se saluèrent et rejoignirent leur voiture, leur petit garçon dans les bras.
-Je n’arrive pas à croire qu’elle ait mis dans le mille sans s’en rendre compte, rit Tasha à peine étonnée.


-Oui enfin elle n’a pas prédit que l’on allait avoir une fille et un garçon,
précisa le futur papa en souriant. L’annonce de sa grossesse n’avait pas été une surprise contrairement à la première fois. En effet, même s’ils avaient été aux anges, apprendre qu’ils allaient avoir un bébé à peine deux mois après le début de leur relation avait été très étonnant.

Seulement, cette fois ci cela avait été volontaire. Ils souhaitent donner un frère ou une sœur à leur ainé. Les deux agents n’avaient seulement pas imaginé que cela serait les deux en même temps. Ils avaient encore des difficultés à réaliser la merveilleuse nouvelle. Tranquillement, ils rentrèrent chez eux en repensant à l’incroyable voyage qu’avait été leurs vies et aux extraordinaires aventures qui les attendaient encore. Enfin cela est une toute autre histoire.

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Version fanfiction.net : https://www.fanfiction.net/s/13354311/1/Retour-au-lyc%C3%A9e

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